Darfour: la CPI vise les cercles dirigeants soudanais
New York — Le procureur en chef de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé hier qu'il comptait enquêter sur la responsabilité de hauts dirigeants soudanais dans la poursuite de crimes contre l'humanité au Darfour.
Le Soudan a accusé le procureur Luis Moreno-Ocampo de politiser la question et a averti que ses actions pourraient menacer les perspectives de paix dans la province occidentale soudanaise.
M. Moreno-Ocampo a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à rappeler au Soudan son obligation d'arrêter deux suspects inculpés de crimes contre l'humanité au Darfour, estimant que Khartoum ne coopérait pas avec lui et restait impliqué dans des exactions.
Il a souligné qu'un des inculpés, Ahmad Haroun, l'ancien ministre de l'Intérieur, non seulement était libre mais avait même été promu au poste de ministre des Affaires humanitaires, poste qu'il a utilisé pour prendre part à une «campagne calculée et organisée» de violences contre les 2,5 millions de déplacés du Darfour. «Tout indique qu'il ne s'agit pas d'actes chaotiques et isolés, mais d'attaques systématiques», selon M. Moreno-Ocampo .
Le procureur en chef de la CPI, qui a lancé une enquête en 2005 à la demande du Conseil de sécurité, a déclaré que les violences observées en 2003-04 étaient «la première phase d'un plan criminel coordonné par Ahmad Haroun», entraînant des millions de personnes déplacées de leurs villages vers des camps.
«Dans la deuxième phase, qui se déroule actuellement sous nos yeux, les victimes sont attaquées dans les camps. Ahmad Haroun est un acteur clé. Mais il n'est pas seul», a déclaré M. Moreno-Ocampo en ajoutant que le fait qu'il n'ait pas été arrêté indiquait clairement qu'il avait le soutien de responsables gouvernementaux de haut rang.
«Mon bureau continuera à enquêter pour savoir qui porte la plus grande responsabilité des attaques qui se poursuivent contre les civils; qui maintient Haroun dans une position qui lui permet de commettre des crimes; qui lui donne des instructions», a-t-il dit devant le Conseil.
L'ambassadeur du Soudan aux Nations unies, Abdalmahmoud Abdalhalim, a accusé le procureur de «faillite morale et professionnelle» et dénoncé son rapport comme la «mère de toutes les inventions». «En aucun cas nous ne remettrons nos ressortissants à la CPI, a-t-il dit à des journalistes. S'il y a des accusations contre notre peuple, la justice soudanaise est bien plus capable.»
L'ambassadeur a ajouté que les travaux de M. Moreno-Ocampo entraveraient la feuille de route pour la paix, qui prévoit e déploiement d'une force de maintien de la paix des Nations unies et de l'Union africaine.
Le Soudan a accusé le procureur Luis Moreno-Ocampo de politiser la question et a averti que ses actions pourraient menacer les perspectives de paix dans la province occidentale soudanaise.
M. Moreno-Ocampo a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à rappeler au Soudan son obligation d'arrêter deux suspects inculpés de crimes contre l'humanité au Darfour, estimant que Khartoum ne coopérait pas avec lui et restait impliqué dans des exactions.
Il a souligné qu'un des inculpés, Ahmad Haroun, l'ancien ministre de l'Intérieur, non seulement était libre mais avait même été promu au poste de ministre des Affaires humanitaires, poste qu'il a utilisé pour prendre part à une «campagne calculée et organisée» de violences contre les 2,5 millions de déplacés du Darfour. «Tout indique qu'il ne s'agit pas d'actes chaotiques et isolés, mais d'attaques systématiques», selon M. Moreno-Ocampo .
Le procureur en chef de la CPI, qui a lancé une enquête en 2005 à la demande du Conseil de sécurité, a déclaré que les violences observées en 2003-04 étaient «la première phase d'un plan criminel coordonné par Ahmad Haroun», entraînant des millions de personnes déplacées de leurs villages vers des camps.
«Dans la deuxième phase, qui se déroule actuellement sous nos yeux, les victimes sont attaquées dans les camps. Ahmad Haroun est un acteur clé. Mais il n'est pas seul», a déclaré M. Moreno-Ocampo en ajoutant que le fait qu'il n'ait pas été arrêté indiquait clairement qu'il avait le soutien de responsables gouvernementaux de haut rang.
«Mon bureau continuera à enquêter pour savoir qui porte la plus grande responsabilité des attaques qui se poursuivent contre les civils; qui maintient Haroun dans une position qui lui permet de commettre des crimes; qui lui donne des instructions», a-t-il dit devant le Conseil.
L'ambassadeur du Soudan aux Nations unies, Abdalmahmoud Abdalhalim, a accusé le procureur de «faillite morale et professionnelle» et dénoncé son rapport comme la «mère de toutes les inventions». «En aucun cas nous ne remettrons nos ressortissants à la CPI, a-t-il dit à des journalistes. S'il y a des accusations contre notre peuple, la justice soudanaise est bien plus capable.»
L'ambassadeur a ajouté que les travaux de M. Moreno-Ocampo entraveraient la feuille de route pour la paix, qui prévoit e déploiement d'une force de maintien de la paix des Nations unies et de l'Union africaine.
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