Darfour - Des soldats soudanais attaquent un convoi de la mission de l'ONU
Photo : Agence Reuters
Les forces de l’UA ont cédé le contrôle de la mission de paix à l’ONU le 31 décembre.
Des soldats soudanais ont ouvert le feu sur un convoi de ravitaillement de la force «hybride» Nations unies-Union africaine au Darfour, ont annoncé hier les Nations unies.
Une porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré que «des éléments des forces armées soudanaises» avaient attaqué lundi soir un convoi dûment identifié de la mission MINUAD. L'état-major soudanais n'a fait, pour le moment, aucun commentaire.
L'ONU a protesté officiellement hier auprès du gouvernement soudanais. Michèle Montas, porte-parole du secrétaire général Ban Ki-moon, a déclaré que M. Ban «condamne cette attaque dans les termes les plus forts» et souligne qu'afin d'assurer l'efficacité de la mission de maintien de la paix de la MINUAD, «le gouvernement du Soudan doit fournir des garanties sans équivoque que ce genre d'action de la part de ses forces ne se reproduira pas».
L'incident, qui intervient peu avant une séance de consultations au Conseil de sécurité prévue aujourd'hui pour faire le point sur le déploiement de la MINUAD, a entraîné «une protestation formelle» des Nations unies auprès de Khartoum.
Il «illustre la nécessité que le gouvernement [soudanais] réaffirme son soutien au déploiement de la MINUAD et à la mise en oeuvre de la résolution 1769» du Conseil qui avait créé cette force, a ajouté Mme Montas.
L'attaque a eu lieu dans un secteur qui a connu de violents combats entre l'armée soudanaise et des rebelles et où la MINUAD a limité ses opérations aériennes, selon l'ONU. La force de protection de la MINUAD n'a pas riposté aux tirs et aucun de ses éléments n'a été touché.
C'est la première attaque contre la MINUAD depuis qu'elle a pris officiellement, au début de l'année, le relais de l'ancienne force de la mission africaine, l'AMIS. Elle ne compte pour le moment que 9000 soldats, mais doit devenir, à terme, la plus importante mission de maintien de la paix de l'ONU avec quelque 26 000 membres. Conçue pour être plus robuste que l'AMIS, la MINUAD se heurte cependant à un manque d'hélicoptères et à des difficultés logistiques.
Des membres du Conseil de sécurité et l'ONU accusent par ailleurs Khartoum de multiplier les obstacles. Le Soudan n'a notamment toujours pas accepté l'inclusion dans la MINUAD de certains éléments non africains — un bataillon d'infanterie thaïlandais, deux unités de forces spéciales népalaises et une unité du génie nordique — jugés indispensables à son efficacité dans les premiers temps de son déploiement.
Le président soudanais, Omar el-Béchir, qui n'a accepté la création de la MINUAD qu'après plusieurs mois de diplomatie intensive de la part de la communauté internationale, avait exigé qu'elle soit composée essentiellement d'Africains.
S'inquiétant, en novembre, des retards pris par les préparatifs du déploiement, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Marie Guéhenno, avait émis la crainte que la MINUAD soit «testée» dès le début de sa mise en place. Il avait averti que la mission risquerait une humiliation si elle n'était pas dotée rapidement de la force de frappe nécessaire pour repousser toute attaque.
Une porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré que «des éléments des forces armées soudanaises» avaient attaqué lundi soir un convoi dûment identifié de la mission MINUAD. L'état-major soudanais n'a fait, pour le moment, aucun commentaire.
L'ONU a protesté officiellement hier auprès du gouvernement soudanais. Michèle Montas, porte-parole du secrétaire général Ban Ki-moon, a déclaré que M. Ban «condamne cette attaque dans les termes les plus forts» et souligne qu'afin d'assurer l'efficacité de la mission de maintien de la paix de la MINUAD, «le gouvernement du Soudan doit fournir des garanties sans équivoque que ce genre d'action de la part de ses forces ne se reproduira pas».
L'incident, qui intervient peu avant une séance de consultations au Conseil de sécurité prévue aujourd'hui pour faire le point sur le déploiement de la MINUAD, a entraîné «une protestation formelle» des Nations unies auprès de Khartoum.
Il «illustre la nécessité que le gouvernement [soudanais] réaffirme son soutien au déploiement de la MINUAD et à la mise en oeuvre de la résolution 1769» du Conseil qui avait créé cette force, a ajouté Mme Montas.
L'attaque a eu lieu dans un secteur qui a connu de violents combats entre l'armée soudanaise et des rebelles et où la MINUAD a limité ses opérations aériennes, selon l'ONU. La force de protection de la MINUAD n'a pas riposté aux tirs et aucun de ses éléments n'a été touché.
C'est la première attaque contre la MINUAD depuis qu'elle a pris officiellement, au début de l'année, le relais de l'ancienne force de la mission africaine, l'AMIS. Elle ne compte pour le moment que 9000 soldats, mais doit devenir, à terme, la plus importante mission de maintien de la paix de l'ONU avec quelque 26 000 membres. Conçue pour être plus robuste que l'AMIS, la MINUAD se heurte cependant à un manque d'hélicoptères et à des difficultés logistiques.
Des membres du Conseil de sécurité et l'ONU accusent par ailleurs Khartoum de multiplier les obstacles. Le Soudan n'a notamment toujours pas accepté l'inclusion dans la MINUAD de certains éléments non africains — un bataillon d'infanterie thaïlandais, deux unités de forces spéciales népalaises et une unité du génie nordique — jugés indispensables à son efficacité dans les premiers temps de son déploiement.
Le président soudanais, Omar el-Béchir, qui n'a accepté la création de la MINUAD qu'après plusieurs mois de diplomatie intensive de la part de la communauté internationale, avait exigé qu'elle soit composée essentiellement d'Africains.
S'inquiétant, en novembre, des retards pris par les préparatifs du déploiement, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Marie Guéhenno, avait émis la crainte que la MINUAD soit «testée» dès le début de sa mise en place. Il avait averti que la mission risquerait une humiliation si elle n'était pas dotée rapidement de la force de frappe nécessaire pour repousser toute attaque.
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