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La libération des otages colombiens encore reportée

«L'opération va se réaliser très bientôt»

31 décembre 2007  Actualités internationales
Manuel Marulanda, le chef des FARC, en 2002.
Photo : Pascal Ratthé
Manuel Marulanda, le chef des FARC, en 2002.
Villavicencio — L'opération humanitaire visant à récupérer trois otages de la guérilla des FARC dans la forêt colombienne a subi hier un nouveau report, mais le coordonnateur général de la mission a assuré que leur libération était proche.

«L'opération va se réaliser très bientôt, dans un bref délai», a affirmé Ramon Rodriguez Chacin, le coordonnateur désigné par le président vénézuélien Hugo Chávez, sans toutefois préciser de date.

Considéré comme le canal de communication entre le Venezuela et la guérilla, M. Chacin a déclaré n'avoir toujours pas reçu les coordonnées du point de rendez-vous où doivent être remis les otages.

«Nous ne savons pas où est l'endroit», a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse improvisée dans un hôtel à Caracas, démentant la radio colombienne Caracol qui avait annoncé qu'il avait reçu les coordonnées du lieu.

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie vénézuélienne, Nicolas Maduro, avait promis que le dénouement était «tout près», appelant à une «plus grande patience» devant les reports successifs de la phase finale de l'opération.

Hélicoptères

La caravane aéroportée a encore attendu toute la journée en vain sur le tarmac de l'aéroport colombien de Villavicencio, à 100 km au sud-est de Bogotá, d'où doivent partir des hélicoptères du Comité international de la Croix Rouge (CICR) à la recherche des otages.

Deux appareils en provenance de Caracas ont atterri à Villavicencio pour participer à la mission. D'une taille plus modeste que les M-17 envoyés précédemment, ces hélicoptères de marque Bell disposent d'une meilleure capacité de manoeuvre pour se rendre dans la jungle.

Trois avions à réaction Falcon ayant transporté les délégués internationaux, représentant sept pays latino-américains et européens, dont la France et la Suisse, sont aussi stationnés sur le tarmac, placé sous la surveillance de 350 policiers et militaires et investi par des dizaines de journalistes.

Dans un geste de «reconnaissance» envers M. Chavez, la guérilla marxiste s'est engagée à libérer Clara Rojas, l'assistante de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, son fils Emmanuel, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez de Perdomo. La veille, M. Chávez avait laissé planer la menace d'une annulation «dans le cas où l'opération durerait trois, quatre, cinq jours de plus pour des raisons de sécurité».

Pour expliquer ce retard, il avait invoqué la possibilité d'«opérations de harcèlement» contre la guérilla marxiste, faisant allusion à l'«appareil technologique» des États-Unis au-dessus de la forêt colombienne.

À Paris, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) s'est dite inquiète de l'éventualité d'une «intervention militaire pendant le processus de libération des otages ou après».

L'opération humanitaire, lancée sous l'égide du CICR par le président Chávez, représente le premier pas vers un échange global entre plus d'une quarantaine d'otages dits «politiques» et environ 500 guérilleros emprisonnés, prôné par les FARC.
 
 
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