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L'obstruction du camp américain atteint sa cible à Bali

La conférence sur le climat lance les négociations sans objectif précis

Une environnementaliste manifeste à Bali. L’accord signé hier sur l’avenir de la lutte contre le réchauffement est vidé de toute référence chiffrée aux émissions polluantes et à la nécessité de les réduire d’ici 2020 ou 2050.
Photo : Agence France-Presse
Une environnementaliste manifeste à Bali. L’accord signé hier sur l’avenir de la lutte contre le réchauffement est vidé de toute référence chiffrée aux émissions polluantes et à la nécessité de les réduire d’ici 2020 ou 2050.
Dix ans après la signature du protocole de Kyoto, les pays occidentaux se sont entendus hier à Bali sur un projet de déclaration en vue de négocier d’ici la fin de 2009 une deuxième phase de réductions des émissions de gaz à effet de serre.

Cette entente, qui n’était pas encore entérinée au moment d’aller sous presse hier soir, a été acquise après une nuit entière de pourparlers où l’ONU et l’Europe dû plier devant l’obstination du camp américain, qui réunit les États-Unis, le Canada, le Japon et la Russie. Ce groupe a toutefois perdu beaucoup de crédibilité dans l’exercice et il s’est isolé politiquement comme jamais depuis la signature de Kyoto en 1997.

La plénière destinée à approuver l’entente difficilement acquise venait tout juste de commencer samedi matin que l’Inde et la Chine réclamaient un texte renforcé sur les clauses de transferts technologiques et davantage de fonds pour les rendre possibles. Des délégués chinois qualifiaient d’entente à rabais celle intervenue entre l’Europe et les États-Unis parce que peu contraignante pour les pays riches. L’Europe, quant à elle, qualifiait d’inacceptable les demandes chinoises et indiennes sur les transferts. Au moment d’aller sous presse hier soir, le G77 qui réunit les pays en développement, débattait encore de sa position finale pendant que la plénière demeurait suspendue, ce qui faisait craindre à certains un ajournement de la conférence sans décision finale.

Texte expurgé
Le projet d’entente divulgué samedi matin à Bali prévoit qu’un groupe de travail commencera à élaborer dès le printemps prochain un plan d’action pour réduire les émissions globales. Ce groupe fera rapport à la 15e conférence des Parties à la fin de l’automne 2009, ce qui permettra à la nouvelle présidence américaine élue fin 2008 d’être de la partie avec, peut-être, une nouvelle approche du problème. Le projet de décision prévoyait aussi que ce plan d’action aura une double portée, internationale et nationale, et qu’il devra inclure des réductions mesurables et vérifiables. Ces plans tiendront aussi compte des «circonstances nationales», ce que le Canada a réclamé systématiquement pour faire oublier que ses émissions dépassent de 35% ses engagements légaux.

Quant aux objectifs chiffrés de réductions que l’Europe voulait inclure dans la déclaration finale, ils ont été remplacés dans le préambule par une note de bas de page qui fait simplement référence aux différents scénarios des scientifiques de l’ONU. L’Europe s’est dite satisfaite de ce compromis.
"C’est un cadre assez faible mais on a avancé. On va avoir deux ans de négociations et on est en train d’en dessiner le cadre», s’est félicitée la secrétaire d’État française à l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le Canada s’est aussi opposé systématiquement lui aussi à l’inclusion dans la déclaration finale de tout objectif de réduction chiffré pour les pays occidentaux liés par le protocole de Kyoto, même à titre indicatif. Il s’est aussi opposé à l’idée d’une deuxième phase de réductions obligatoire. Il a donc reçu hier pour son obstruction le prix du «Fossile» politique de l’année, conjointement avec les États-Unis, remis chaque année par les écologistes.

Un suicide
Réagissant au dépôt du projet de déclaration avant d’entrer en plénière à Bali, le porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbeault, disait avoir assisté «à une grande victoire des forces du Mal».
«Là où on aurait pu avoir une entente historique, disait-il en entrevue, on doit se contenter maintenant d’une entente à rabais. Le gouvernement canadien porte une part majeure de la responsabilité de cet échec partiel pour s’être aligné servilement sur la politique du président Bush qui s’oppose à une véritable lutte en règle contre les changements climatiques.»

Heureusement, ajoutait le porte-parole des groupes écologistes canadiens, que l’entente retient, du moins jusqu’à nouvel ordre, au moins la date butoir de 2009 pour la fin de la négociation. Il craint par contre l’impact de cette guerre livrée par le camp américain, «dont les membres, Canada en tête, se retrouvent les épaules au plancher en terme de crédibilité internationale: jamais n’a-t-on vu autant de pays critiquer ouvertement le Canada et en termes aussi virulents à cause de la politique à courte vue des Conservateurs qui vont se retrouver seuls l’an prochain quand l’administration Bush ne sera plus là. Si le gouvernement Harper chante victoire ce soir, sa stratégie est proprement suicidaire pour le Canada à plus long terme.»

Deux stratégies
L’Union européenne, les gestionnaires onusiens du climat ainsi que les centaines de groupes écologistes présents à Bali ont oscillé hier entre deux stratégies tout au long de la journée et du marathon nocturne d’hier.

Plusieurs, inquiets de voir la conférence acculée à un échec par une division sans précédent de la communauté internationale, ont plaidé pour une entente minimaliste, question de garder les États-Unis dans le jeu.
D’autres auraient préféré la stratégie suggérée la veille par Al Gore, qui a proposé à la communauté internationale d’aller de l’avant en oubliant les États-Unis car ce pays, a-t-il dit, finira par vous rejoindre.

Les pourparlers étaient si enlisés hier matin à Bali que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est revenu à Bali pour aider à remettre la négociation sur les rails. Ban Ki-moon a alors déclaré qu’un échec à Bali, «Ce serait très grave».
Pour sa part, le chef libéral, Stéphane Dion, qui a poursuivi ses contacts avec les délégations qui avaient apprécié son travail à la conférence de Montréal en 2005, s’est déclaré «attristé» par l’attitude du gouvernement canadien, devenu minorité de blocage à Bali, après avoir joué le rôle du rassembleur il y a deux ans. «Le Canada, a-t-il dit, devrait être un leader dans cette conférence. Mais il a opté plutôt pour le silence, laissant les Américains faire le travail à sa place, ou pour l’obstruction.»

Ciblant le ministre canadien de l’Environnement, John Baird, le critique libéral en matière d'environnement, David McGuinty, estimait hier soir que le gouvernement Harper «a franchi la ligne entre la rhétorique de la droite républicaine et la belligérance et l'obstruction. [...] Ce gouvernement a tenté activement de tuer ou d'affaiblir dramatiquement une entente essentielle entre 190 pays en vue de lutter contre les changements climatiques» en ayant tout fait à Bali pour faire enlever de la décision finale toute référence à des objectifs de réduction.
De son côté, le Bloc Québécois a dénoncé l’attitude du gouvernement conservateur à Bali parce qu’il a placé, à son avis, le Canada au ban des nations: «Les conservateurs, a déclaré Bernard Bigras, porte-parole en environnement, porteront une grande responsabilité aux yeux du monde, car il est désormais avéré que Bali amènera un recul en matière de protection de l’environnement ».
Avec Reuters
 
 
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  • roger montreal
    Abonné
    vendredi 14 décembre 2007 23h04
    Harper, un petit Bush
    Nous commencons, a voir le vrai visage de HARPER /un petit bush/. Il est minoritaire, par chance, souhaitons nous,
    qu il ne soit jamais majoritaire.
    Tout pour le pétrole, l argent qu il rapporte a l ALBERTA.
    Nos enfants et petits enfants, qu ils soient malades, ou
    qu ils meurent ça n a pas d'importances l ALBERTA et les ÉTATS UNIS FONT DE L ARGENTS avec le pétrole
    ROGER MONTREAL

  • Pierre Marchand
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 07h32
    Mémoire...mémoire... de quoi donc....?
    Wow! on vient de changer de camp, de ceux que le reste du monde regarde avec respect à ceux que le reste du monde regarde avec mépris...comme ces américains que je croise de temps à autres quelques part sur la planète et qui porte un drapeau canadien brodé sur leur sac à dos, un "dummy" afin de ne pas être la cible de sarcasmes trop évident.....

    La bonne nouvelle c'est que les gens oublis, le mécanisme de la mémoire est complexe, la mauvaise c'est que les gens du monde entier oubliront les motifs de cette attitude de mépris mais n'oubliront pas de conserver cette attitude envers les canadiens.

    L'autre bonne nouvelle est pour Harper à savoir que nous (le peuple) oublions lorsque vient le temps des élections et que les promesses émanent de partout. On oublis tout ou presque, contrairement au regard du monde entier sur les canadiens, notre peuple ne fait pas seulement oublier les motifs mais oublis également l'attitude à adopter envers certains politicien au moment des élections. Je ne souhaites pas cultiver la rancune, je souhaite seulement que chacun de nous porte ses responsabilités personnelles de façon cohérente avec ses convictions, ses valeurs et ses croyances au moment opportun.

    J'espère que nous n'aurons pas besoin d'aller (comme les américains) jusqu'à deux mandats pour réaliser pleinement que cet monsieur Harper et son partis conservateur sont dangeureux pour nous québeçois...canadien...citoyen du monde...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 09h26
    Prions pour Obama
    Je souhaite que la gang d'irresponsables Républicains américains se fasse battre aux prochaines élections présidentielles. Espérons que le candidat Démocrate, principalement si c'est Obama, qui avait voté contre la guerre en Irak, va gagner afin que notre terre ait une meilleure chance de respirer.

  • François Lalonde
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 09h38
    L'influence du Canada à l'international
    Avec la montée des économies émergentes, l'influence du Canada à l'international devrait diminuer progressivement; c'est normal.

    Pour maintenir sa position, le Canada devrait miser sur les perceptions positives à l'étranger : les grands espaces, les lacs et les rivières; un pays très développé sans le militarisme et les autres aspects négatifs qui collent aux États-Unis.

    On risque de regretter un jour cette belle réputation qui était notre seule véritable carte à jouer sur la scène internationale.

    Pauvre Canada !

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 15 décembre 2007 10h39
    Kyoto une attrape nigaud
    Les adeptes de Kyoto sont des rêveurs impénitents qui pensent que l'homme est la cause du réchauffement du système solaire. Car le réchauffement se remarque non seulement sur la terre mais sur tous les astres du système démontrant que l'homme n'a pas l'influence que certains veulent y donner.

    Il y a trente ans, les écolos nous disaient que la pollution était la cause du refroidissement de la planète. Faudrait qu'ils se branchent.

    Si on veut que les efforts de dépollution causées par des décennies d'industrialisation et de peuplement de la terre, il faut un effort concerté des 196 pays qui habitent cette terre.

    Le inconditionnels de Kyoto sont si pressés, qu'ils veulent arriver avant de partir et se foutent que les pays les plus polluants actuellement les suivent ou non. C'est la différence entre la position Harper et la position loufoque du ministre québécois Beauchamps.

    Harper dépollue les deux pieds sur et déjà s'est attaqué aux deux sites les plus pollués du Canada qui sont répertoriés dans l'entente de Kyoto : Sydney Steel, N.S. et à Hamilton. Il s,est servi du déséquilibre fiscal pour verser aux provionces 1,5 milliards pour que celles-ci luttent contre la pollution efficaceement sur leur territoire. Harper en peu de temps a fait beaucoup mais n'arrêtera pas la production des sables bitumineux, ni l'extraction "off Shore" au large de Terre-Neuve pour faire plaisir aux kyotistes. Car ces rigolos dans l'entente de 1996 ont oublié que ces deux sources d'énergie seraient en fonction et augmenteraient de 24% notre bilan kyotiste. Voilà pourquoi malgrétous les efforts concertés, on ne peut atteindre les cibles signées pour le Canada.

    Harper a vite compris que Kyoto était une attape nigaud et que les écolos faisaient fausse route. Quant à Mme Beauchamps, j'aimerais savoir comment du 350 millions fédéral, elle a englouti dans l'aventure de l'Éthanol. Car utiliser les céréales pour faire de l'énergie c'est créer une rareté de ces produits essentiels à la consommation humaine privant d'un coup sûr de tiers-monde de denrée essentielles à leur survie. Le écolos se siont trompés de cible encore une fois. Mais ca a couté quoi cette aventure ???

    Les écolos kyotistes ont privilégié les prédications de Steven Guilbault, diplomé en théologie, en érigeant en religion le dossier environnemental. Ca a été Richard Desjardins et son erreur boréale où l'on retrouve maintenant 12,000 chômeurs qui aimeraient bien le croiser pour lui parler dans le blanc des yeux. Puis Charest qui veutr faire la leçon à Harper avec l'argent fédéral. Là c'est Beaauchamps après Béchard qui est dans le champs...

    La lutte à la pollution est une affaire constante et ne se bâtira pas en un jour comme l'idéalisent les Dion, Suzuki, Lemire et compagnie...

    Au fait Jean Lemire comme illusionniste on ne fait pas mieux. Notre Al Gore national n'a fait quun seul voyage alors que des scientifiques ont des décennies de recherches et d'études sur l'antarctique qui contredisent toutews les pré.tentions de Jean Lemire, l'apprenti capitaine...

    À Bali, on essaye d'arracher un consensus de 196 pays, les Kyotistes avec leur rigueur risdquent de faire avorter la véritable chance de voir tous les pays lutter ensemble pour dépolluer. J'aime mieux des ententes larges auquel adhéerent les pays qui polluent le plus (États-Unis, Chine et Indes)que des protocoles irréalistes...

    Ce qu'exige la Chine et l'Inde est de subventionner leurs efforts, eux qui nous siphonent toutes nos industries et nos $$$ déjà. La position des États-Unis se mérite d'être supportée même par le Canada et mme Beauchamps...

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    samedi 15 décembre 2007 10h41
    Rien de sert de prier, il faut agir!
    Certains semblent croire que l'élection d'un démocrate en 2008 amènera un changement radical dans l'approche des États-Unis face aux changements climatiques. Avez-vous donc la mémoire si courte que vous ne vous souvenez plus qui était à la présidence en 1997? Bill Clinton, président démocrate apprécié s'il en est un, n'a pas ratifié le protocole. Pourquoi s'attendre que Obama ou Hilary le fassent? Même si les démocrates remportent les présidentielles, il leur faudra composer avec la classe moyenne occidentale la plus mal informée du monde... et la plus endoctrinée par la droite religieuse capitaliste.
    Et nous, qu'allons nous faire? Plusieurs déchirent leur chemise de vierge offensée (sic) cette semaine. Mais très peu de personnes sont descendues dans les rues la semaine dernière pour protester contre leur gouvernement qui tente d'enliser le monde dans les sables bitumineux.
    À quand l'expulsion de Harper du parlement? À quand l'entrée des Verts à Ottawa?

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 11h13
    Pourquoi?
    Les conservateurs sont toujours en avance dans les sondages et pourraient former un gouvernement majoritaire si des élections se tenaient maintenant. Pourquoi en est-il ainsi si la grande majorité des canadiens ne sont pas d'accords avec la politique conservatrice en matière d'environnement? Il y aurait probablement plusieurs explications mais celles qui me semblent les plus évidentes sont, premièrement, que les canadiens ne sont pas si préoccupés par l'environnement qu'on pourrait le croire et qu'ils ne sont pas prêts à faire des efforts personnels pour éviter de laisser à nos petits-enfants une planète virtuellement morte.

    Deuxièmement, la soit-disant « gauche » qui, en principe, est plus préoccupée par les questions environnementales, est divisée entre les autres partis politiques (et, en passant on doit souligner que lorsque une partie de cette soit-disant gauche était au pouvoir avec les Libéraux, ils ont complètement manqué le bateau) et même s'ils sont largement majoritaires au Canada, il est très improbables qu'ils puissent prendre le pouvoir à moins qu'ils acceptent un type de démocratie plus difficile mais plus représentative, à savoir de faire des coalitions entre eux. Il est douteux que la classe politique au Canada soit assez sophistiquée pour être en mesure de naviguer dans les turbulences d'un tel système (elle est plus préoccupée par les « menteries » de Schreiber, Mulroney et cie) et cela nous laisse avec la perspective peu reluisante que le Canada va continuer à être obstructionniste sur le plan de la survie de la planète, perdant le peu de crédibilité qui lui reste au plan international et le fédéral toute légitimité au plan intérieur.

  • Lfa
    Abonné
    samedi 15 décembre 2007 12h34
    Harper, un petit Bush...
    Commentaires à Roger Dion.

    C'est désolant de constater qu'il y a encore des électeurs qui n'ont pas remarqué la ressemblance entre Bush et Harper... et le danger que représente ce genre de leadership.

    Les signes étaient pourtant là au début du mandat conservateur... en janvier 2006 (près de 2 ans). Par exemple, la faiblesse du programme environnemental et les références glissantes à Dieu dans ses discours pour se donner de l'autorité et de la crédibilité.

    Harper est le maître des excuses ! ... Pourquoi être un leader quand on peut être un « suiveux » ? ... Malheureusement deux autres années furent perdues en matière environnementale canadienne et internationales.

    Notre Premier Ministre actuel est un « joueur d'échecs politique » qui gouverne à l'aide de stratégies politiques frôlant la dictature du point de vue du contrôle de l'information, au profit du bassin électoral Albertain et des multinationales pétrolières.

    Se faire passer un sapin!

    Il est le maître de l'agenda ! Il gouverne grâce à la division et à la faiblesse des partis d'opposition et du désintérêt des électeurs durant la période des fêtes (en janvier 2006 et décembre 2007). Il gouverne aussi grâce aux budgets démesurés de sondages d'opinion.

    Sa force est peut être aussi sa faiblesse !... Quel est son talon d'Achille ?

    Joyeuses fêtes !

  • Fabien Beaudet
    Abonné
    samedi 15 décembre 2007 13h36
    La position Canadienne à Bali : Une preuve des avancées de la continentalisation
    La position canadienne à Bali est complètement inspirée par les fréquentations de plus en plus intime entre le Canada et les États-Unis sous l'initiative du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP). Doutons-nous encore du sérieux de la démarche tripartite de continentalisation chaudement appuyé par le Gouvernement Harper?

    La position canadienne à Bali reflète l'état d'avancement de ce projet qui, rappelons-le, vise à sécuriser l'accès aux ressources aux étasuniens sans barrières au Canada et au Mexique. L'industrie pétrolière et l'exploitation des sables bitumineux au Canada est le parfait exemple.

    Quelqu'un peut me dire quelle était la position du Mexique Bali? (Cette question est sincère, j'ignore la réponse au moment d'écrire)

    Les nationalistes canadiens devront se réveiller ou devenir un élément flou du "U.S. melting pot".

    Fabien Beaudet

  • Jean François Bissonnette
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 15h06
    Une bonne raison pour abattre ce gouvernement?
    Il est tout de même ridicule de voir les représentants de l'opposition parlementaire déchirer leur chemise en maudissant l'attitude des Conservateurs, tout en faisant comme si ce gouvernement était majoritaire et donc indélogeable. Nos dirigeants s'aliènent le respect de la communauté internationale en usant de tactiques mesquines, et paradent fièrement au bras des USA en affichant toute leur mauvaise foi et leur insouciance. C'est pour le moins enrageant! Plus de 110 000 Canadiens ont signé, en quatre jours seulement, une pétition fustigeant la politique de Harper en matière d'environnement:(http://www.avaaz.org/en/another_canadian_climate_c
    N'est-ce pas l'indication d'une écoeurite aiguë du peuple? Et pourtant, Dion et les autres manquent encore le courage pour se risquer à en faire l'enjeu d'une élection, et enfin abattre ce gouvernement de réacs et de misanthropes. On a peut-être les dirigeants qu'on mérite...

  • René Pelletier
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 17h16
    Devant l'irresponsabilité, on devrait...
    Après le dépôt des rapports du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC - lequel regroupe plus de 1200 scientifiques), après, également, les avis de dizaines d'autres personnes aussi sérieuses et crédibles que David Suzuki, Hubert Reeves, Louis Fortier, etc., il se trouve encore des individus qui pensent que la question des changements climatiques est une invention de rêveurs écologistes... de pelleteux de nuages, quoi!

    Devant le très large consensus scientifique et la nécessité d'appliquer le principe de précaution, les irresponsables déconnectés de la réalité s'appellent Stephen Harper, John Baird et leur modèle d'outre frontière G.W. Bush. Eux, devrions-nous croire, en savent plus que l'ensemble de la communauté scientifique sur l'évolution du climat et les conséquences qui s'y rattachent. Non, mais quand même !

    Face à une telle irresponsabilité, chacun de nous devrait prendre la résolution de travailler fermement, dans la circonscription fédérale qui est la sienne, à faire battre le candidat conservateur lors de la prochaine élection fédérale. Il nous faut voter pour le candidat le plus susceptible de battre le candidat conservateur. En outre, nous devons convaincre notre entourage ( parenté, cercle d'amis...) de voter avec le même objectif.

    L'enjeu climatique est trop important. Il est vital !

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 15 décembre 2007 20h49
    Bali m'a fait bâiller...
    Je commence à me dire sérieusement que le Canada devrait se retirer de cet exercice pseudo-scientifique. Vous trouverez une lettre envoyée au secrétaire général de l'ONU au lien suivant http://www.nationalpost.com/most_popular/story.htm en marge de la foire tenue à Bali. Le lien pour les signataires est indiqué sur la même page et c'est http://www.nationalpost.com/most_popular/story.htm Les signataires ne sont pas des imbéciles ou des envoyés des «forces du Mal», pour reprendre l'expression de l'activiste Steven Guilbeault.

    Je me demande aussi pourquoi les ONG, des organismes non élus, ont-ils voix au chapitre lors de ces exercices de propagande de l'ONU ? N'ont-ils pas le temps, pendant toute l'année, de le faire ? Ces ONG proviennent en grande partie de pays industrialisés qui sont appelés à faire tous les frais du contrôle climatique.

    Parlant de changements climatiques..., demain préparons-nous tous à pelleter !

    Yvon Dionne
    http://www.yvondionne.org/

  • Jean-Louis Tanguay
    Abonné
    dimanche 16 décembre 2007 00h02
    Si l'environnement nous tient vraiment à coeur...
    Aux prochaines élections fédérales, nous élierons Stéphane Dion, le seul chef de parti qui a une chance de renvoyer l'égangéliste d'extrême-droite Harper dans l'Opposition : les changements climatiques sont tellement importants qu'ils faut transcender les considérations partisanes. Bien sûr, les Réformistes déguisés en conservateurs (non progressistes!) rêvent d'un majorité pour nous mettre au diapason de l'Amérique de Bush. Quelle ironie ce serait:Bush disparu de la scène politique américaine, et Harper qui appliquerait le "gradulalisme" que son gouru en communications, Tom Flannagan, expose dans son livre "Harper's Team".

    Bloquistes, NPDistes et verts de ce pays, ne courez pas le risque que cet hypocrite soit maintenu au pouvoir, même minoritaire : pincez-vous le nez, s'il le faut, et appuyez Stéphane Dion -- il est le plus compétent et courageux. À défaut de quoi, vous saurez qui blâmer... L'heure est trop grave...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 16 décembre 2007 02h39
    Qui est irresponsable, les écolos ou Harper ???
    Il n'est pas vrai qu'il y a consensus scientifique et le GIEC est un instrument politique de l'ONU.

    À l'heure où nous avons 140 centimètres au sol et qu'on nous promets une belle tempête demain, les irresponsabl;es sont les écolos qui croient toutes les sornettes des alarmistes Kyotistes. Cette religion alimentée par son prédicateur devenu reporter, Steven Guilbault, diplômé en théologie, ne souffre pas d'hérésie.

    Comme l'a déclaré le Président Tchèque Vaclav Klaus, "le réchauffement global est un mythe mensonger. Tout scientifique sérieux le confirme. Il n'est pas honnête de faire référence au panel de l'ONU. L'IPCC (GIEC) n'est pas une institution scientifique, c'est un organisme politique, une sorte d'organe non-gouvernemental proche des Verts. Ce n'est ni un forum de scientifiques impartiaux, ni un groupe équilibré de scientifiques. Ce sont des scientifiques politisés, réunis parce qu'ils avaient une opinion toute faite, pour exécuter une tâche définie à l'avance."


    Que dire de ces éminents spécialistes du climat qui dénoncent le "supposé" consensus acheté par de généreuses subventions suite au versement d'un milliard à l'ONU par un mécène,Ted Turner ami d'Al Gore.

    Jan Veizer, professeur en géophysique à l'université de Carleton d'Ottawa qui nous dit que c'est le soleil et pas le CO2 qui mène le climat.(réf: Géoscience de mars 2005)

    Timothy Ball, Président du Projet des Ressources Naturelles, et ancien professeur de climatologie à l'Université de Winnipeg nous parles ainsi: «"Le réchauffement global, tel que nous l'imaginons, n'existe pas. Et je ne suis pas le seul à essayer d'ouvrir les yeux aux gens, pour qu'ils voient la vérité. Mais bien peu écoutent, malgré le fait que j'aie été l'un des premiers Docteurs en Climatologie Canadiens, et que j'aie une expérience approfondie dans ce domaine, surtout en matière de reconstruction des périodes climatiques de l'Histoire, et aussi en matière d'impact des changements climatiques sur l'Histoire des hommes et sur la condition humaine. Peu écoutent, bien que je sois titulaire d'un Doctorat en Sciences de l'Université de Londres, et que j'aie enseigné la climatologie à l'Université de Winnipeg. Pour un certain nombre de raisons (en fait, pour beaucoup de raisons), le monde n'écoute pas. Et voici pourquoi.

    "Croyez-le ou non, le réchauffement global n'est pas dû au fait que l'homme produise du dioxyde de carbone (CO2). Il s'agit là du plus grand mensonge organisé de toute l'histoire de la Science ! Nous perdons beaucoup de temps, d'énergie et de milliards de dollars, tout en provoquant inutilement la crainte et la consternation, à propos d'un problème qui ne repose sur aucune base scientifique.

    "Aucun être humain sensible ne cherche le conflit, surtout avec des gouvernements. Mais si ne nous ne recherchons pas la vérité, nous sommes perdus, en tant qu'individus ou en tant que sociétés. C'est pour cela que je continue à dire qu'il n'existe aucune preuve que l'activité humaine soit responsable du changement climatique.»

    La terre, et ses voisins célestes, sont en train de se réchauffer parce que le soleil brille plus intensément en ce moment qu'au cours des 1000 dernières années. C'est la conclusion d'une étude officielle sur le système solaire, réalisée par l'Institut Max Planck, de Gôttingen en Allemagne.

    En outre, on a découvert que les rayons cosmiques, provenant des étoiles qui ont explosé, contribuent d'une manière substantielle à la formation de nos nuages et de l'effet de serre, comme le London Times l'a publié hier.

    C'est aussi un fait que la terre, au cours des âges passés, a souvent connu des périodes successives de climat chaud, humide et stable, et de climat froid, sec et venteux, bien avant que le premier combustible fossile ait été brûlé. Les changements auxquels nous assistons actuellement sont comparables à une promenade dans un parc tranquille, au regard des bouleversements violents que notre robuste planète a connus dans le passé.
    Je ne veux donc pas nier le fait que la terre soit en train de se réchauffer progressivement. Mais comment concilier le fait que ce réchauffement se produise dans tout le système solaire, avec l'explication que ce réchauffement est causé par l'activité humaine sur notre planète ? Nos fumées de combustion terrestres auraient-elles subrepticement atteint Triton, en passant par quelque trou noir ?

    D'innombrables autres héros de la Science ont risqué leur réputation et leur carrière, au nom de la vérité, pour dénoncer cette fraude du réchauffement causé par l'activité humaine, et pour affronter ce fascisme rampant qui utilise la notion de politiquement correct pour confisquer le débat. Ils ont résisté au dogme orthodoxe et risqué de se voir privés de leurs avantages, comme l'ont fait les plus éminents climatologues de la Météorologie Nationale. Voici certaines déclarations perspicaces faites par ces braves :

    "Je travaille dans la Météorologie depuis 1978, et je connais des dizaines de météorologues de la radio et de la télévision dans tout le pays. Notre travail essentiel est d'étudier une masse de données brutes, pour déterminer des prévisions météo pour la semaine suivante. Je ne connais pas un seul spécialiste de la Météorologie à la télévision qui ait gobé cette théorie du réchauffement provoqué par l'activité humaine. Je sais qu'il doit y en avoir quelques-uns, mais je n'ai pas réussi à les trouver. Des milliards de dollars de crédits tombent dans les poches de tous ceux qui défendent cette théorie. Si vous n'adhérez pas à ce mensonge, les crédits sont coupés. Ne vous y trompez pas, il s'agit de sommes colossales. Suivez toujours où va l'argent, et vous comprendrez ce qui se passe ! Même la présentatrice télé sur la chaîne Météo reçoit probablement un bon salaire pour animer une émission en prime time sur les changements climatiques. Si vous ne défendez pas les causes humaines du réchauffement, on vous supprime votre émission, et votre salaire avec. Il n'y a rien de mal à gagner de l'argent, mais quand l'argent permet d'acheter des conclusions scientifiques, alors là nous avons un problème. Pour beaucoup, le réchauffement global n'est qu'une grosse pompe à fric. Depuis que Dieu a créé cette planète, le climat de notre terre n'a pas cessé de varier. Il va toujours varier, et le réchauffement auquel nous assistons depuis dix ans n'est pas très différent du réchauffement des années 30, ou de toute autre période antérieure. N'oublions pas que nous sommes à la fin d'une période glaciaire, au cours de laquelle la glace couvrait presque toute l'Amérique du Nord et l'Europe du Nord." (James Spann, météorologue de la chaîne de télévision ABC).

    "Il ne s'agit pas de 2.500 spécialistes qui seraient arrivés à un consensus. Je le sais, j'y ai participé. Tout auteur écrit une ou deux pages en association avec quelqu'un d'autre. Ils voyagent dans le monde entier plusieurs fois par an, pendant plusieurs années, pour écrire leur papier. Les conclusions transmises aux politiques ont été rédigées par environ 13 scientifiques, mais, au bout du compte, le document final a été rédigé par les représentants des gouvernements, des organisations environnementales et des groupements industriels, chacun d'entre eux recherchant son propre intérêt." (Dr Richard Lindzen, Professeur de Science Atmosphérique au MIT, à propos du rapport de l'IPCC).

    "Le climat change tout le temps. Le fait que le climat change ne constitue pas en soi une menace pour l'humanité." (Dr Fred Singer, Physicien de l'Atmosphère à l'Université George Mason).

    La théorie du réchauffement global provoqué par l'activité humaine encourage l'arrogance de l'humanité et alimente le sentiment de sa propre importance, lui faisant croire qu'elle maîtrise son destin, comme celui de la terre. Sur le plan individuel, cela permet aux hommes de flatter leur ego, et de se féliciter quand ils recyclent leurs cannettes de bière ou leurs bouteilles de vin, croyant sauver ainsi la planète. Cela leur fait aussi croire qu'ils peuvent exercer leur jugement à l'encontre de tous ceux qui ne se comportent pas comme eux.

    Le monde ploie sous l'obligation d'adhérer à cette propagande mensongère massive, alors que les scientifiques qui s'efforcent de révéler cette fraude sont réduits au silence, ridiculisés ou licenciés. Les forcenés du contrôle mondial, aux Nations Unies, et leurs chefs intellectuellement limités, ont pour objectif d'utiliser cette hystérie du changement climatique pour imposer des mesures draconiennes de contrôle de la société et de mise en place d'un gouvernement mondial. Ils ont décidé que "l'affaire était entendue," et que le réchauffement global était causé par l'activité humaine.

    Stephen Harper a les deux pieds sur terre et c'est tant mieux. Les écolos veulent que l'on dilapident des fonds publics à leur cause qui équivaut à une goutee d'weau dans l'océan.

    Brigitte van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille disait ceci: «Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde.»...«La guerre de l'eau est un phénomène sociétaire cyclique au cours de l'Holocène. La dernière est commencée depuis plus de cinquante ans et, si le prochain glaciaire s'annonce, elle risque de durer longtemps. L'eau reste malgré tout le premier des gaz à effet de serre ! Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température.»

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 16 décembre 2007 11h42
    Entre Dion qui crie et Harper qui agi. il y a une marge
    Depuis deux ans , le bilan énergétique du Canada s'est amélioré car Harper au lieu d'harranger les foules a agi.

    Voici pourquoi Harper a sonné le glas de Kyoto: « À la fin de 2005, les émissions de gaz à effet de serre surpassaient de 33 p. cent les limites que le Canada s'était engagé à respecter aux termes du Protocole de Kyoto. En raison de l'inaction au cours de la dernière décennie pour contrer les gaz à effet de serre, il est maintenant généralement admis que le Canada ne pourra pas réduire ses émissions au niveau prescrit par le Protocole de Kyoto pendant la période de conformité qui débutera le 1er janvier 2008, soit dans 77 jours. ». Oui, on peut parler de l'inaction des libéraux de Stéphane Dion, le grand parleur associé à Greenpeace....

    Janvier 2007 Sydney Steel : On annonce le début des travaux de 400 millions pour dépolluer ce site. Or, ca fait trente ans que les écolos et Stéphane Dion tergiversent. Pourquoi n'ont ils pas agi ??? Pourquoi les libéraux ont ils mis ce site au premier rang de la liste à dépolluer quand ils ont signé le protocole de Kyoto en 1996 et que c'est Harper qui fait leur promesses, onze ans après???

    Pourquoi c'est Mulroney qui s'est attaqué aux pluies acides provoquées par les industries américaines autour des grands lacs ??? Harper vient de renouveler le protocole sans tambour, ni trompette. C'est pour ca qu'on l'accuse à tort d'être dans la manche à Bush ???

    Dans le cadre du budget de 2007, le gouvernement Harper a annoncé un nouveau financement pour l'environnement de 4,5 milliards de dollars et il a déjà mis en oeuvre une stratégie environnementale complète, qui inclut les initiatives écoÉnergie, la stratégie écoTRANSPORT, le programme écoAUTO afin d'encourager les Canadiens et les Canadiennes à acheter des véhicules écoénergétiques, et un crédit d'impôt pour les usagers du transport en commun. Ils se sont également engagés à l'égard d'un contenu renouvelable de 5 p. 100 pour les véhicules canadiens et ont investi un nouveau financement de 1,5 milliard de dollars (350 millions pour le Québec) pour aider les provinces et les territoires à lutter contre les changements climatiques et la pollution atmosphérique afin d'améliorer la santé des Canadiens et des Canadiennes. » En demander plus relève de l'illogisme...

    Pourquoi Eddy Goldenberg, conseiller au cabinet de Jean Chrétien, a avoué en février 2007 au journaliste du "Le Devoir" ceci: «Quand on a décidé de signer, on savait que c'était extrêmement ambitieux et que ce serait difficile d'atteindre les cibles de Kyoto», a-t-il dit au Devoir. Devant le Canadian Club de London, en Ontario, Eddie Goldenberg a livré essentiellement le même discours, ajoutant même que le gouvernement Chrétien n'était pas prêt à faire face à ce défi. «Les Canadiens étaient prêts à ce qu'on signe ce traité, même si l'opposition officielle aux Communes, quelques gouvernements provinciaux et la communauté des affaires se sont battus bec et ongles à l'époque, a-t-il dit dans son allocution, obtenue par Le Devoir. Mais je ne suis pas certain que l'opinion publique canadienne, qui était très favorable à Kyoto dans l'abstrait, était à ce moment-là prête à faire des gestes concrets pour lutter contre les changements climatiques. Pas plus que le gouvernement lui-même avec ce qu'il y avait vraiment à faire. Les cibles de Kyoto étaient extrêmement ambitieuses et c'était tout à fait possible qu'au bout du compte, les objectifs à court terme doivent être repoussés.»

    Alors qui blâmer? Les libéraux de nous avoir plongé dans un marché de dupes ou Harper qui fait son possible et passe à l'action ???

    Pour ma part, Kyoto avec seulement 35 signatures sur 180 était voué à l'échec. Malgré tous les efforts de ce groupe, ils n'ont pas réussi à endiguer le phénomène et ne réussiront jamais. L'humain ne contrôlera jamais la nature, il se doit de la respecter et les mesures environnementales mises en place change la philosophie de l'homme et sa façon d'agir. Ce qui importe pour l'homme c'est d'avoir l'énergie suffisante pour se chauffer, se nourrir, se mouvoir et d'avoir des sources d'eau potable en abondance.

    Sauver la planète est une religion entretenue par des prédicateurs comme Steven Guilbault, diplômé en théologie et ex-activiste de Greenpeace. Le nettoyage des dégats faits par l'homme par des siècles de négligeance ne peut se faire qu'à moyen terme. Vouloir accélérer les choses est utopique...

    Les pays industriels émergents comme la Chine et l'Inde où 40% de la population mondiale s'y concentre est plus préoccupant que le bilan environnemental du Canada où il se fait des efforts constants. En plus de voir y transférer nos jobs, les chinois le font sans égard à l'environnement.

    Harper a raison, à Bali, il était plus important d'avoir la signature de 180 pays consentant à faire des efforts concertés que d'avoir des cibles pour 35 pays qu'on écrème royalement en $$$. Le consensus doit être mondial, pas seulement kyotiste.

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    dimanche 16 décembre 2007 15h42
    le petit triomphe du libertarien ordinaire
    Amusant de lire ces quelques commentaires contradictoires de libertariens de droite; ces émules de Bob Gratton piochent de contentement en apprenant que Harper est de leur bord. En résumé:

    Les "écolos" sont des fanatiques religieux qui croyaient au refroidissement de la planète il y a trente ans...

    Le réchauffement n'existe pas : il neige...

    Le réchauffement existe parce qu'un Docteur Canadien plus intelligent a "prouvé" que c'est à cause du soleil et des rayons cosmiques...

    Le réchauffement n'existe pas parce que le président tchèque n'y croit pas...

    Le réchauffement existe parce qu'il faudrait que les gros pollueurs arrêtent, c'est-à-dire les États-Unis, la Chine et l'Inde...

    La Chine et l'Inde veulent juste nous voler nos jobs...

    L'éthanol est un complot écolo pour priver le tier-monde de maïs...

    Amusant, non? La motivation première du libertarien de droite: gazer son 4x4 et tirer sur ses canisses de bière dans le bois, pas trop loin d'une belle dompe de pneus pas trop usés. Être contre Bali, c'est protéger sa "liberté" de "gun nut" qui reste tranquille tant qu'on ne s'approche pas trop de lui.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 16 décembre 2007 21h45
    Les verts sont dogmatique, les sceptiques pragmatiques
    Les verts sont dogmatique. N'est ce pas eux qui louangeaient l'Éthanol et ont incité le gopuvernement du Québec à se lancer dans la production. Ils ont voulu arnacher nos champs pour produire de l'énergie au lieu de la nourriture céréalière. Veulent-ils affamer le monde ???

    Ils ont chanté à l'erreur boréale avce un pitre musical. Maintenant avec les 12,000 chômeurs, ils ne sont pas les bienvenus dans les régions forestières et ont perturbé l'économie de nos régions. Merci chers écolos d'avoir sonné le glas de nos scierie. Est-ce celà la simplicité volontaire que vous prêchez ???

    Saviez vous que la bourse du carbone a chuté à 1,30 euro le printemps dernier en europe ? Si vous étiez un industriel qui doit baisser ses émissions et que vous aviez accès à une bourse à bon marché qui vous permet d'éviter des coûts énormes de corrections environnemetales, que feriez vous? Vous sauteriez sur l'aubaine et vous en acheteriez, vous permettant ainsi de ne pas dépolluer. Belle gamique cette bourse...

    Saviez-vous qu'Al Gore est co-propriétaire de la bourse du carbone de Chicago qu'il veut fusionner avec la "future bourse canadienne". Voilà un des intérêts de ce politicien véreux qui était vice-président quand la maison blanche a décidé de ne pas signer le protocole de Kyoto...

    Voici un extrait du «Carbon Trade Swindle Behind Gore Hoax»
    by Richard Freeman and Marcia Merry Baker

    The idea is that if governments cap CO2 emissions, then the "market" will take off for the buying and selling of emissions "allowances." This is the whole point of the "cap-and-trade" plan for CO2. If it sounds crazy, it is. But Gore is just one of the most visible parts of the elaborate (and bi-partisan) schemes that have been set in motion under cover of climate change. Gore's personal financial involvement is blatant, especially through Goldman Sachs-a large shareholder of CCX, and in 2004, the creator of Gore's very own London-based hedge fund, Generation Investment Management.

    AUTREMENT DIT QUAND GORE PASSE À LA CAISSE...

    Maintenant Harper agi, voici les derniers faits:

    NUSA DUA, BALI, Indonésie, le 13 décembre 2007 - Le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, a annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada versera 1,5 million de dollars US au Mécanisme pour un développement propre (MDP). Ce mécanisme permet aux pays industrialisés d'obtenir des crédits d'émission lorsqu'ils investissent dans des projets de réduction des émissions dans des pays en développement.

    Nusa Dua, Bali (Indonésie), le 10 décembre 2007 -- L'honorable John Baird, ministre canadien de l'Environnement, a pris des mesures concrètes aujourd'hui à la Conférence de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se déroule à Bali. Le Canada investira une somme de 85,9 millions de dollars sur une période de quatre ans afin que les Canadiens puissent s'adapter à notre climat changeant. Le ministre Baird était accompagné, lors de cette annonce, de Mme Mary Simon, présidente de l'Inuit Tapiriit Kanatami, et l'une des éminentes conseillères du ministre Canada.

    Le Canada investira :

    15 millions de dollars dans la recherche afin de bonifier les scénarios de changements climatiques;
    14 millions de dollars dans un programme visant à aider les habitants du Nord à évaluer les principales vulnérabilités et possibilités d'adaptation;
    7 millions de dollars aux fins de l'adaptation aux changements climatiques et en santé des collectivités inuites et du Nord;
    14,9 millions de dollars pour développer un système pilote d'alerte et d'intervention sur le climat et les maladies infectieuses afin de protéger la santé des Canadiens des répercussions liées aux changements climatiques;
    35 millions de dollars dans des outils de gestion du risque aux fins de l'adaptation et en appui à l'élaboration et à la mise en ouvre de programmes régionaux.
    « Les Canadiens souhaitent nous voir agir immédiatement au sujet des changements climatiques, et c'est exactement ce que nous faisons », a déclaré l'honorable Gary Lunn, ministre des Ressources naturelles.

    OTTAWA, 27 novembre 2007 -Le ministre de l'Environnement du Canada, John Baird, a émis aujourd'hui la déclaration suivante à la suite de la diffusion du rapport 2007-2008 du Programme des Nations Unies pour le développement - changements climatiques et développement humain. Le rapport annuel donne un aperçu de l'index du développement humain, classant la plupart des pays du monde sur un indice de santé, d'éducation et d'économie. Cette année, le Canada a avancé à la quatrième place alors qu'il se classait à la sixième place l'an dernier.

    COMTÉ D'ESSEX (Ontario), le 25 novembre 2007 - John Baird, ministre canadien de l'Environnement et Jeff Watson, député d'Essex se sont joints aujourd'hui aux représentants de conservation de la nature Canada et des résidants de l'île Pelée pour annoncer l'une des premières réalisations du programme de conservation des zones naturelles, d'une valeur de 225 millions de dollars, instauré par le gouvernement du Canada - la prochaine conservation d'un habitat d'importance internationale sur la renommée île Pelée, située dans le sud-ouest de l'Ontario.

    OTTAWA (ONTARIO), Le 21 novembre 2007 - Le gouvernement du Canada a de nouveau pris des mesures importantes pour assurer la conservation des sites naturels du Nord canadien en annonçant l'inaliénation de plus de 10 millions d'hectares de terres dans les environs du bras Est du Grand lac des Esclaves et autour de la rivière Ramparts et de ses terres humides, dans les Territoires du Nord-Ouest. Il s'agit d'une des initiatives de conservation les plus marquantes de l'histoire du Canada.

    HAMILTON (Ontario), le 9 novembre 2007 - L'honorable John Baird, ministre de l'Environnement, David Sweet, député d'Ancaster-Dundas-Flamborough-Westdale et Mike Wallace, député de Burlington, ont annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada investira 30 millions de dollars afin de nettoyer le sédiment contaminé de Randle Reef, dans le secteur préoccupant du havre Hamilton dans les Grands Lacs.

    « Prendre des mesures pour épurer les Grands Lacs et nos eaux canadiennes est important pour ce gouvernement », a déclaré le ministre Baird. « Randle Reef est une priorité. Voilà pourquoi notre gouvernement accorde les fonds immédiatement. Notre but est que la rive du lac Hamilton retourne à une utilisation économique et récréative productive pour notre bien et celui de nos enfants. »

    Le havre Hamilton est le site canadien le plus important et le plus gravement contaminé des Grands Lacs. On s'attend à ce que la province d'Ontario ainsi que ses partenaires municipaux et locaux contribuent chacun pour un tiers des coûts restants.

    Winnipeg, le 7 novembre 2007 - L'honorable John Baird, ministre de l'Environnement, et l'honorable Vic Toews, président du Conseil du Trésor, ont annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada accroît son soutien pour assainir le lac Winnipeg. Ainsi, le gouvernement investira 18 millions de dollars dans le cadre du Plan d'action pour l'assainissement de l'eau afin de régler de graves problèmes de qualité de l'eau que connaît le lac. C'est 11 millions de dollars de plus que les 7 millions de dollars que ce gouvernement avait déjà promis.

    JACKSON'S POINT (Ontario), le 12 octobre 2007 - L'honorable John Baird, ministre de l'Environnement, et l'honorable Peter Van Loan, leader du gouvernement à la Chambre des communes et ministre de la réforme démocratique, ont annoncé aujourd'hui que le gouvernement du Canada investit 12 millions de dollars pour soutenir l'assainissement du lac Simcoe.

    MONTRÉAL, 22 Septembre 2007 - Le ministre de l'Environnement du Canada, John Baird, est heureux d'annoncer que les pays présents à la conférence du Protocole de Montréal ont conclu un important accord en vue d'accélérer l'élimination progressive des substances qui appauvrissent la couche d'ozone et causent les changements climatiques.

    « Le Protocole de Montréal, déjà considéré comme l'accord environnemental le plus fructueux à ce jour, fera encore plus pour protéger la couche d'ozone et lutter contre le problème le plus criant de notre époque - les changements climatiques, a déclaré le ministre Baird. L'annonce d'aujourd'hui met en évidence le type de mesures concrètes que réclament les citoyens du monde entier. »

    MONTRÉAL, le 17 septembre 2007 - Le ministre de l'Environnement du Canada, John Baird, a reçu aujourd'hui au nom du gouvernement du Canada un prix du Programme des Nations unies pour l'environnement soulignant la contribution importante du Canada au succès du Protocole de Montréal, qui vise à protéger la couche d'ozone.

    « Je suis honoré que les Nations unies saluent le leadership du Canada en ce qui concerne la protection de la couche d'ozone », a déclaré M. Baird. « Il y a 20 ans, le Canada en tête, nous avons franchi une étape cruciale pour la protection de la couche d'ozone. Aujourd'hui, le Canada assume une fois de plus un rôle de chef de file en prônant l'accélération de l'élimination graduelle des hydrochlorofluorocarbures (HCFC). Je suis fier de la position que le Canada continue d'occuper sur la scène mondiale. »

    Bon j'arrête, ca tranche avec le discours négatif de certains à propos du gouvernement Harper. Je pourrais ajouter des centaines de gestes que ce gouvernement a fait pour améliorer la situation.

    Je ne fais pas un trip de libertarien mais je dis la vérité qui irrite les menteurs et les médiseurs...

    J'aime ieux me fier à un gouvernement responsable et qui agi qu'à une bande d'activistes qui ne seront jamais au pouvoir...

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    dimanche 16 décembre 2007 22h06
    @ Yvon Dionne
    Votre étalage idéologique ne vous rend pas plus crédible que les écolos que vous essayez de discréditer. Même que votre individualisme libertaire vous empêcherait en principe de critiquer ainsi les opinions des autres.

    L'initiative de Bali mérite autant d'exister que les think tanks de droite que vous affectionnez. Si vous croyez aux forces du marché, les écolos aussi, et en ce sens ils ne portent pas plus d'ornières que vous. Les écolos se préoccupent d'enjeux qui dépassent de loin les intérêts individuels des marionettes de service; ils savent que le premier ministre Harper n'est que le représentant d'une industrie qui a toujours utilisé l'état pour la défendre, et qui sera remplacé au besoin.

    Le $5000 que le méchant état québécois voudrait vous soutirer à l'achat d'un véhicule polluant, les grandes compagnies d'automobiles le font déjà en vendant à des prix excessifs des paquets de tôles sur des frames de truck, le tout basé sur des technologies complètement désuètes; l'important est qu'ils soient toujours plus lourd pour consommer un max d'essence. Ceux qui veulent acheter leur Hummer, pour le symbole ostentatoire de liberté individuelle qu'il représente, seraient heureux de payer un $5000 de plus en taxes punitives; le luxe bête et stupide se paye, l'industrie du pétrole continuerait de se porter à merveille, et l'honneur des libertaires armés resterait sauf.

    Du fric, c'est juste du fric. Il y aura toujours quelqu'un qui "voudra votre bien" en se crissant de votre liberté, que vous soyez de gauche ou de droite. Si vous n'avez besoin de personne, ni d'un vendeur de char ni d'un député, il reste encore quelques "planchers de vaches" assez loin pour évitez de croiser ces écolos fanatiques qui se multiplient. Et attention de ne pas marchez sur de petites couleuvres libres, parce qu'il y en a au moins une espèce qui est venimeuse...

  • Dauphin_fou
    Inscrit
    lundi 17 décembre 2007 08h47
    Cachez ce nez qui allonge honteusement!!!
    Les seules personnes que j'ai vu invectiver le réchauffement climatique avaient des intérêts dans l'utilisation massive du pétrole.
    Connaissant l'argent facile que le pétrole fait réaliser à ces gens, il n'est pas surprenant qu'ils tentent d'insérer le doute dans la population comme le faisait les inquisiteurs...

    DE LA MANIPULATION :

    Un soi-disant docteur en réchauffement climatique nous dit que seul le soleil règle la température de la Terre. Or, on a démontré que lors de grandes extinctions (ie. dinosaures) il s'est produit une hausse du taux de gaz carbonique et de la température.

    L'ONU, un organisme proche des Verts. Vraiment?
    Pour naître, les Américains ont exiger des droits extraordinaires, les pourfendeurs de Kyoto. Et ce n'est certainement pas avec une optique environnementale qu'en 1945 -à la sortie de la 2ème grande guerre- on créa ce puissant organisme de médiation international.

    Arnold Schwarzeneger serait un pro-Kyoto. C'est celui-là même qui, à son élection, a reporté de plusieurs années le fameux programme de réduction de gaz à effets de serre.

    Le Canada n'aurait pas les moyens d'appliquer Kyoto.
    Avec le 9ème PIB mondial (Quid) et seulement 30 millions de personnes, c'est un argument difficile à soutenir.

    Les tempêtes qui sévissent depuis quelques semaines constituraient une victoire sur le climat.
    Dans les 10 années précédentes, 6 ont été parmi les 10 plus chaudes jamais enregistrées. Le 5 janvier dernier, je montais sur un des plus hauts sommets de la Nouvelle Angleterre, et il y faisait davantage automne qu'hiver. Sans glace ni neige, il pleuvait. Le Ranger m'a dit que c'était du jamais vu.

    Je ne sais pas ce que ces gens attendent pour se rendre à l'évidence, mais je sais que je n'attendrai pas après eux.

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