La junte birmane prépare une nouvelle Constitution
La junte birmane a entrepris la rédaction d'une nouvelle Constitution, troisième des sept étapes d'une «feuille de route vers la démocratie», a annoncé hier lors d'une conférence de presse le ministre de l'Information, Kyaw Hsan.
Il n'a pas précisé combien de temps durerait cette rédaction confiée à un comité de 54 personnes nommées par l'armée. L'élaboration des principes fondamentaux détaillés de la Constitution a pris plus de 14 ans à une Convention nationale également nommée par la junte.
Lors de la même conférence de presse, le chef de la police, Khin Yi, a précisé que 2927 personnes, dont 596 moines, avaient été arrêtées lors des manifestations d'août et septembre, déclenchées par la hausse des prix des carburants avant de prendre la forme d'une contestation de la junte en place depuis 1962. Quatre-vingts personnes, dont 21 moines, restent détenues en attendant les résultats d'enquêtes sur ces manifestations, les plus importantes en près de 20 ans.
Des «mesures légales» dont il n'a pas précisé la nature seront prises contre les personnes jugées coupables, a-t-il ajouté.
La répression de ces manifestations a fait au moins 15 morts, suscitant des critiques sans précédent de la communauté internationale et des pressions en faveur de réformes démocratiques.
Hier, la télévision d'État a annoncé que le régime militaire a libéré plus de 8500 prisonniers, mais la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'opposition, a indiqué que seulement 10 dissidents politiques avaient été libérés.
Selon Amnesty international, la Birmanie détiendrait plus de 1800 prisonniers politiques dont 700 arrêtés lors des manifestations de septembre.
Il n'a pas précisé combien de temps durerait cette rédaction confiée à un comité de 54 personnes nommées par l'armée. L'élaboration des principes fondamentaux détaillés de la Constitution a pris plus de 14 ans à une Convention nationale également nommée par la junte.
Lors de la même conférence de presse, le chef de la police, Khin Yi, a précisé que 2927 personnes, dont 596 moines, avaient été arrêtées lors des manifestations d'août et septembre, déclenchées par la hausse des prix des carburants avant de prendre la forme d'une contestation de la junte en place depuis 1962. Quatre-vingts personnes, dont 21 moines, restent détenues en attendant les résultats d'enquêtes sur ces manifestations, les plus importantes en près de 20 ans.
Des «mesures légales» dont il n'a pas précisé la nature seront prises contre les personnes jugées coupables, a-t-il ajouté.
La répression de ces manifestations a fait au moins 15 morts, suscitant des critiques sans précédent de la communauté internationale et des pressions en faveur de réformes démocratiques.
Hier, la télévision d'État a annoncé que le régime militaire a libéré plus de 8500 prisonniers, mais la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'opposition, a indiqué que seulement 10 dissidents politiques avaient été libérés.
Selon Amnesty international, la Birmanie détiendrait plus de 1800 prisonniers politiques dont 700 arrêtés lors des manifestations de septembre.
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