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Il y a un an, le dictateur été exécuté - Hommage discret à Saddam Hussein

31 décembre 2007  Actualités internationales
Aouja, Irak — Une poignée de fidèles de l'ancien régime irakien ont rendu hier dans le village d'Aouja, où repose Saddam Hussein, un hommage discret au dictateur déchu, exécuté il y a exactement un an pour des crimes commis contre des villageois chiites.

Des dizaines de personnes, dont des chefs tribaux arabes et des étudiants originaires de ce bastion sunnite connu pour avoir soutenu l'ancien régime, ont récité des versets du Coran devant la tombe de l'ancien président dans ce village (180 km au nord Bagdad) placé pour l'occasion sous haute sécurité.

«Il s'agit d'une simple commémoration pour rendre hommage à un président qui a servi, protégé et préservé la dignité de l'Irak et de son peuple», a déclaré Ali al-Nida, chef de la tribu Baijat, dont était issu Saddam Hussein.

Des portraits de l'ancien président avaient été placardés dans les rues de son village natal, où des haut-parleurs ont diffusé des versets du Coran.

De nombreux policiers patrouillaient les rues d'Aouja et de la ville voisine de Tikrit, bastion de l'ancien régime, selon des journalistes de l'AFP et des responsables des forces de sécurité qui n'avaient rapporté en fin de journée aucun incident.

«Il n'y a eu aucune augmentation des violences liées» à cet événement, selon un porte-parole de l'armée américaine, Greg Smith.

État d'alerte

Les forces de sécurité avaient été placées en état d'alerte pour le premier anniversaire de la mort de Saddam Hussein, pendu le 30 décembre 2006 à l'âge de 69 ans pour les «exécutions» de 148 villageois chiites dans les années 1980.

À Najaf (160 km au sud de Bagdad), c'était un jour de joie pour les chiites. «Nos sommes joyeux parce que c'est le jour où justice a été faite contre le dictateur», a déclaré un conseiller du chef radical chiite Moqtada Sadr, Haider al-Jabiri.

À Bagdad, des portraits de Saddam ont été placardés dans le quartier sunnite d'Adhamiyah, où il avait fait en avril 2003 sa dernière apparition publique avant que ne s'effondre son régime sous la poussée des forces américaines.

Les médias irakiens ont eux passé sous silence le premier anniversaire de cette exécution controversée alors que Saddam Hussein avait été pendu sous les quolibets de ses gardes chiites. La scène, filmée par un vidéophone, avait provoqué la colère de la communauté sunnite.
 
 
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