Bolivie - Morales tente de réamorcer le dialogue avec l'opposition
9 janvier 2008
Actualités internationales
La Paz — Le président bolivien Evo Morales est parvenu hier à instaurer, après des heures de tractations, une amorce de dialogue avec les gouverneurs opposés à la nouvelle Constitution qui menaçaient de faire éclater le pays.
Le ton n'était plus aux insultes lors des discussions qui se sont tenues au palais présidentiel de La Paz entre M. Morales, premier chef d'État bolivien d'origine indienne, et les cinq gouverneurs qui veulent imposer davantage d'autonomie pour leurs régions, les plus prospères du pays andin.
Au terme de 12 heures d'entretiens, les participants sont parvenus hier matin à un accord de principe, après des mois de vives tensions qui avaient culminé dans de violents affrontements en novembre, dans ce pays de neuf millions d'habitants.
Lors de la réunion marathon, le dirigeant socialiste et les gouverneurs de droite ont débattu des thèmes brûlants du moment: l'autonomie régionale, le projet de nouvelle Constitution, la répartition des impôts sur les hydrocarbures entre pouvoir central et régions, ainsi que le problème crucial de la redistribution des terres.
«Nous avons trouvé un accord de base [...] que nous analyserons à nouveau lundi prochain à La Paz», a annoncé le ministre de la présidence, Juan Ramon Quintana. Cet accord porte sur «l'unité nationale, le rôle de l'État dans l'économie, le soutien au processus de changement, la poursuite de l'approfondissement démocratique à travers les autonomies» régionales, a-t-il précisé.
Cette rencontre avec les gouverneurs avait pour but de sortir la Bolivie d'un blocage total. Ces gouverneurs représentent les régions les plus riches, qui contrôlent notamment les réserves gazières du pays.
Pour sortir de l'impasse, le gouvernement a accepté de remettre l'ensemble des projets de réformes sur la table: la Constitution, mais aussi ceux concernant les statuts d'autonomie.
Plusieurs groupes de travail, composés de spécialistes et d'hommes politiques, réexamineront l'ensemble des propositions, celles venant de l'opposition autonomiste comme celles émanant du gouvernement.
Les négociateurs veulent parvenir à un vaste accord préservant l'union de la Bolivie, un pays instable, divisé entre les régions de l'Altiplano à l'ouest, peuplées de paysans aymaras et quechuas, et les plaines de l'est, qui recèlent les richesses agricoles et gazières.
«J'espère qu'on va remettre réellement le pays sur le bon chemin, pour que les régions cessent de penser à elles en premier et pensent avant tout au pays et que le gouvernement arrête de penser seulement à son projet de pouvoir et à ses partisans», a déclaré l'analyste et politologue Ximena Costas.
Le ton n'était plus aux insultes lors des discussions qui se sont tenues au palais présidentiel de La Paz entre M. Morales, premier chef d'État bolivien d'origine indienne, et les cinq gouverneurs qui veulent imposer davantage d'autonomie pour leurs régions, les plus prospères du pays andin.
Au terme de 12 heures d'entretiens, les participants sont parvenus hier matin à un accord de principe, après des mois de vives tensions qui avaient culminé dans de violents affrontements en novembre, dans ce pays de neuf millions d'habitants.
Lors de la réunion marathon, le dirigeant socialiste et les gouverneurs de droite ont débattu des thèmes brûlants du moment: l'autonomie régionale, le projet de nouvelle Constitution, la répartition des impôts sur les hydrocarbures entre pouvoir central et régions, ainsi que le problème crucial de la redistribution des terres.
«Nous avons trouvé un accord de base [...] que nous analyserons à nouveau lundi prochain à La Paz», a annoncé le ministre de la présidence, Juan Ramon Quintana. Cet accord porte sur «l'unité nationale, le rôle de l'État dans l'économie, le soutien au processus de changement, la poursuite de l'approfondissement démocratique à travers les autonomies» régionales, a-t-il précisé.
Cette rencontre avec les gouverneurs avait pour but de sortir la Bolivie d'un blocage total. Ces gouverneurs représentent les régions les plus riches, qui contrôlent notamment les réserves gazières du pays.
Pour sortir de l'impasse, le gouvernement a accepté de remettre l'ensemble des projets de réformes sur la table: la Constitution, mais aussi ceux concernant les statuts d'autonomie.
Plusieurs groupes de travail, composés de spécialistes et d'hommes politiques, réexamineront l'ensemble des propositions, celles venant de l'opposition autonomiste comme celles émanant du gouvernement.
Les négociateurs veulent parvenir à un vaste accord préservant l'union de la Bolivie, un pays instable, divisé entre les régions de l'Altiplano à l'ouest, peuplées de paysans aymaras et quechuas, et les plaines de l'est, qui recèlent les richesses agricoles et gazières.
«J'espère qu'on va remettre réellement le pays sur le bon chemin, pour que les régions cessent de penser à elles en premier et pensent avant tout au pays et que le gouvernement arrête de penser seulement à son projet de pouvoir et à ses partisans», a déclaré l'analyste et politologue Ximena Costas.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

