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Poutine et Chavez, même combat

Tous deux sont des «démocrates» contestables et contestés, à l'étranger si ce n'est dans leurs pays. Tous deux sont assis sur d'immenses réserves d'hydrocarbures qu'ils utilisent comme atout politique. Tous deux sont partisans d'une concentration personnelle du pouvoir. Tous deux cherchent à contourner les institutions — ou à les modifier — pour se perpétuer au sommet. Tous deux agitent le spectre de l'étranger, les sombres machinations américaines ou occidentales, pour maintenir leur popularité.

Et tous deux — ce dimanche 2 décembre 2007 — ont tenu des consultations (référendum et élections législatives) qui sont en réalité des plébiscites sur leur personne. «C'est moi ou c'est Bush», a dit Hugo Chavez aux Vénézuéliens. «C'est moi ou le chaos», a dit Vladimir Poutine aux Russes.

Dans les deux cas, toute posture politique d'opposition est automatiquement taxée d'ignominie, de trahison, d'illégitimité. Si on ne vote pas «Russie unie», on est un ennemi du peuple. Si on vote «non» au Venezuela, on est un ennemi du peuple.

À Caracas ou à Moscou, les discours de fin de campagne sont explicites: Chavez militarise les champs de pétrole et annonce qu'il pourrait fermer le robinet à ses clients américains — rodomontade sans doute, mais qui donne le ton. Et Poutine, qui sait comme Chavez manier le langage vulgaire, avertit l'Ouest qu'il ne doit pas «fourrer son nez morveux» (sic) dans les affaires de la Russie.

La dénonciation du «parti de l'étranger» est une méthode éprouvée. Elle fonctionne à plein en Russie, un peu moins au Venezuela, mais quand même. Dans le cas du Venezuela, il faut dire qu'il y a effectivement eu tentative de putsch contre Chavez en 2002, avec de probables appuis à Washington et à Madrid. Mais n'oublions jamais que Chavez fut lui-même un putschiste en 1992! Et certains disent qu'il remet ça aujourd'hui, de façon beaucoup plus subtile: ses 69 modifications constitutionnelles équivalent selon l'opposition à un véritable «coup d'État constitutionnel».

***

On a beaucoup parlé de ce renouvellement illimité des mandats du président, que recherche Hugo Chavez. Il est vrai que beaucoup de pays démocratiques ne fixent aucune limite à ce chapitre. Mais, dans le contexte d'une Amérique latine longtemps peuplée de caudillos, la limite généralement fixée à un ou deux mandats présidentiels était une sage précaution. Et puis Chavez lui-même vient d'évoquer une présidence... jusqu'à l'an 2050! De quoi accréditer l'idée qu'il veut vraiment être un second Fidel Castro.

Il n'y a pas que les mandats présidentiels... La centralisation des pouvoirs, la mainmise directe de la présidence sur les ressources naturelles, la possibilité de censure des médias, la tutelle des universités, l'instauration de structures régionales nommées par Caracas: tous ces éléments du projet constitutionnel sont dénoncés par l'opposition, autant sinon plus que les mandats illimités du président.

D'autant que ces «nouveautés» ressemblent étrangement à ce qui s'est passé en Russie ces dernières années. En 2002-2004, une réforme inspirée par Vladimir Poutine a aboli l'élection des gouverneurs régionaux, source importante de contre-pouvoirs face au Kremlin. Eh bien, les gouverneurs russes sont désormais nommés par le président. Avec ses nouvelles structures régionales, Chavez veut faire la même chose au Venezuela.

Mais il est clair que la limitation des mandats présidentiels embête Hugo Chavez, comme elle embête Vladimir Poutine. Pour l'instant, le leader russe n'a pas contesté la Constitution qui lui interdit un troisième mandat consécutif. Il semble plutôt engagé dans de grandes manoeuvres pour contourner l'obstacle. Première étape: le triomphe prévu de «Russie unie» aux législatives.

Selon une hypothèse qui court, un président «malléable» pourrait être installé tout juste pour quelques mois au Kremlin, lors des présidentielles de mars 2008... à la suite de quoi Poutine pourrait revenir en toute légalité.

Dernier élément de l'actuel virage antidémocratique: l'instauration de la proportionnelle pure. Jusqu'aux législatives de 2003, une poignée de députés libéraux d'opposition avaient pu se faire élire à la Douma grâce au scrutin uninominal (en usage pour 50 % des sièges). Le passage complet à la proportionnelle (avec un seuil fixé à 7 % pour les petits partis) est une véritable catastrophe pour l'opposition russe.

***

Ce nouvel autoritarisme conserve plusieurs éléments de la démocratie formelle. Il y a encore des consultations électorales ou référendaires. Il y a encore des partis politiques, même s'ils sont de plus en plus étouffés en Russie. Il y a encore — davantage au Venezuela, moins en Russie — des îlots de liberté de presse. Et puis, en 2007 dans les rues de Caracas ou de Moscou, ce n'est pas la grisaille soviétique ou cubaine.

Mais la polarisation apocalyptique de l'affrontement avec l'opposition; la concentration du pouvoir politique, de l'administration et de l'économie; la dénonciation rituelle d'un «ennemi étranger» toujours bien utile: rien de tout cela n'est de bon augure pour les «démocraties» russe et vénézuélienne.

François Brousseau est chroniqueur d'information internationale à Radio-Canada. On peut l'entendre tous les jours à l'émission Désautels à la Première Chaîne radio, et lire ses carnets sur www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets.

francobrousso@hotmail.com
 
 
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  • jean claude pomerleau - Inscrit
    3 décembre 2007 08 h 35
    Leçon de démocratie: 50% plus un.
    M Chavez a dit que même si le NON l'avait emporté par une voix il aurait reconnu le résultat.Ce qu'il a fait ayant perdu par moins de un pour cent. Confondre ce dernier avec Poutine relêve de l'ignorance crasse.Avant de donner des leçons de démocratie au Vénézueliens vous devriez vous battre sur le front de cette grande démocratie canadienne qui proclame dans sa Loi C 20 que la majorité dans un référendum est variable (au nom de la calrté). La médiacratie quand tu nous tient.
    JC Pomerleau
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  • Michel Leclaire - Abonné
    3 décembre 2007 10 h 11
    les «démocraties»
    M. Brousseau, ce que l'on appelle démocratie permet « au bon peuple » de voter tous les quatre ans et de se faire contrôler le reste du temps par les multinationales et les corporations contrôlées par quelques milliers de milliardaires sans conscience. Je préfère, et de loin, M. Chavez à M. Bush ou aux autres Harper de ce monde qui n'ont aucune considération pour le bien-être commun. Dans le monde des supposés démocraties, elles sont des dictatures subtiles donc beaucoup plus dangereuses.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    3 décembre 2007 10 h 26
    Le simplisme médiatique!
    Tous deux sont de grands méchants qui se tiennent droits devant les défenseurs du bien.
    Tous deux sont arrogants vis-à-vis, les tueries et l'effronterie de ce principal administrateur-promoteur de l'axe du bien.

    À part ce dénominateur commun, en y ajoutant l'outil du pétrole, peu de chose les unit.

    Le simplisme médiatique les met dans le même sac, rapidement, avec des arguments clichés qui ne reposent sur rien d'autre que des peurs façonnées laborieusement avec des images du passé. On parle constamment de la peur de leurs actes futurs.

    Pauvre M. Brousseau, avec sa boule de cristal du grand méchant!
    Vous devriez parler de l'actualité, M. Brousseau pas de ce futur apocalyptique que vous voyez au travers ces méchants faciès qui vous répugnent.

    Pour employer la tournure de vos mots: la dénonciation rituelle de ces «ennemis de la démocratie» est toujours bien utile! Et vous vous y vautrez amplement!

    Vos lacunes historiques sont épouvantables et associées à votre aveuglement des réalités, ça devient catastrophique!

    La concentration du pouvoir politique, de l'administration et de l'économie. Une de vos grandes peurs! Quel genre de pouvoir, d'administration et d'économie connaissait toute l'Amérique latine avant son éveil? Soyez honnête M. Brousseau, si vous connaissez l'Histoire sud-américaine, ne la mettez pas de côté.

    « Tous deux agitent le spectre de l'étranger, les sombres machinations américaines ou occidentales, pour maintenir leur popularité. »
    "Le spectre des machinations états-uniennes"!!!
    Est-ce un excès de naïveté, votre jeunesse, votre manque d'expérience ou une réelle faiblesse de l'esprit qui vous fait nier les réelles ingérences états-uniennes qui se sont déroulées depuis toujours en Amérique latine et qui continuent activement, constamment?
    Votre malhonnêteté intellectuelle est-elle volontaire?
    Ne connaissez-vous pas le NED (National Endowment for Democracy) qui défend officiellement la "liberté" à travers le monde. Ne connaissez-vous pas ses méthodes, ses budgets, ses infiltrations, ses agissements, son rôle dans le coup d'État raté d'avril 2002 au Venezuela?
    Renseignez-vous un peu sérieusement M. Brousseau, au lieu de surfer sur les clichés des gros méchants. Vous devriez avoir honte!

    Il est malhonnête de dire que la popularité de Poutine ou de Chavez repose sur l'agitation du spectre du mal états-unien ou occidental. Les Russes et les Vénézuéliens vivent mieux et c'est pourquoi ils supportent leur président. Les Russes sont sortis de leur terrible situation économique et de leur honte de la puissance déchue. Les Vénézuéliens sont devenus des citoyens à part entière et ont retrouvé une dignité d'Êtres humains. Voilà sur quoi repose la popularité de Chavez et Poutine.

    «il faut dire qu'il y a effectivement eu tentative de putsch contre Chavez en 2002, avec de probables appuis à Washington et à Madrid»

    Il n'y a pas eu «tentative» de putsch contre Chavez en 2002, il y a eu un putsch. Les putschistes ont pris le pouvoir pendant 48 heures avant d'être renversé par la détermination de la rue. Chavez a eu miraculeusement la vie sauve. Il a été sauvé grâce à son entêtement à ne pas signer sa démission qu'on voulait lui imposer. Le bon cardinal Ignacio Velasco a tenté, en utilisant son image pieuse avec Chavez de le convaincre de signer. Chavez préférait mourir plutôt que de renier son peuple qui l'avait élu.
    C'est par un bout de papier mis dans une poubelle à l'intention d'un gardien lui étant fidèle, sur lequel il avait griffonné que jamais il ne démissionnerait, tout en y apposant sa signature, c'est par ce bout de pays télécopié à travers le pays et dans tous les médias possibles que le peuple a su que Chavez était en vie et était retenu prisonnier.

    Le coup d'État du 11 avril 2002 est très bien documenté, tout comme celui du Chili du 11 septembre 1973, tout comme celui de l'opération Condor. M. Brousseau devrait étudier avant de ridiculiser le «spectre» que brandit Chavez lorsqu'il parle des sombres machinations américaines .

    M. Brousseau nous rappelle: «Mais n'oublions jamais que Chavez fut lui-même un putschiste en 1992!». Mais il oublie de parler du caracazo 27 février 1989 où il y eu 3000 morts lors de la répression des manifestations populaires contre le gouvernement extrêmement corrompu de Carlos Andrés Pérez qui voulait privatiser le secteur pétrolier tout en faisant un virage net vers le néolibéralisme et en augmentant substantiellement les tarifs du transport en commun. Ce sont ces 3000 personnes massacrées qui ont déclenché l'action du Mouvement révolutionnaire bolivarien 200 (MRB-200), le 4 février 1992.
    Ne pas expliquer l'ensemble de la situation, tout en mettant de côté les incroyables injustices qui favorisaient un taux de pauvreté croissant dans ce pays flottant sur le pétrole, s'appelle: de la malhonnêteté intellectuelle!


    Le langage grossier!!!
    «Et Poutine, qui sait comme Chavez manier le langage vulgaire, avertit l'Ouest qu'il ne doit pas «fourrer son nez morveux» (sic) dans les affaires de la Russie.»
    Quelle joie que ce langage grossier, vulgaire, pour dénigrer celui qui l'utilise.
    Chavez parle la langue du peuple "¡El no tiene pepita en la lengua!" comme disent les Vénézuéliens (On pourrait traduire par: "il n'a pas la langue dans sa poche!")
    Oui, Chavez ne se gêne pas pour être grossier. Malgré tous les gros mots et les insultes qu'il emploie, sa langue n'a pas tué personne.
    Certains, beaucoup plus hypocrite et qui savent manier la langue qui plaît, discours avec de beaux mots comme démocratie, liberté, mais derrière leur langage suave se cachent des tueries épouvantables.
    Les journalistes comme M. Brousseau préfèrent nous expliquer le pourquoi de ses massacres, ils préfèrent nous démontrer leurs justifications et s'offusquent comme des saintes vierges offensées de ces écarts de langage qui dénoncent l'injustice et l'ingérence. Ce mode direct de dire la réalité des choses, cette façon de dire que le sang coule inutilement par la faute de ces maîtres de l'hypocrisie encensés par les grands analystes érudits (sic)!!!
    On préfère tenir sous silence les actes de ces nez morveux, tout en dénonçant la grossièreté du langage de ceux qui ne trouvent pas de meilleurs mots pour les dénoncer.


    M. Brousseau manipule les déclarations en les utilisant hors contexte.
    «Et puis Chavez lui-même vient d'évoquer une présidence... jusqu'à l'an 2050! De quoi accréditer l'idée qu'il veut vraiment être un second Fidel Castro.»

    Pour peaufiner l'image du méchant, on fait feu de tout bois: Chavez déclare qu'il pourrait être président jusqu'en 2050! Non, mais, encore une fois, soyons honnêtes. Rapportez ainsi ses mots sans connaître son propos et surtout en ne reconnaissant pas le langage "¡sin pepita en la lengua!" de Chavez, est, encore une fois, faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    Aujourd'hui Chavez a perdu.
    Une fois de plus, les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes ont offert une leçon de démocratie au monde.
    Aujourd'hui, Chavez vient de gagner et ces fabricants d'images, ces façonneurs de diables et de démons ont subi un revers.

    Il était souhaitable que Chavez perdre ce référendum. Pour qu'il puisse ainsi démontrer au monde entier son coeur démocratique honnête et sincère. Mais sa lutte pour vaincre la pauvreté et rendre ce coin du monde meilleur ne va pas s'arrêter pour autant. L'Amérique latine est en éveil.

    Je ne comprends pas pourquoi des journalistes s'acharnent à dénigrer ceux qui améliorent les conditions des plus démunies.
    Je ne comprends pas pourquoi on ne parlait pas quotidiennement de dictature pendant toutes ces années d'atrocités vécues par ces pauvres d'Amérique latine.
    Je ne comprends pas pourquoi des journalistes défendent les pétrolières et nous font pleurer parce que celles-ci perdent d'immenses profits à cause des nationalisations des champs pétroliers?
    Je ne comprends pas pourquoi on prône l'exploitation des pauvres et de leurs richesses nationales et qu'on ne supporte pas ceux qui leur offrent la dignité humaine à laquelle ils ont droit.

    Il est temps que la dénonciation des méchants s'oriente vers la dénonciation des bons.
    Il est temps qu'on nous berce de textes dénonçant ces actes répugnants que les maîtres du bien font subir au monde.

    Il est temps qu'on nous dise quotidiennement et sans relâche que les États-unis dépensent 68 millions à l'heure pour les armes et la guerre.
    Il est temps de penser à mettre côte à côte les budgets accordés pour l'aide humanitaire, pour la santé, pour l'eau potable, pour améliorer les conditions de vie ET les budgets de défense (sic) (SOIXANTE-HUIT MILLIONS À L'HEURE).

    68 millions à l'heure pour la guerre et on nous parle du méchant Poutine et du méchant Chavez!!!
    Non, mais...


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    3 décembre 2007 11 h 30
    De pommes et d'oranges
    Il est vrai qu'on peut voir certaines similarités entre Chavez et Poutine mais de là à dire qu'ils sont de la même étoffe est peut-être un peu exagéré. Il semble, selon les informations, qu'il y a eu de la fraude généralisée en Russie lors du scrutin d'hier alors que Chavez a perdu son référendum et aurait, apparemment, concédé la victoire au clan du Non. Il semblerait donc, du moins à première vue, que le référendum au Vénézuéla a été généralement fait dans le respect de la démocratie malgré le fait que Chavez contrôle la majorité des média au pays. Reste à voir ce qu'il fera dans les prochains mois.

    D'autre part il n'est pas rare, particulièrement dans les pays où règne une certaine instabilité, de traiter l'adversaire de tous les noms et on peut dire que Chavez et Poutine ne font pas exception. En outre, les États-Unis sont au plus bas dans l'opinion internationale et ils deviennent une cible parfaite. Enfin, la question visant à autoriser le président à se représenter indéfiniment à la présidence est peut-être un peu problématique en Amérique latine mais il ne faut pas oublier qu'un Premier Ministre au Canada et dans chacune des provinces peut aussi se représenter indéfiniment et un PM populaire pourrait en théorie être élu jusqu'en 2050 ici au Canada. C'est vrai qu'il y a des nuances à faire entre les pouvoirs d'un PM au Canada et d'un Président au Vénézuéla mais cet aspect du projet Chavez n'a peut-être pas l'amplitude qu'on voudrait lui donner.

    En conclusion, le fait que Chavez ait perdu son référendum est peut-être de bon augure pour la démocratie vénézuélienne.
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  • Yvon Dionne - Inscrit
    3 décembre 2007 16 h 27
    Deux pommes avariées
    Bon texte de François Brousseau. Les deux régimes font la preuve que les «consultations populaires» peuvent servir à bien des causes. Dans les deux cas, c'est la recherche de la dictature. Les deux régimes font taire l'opposition. Une petite différence toutefois: le Vénézuela n'est pas habitué à la dictarure alors qu'en Russie, ils y voient un moyen d'obtenir plus de stabilité. Ici d'ailleurs, nous sommes toujours prêts à sacrifier la liberté au nom de la sécurité, de l'égalité, etc. Tous ces régimes, y compris le nôtre, ne diffèrent que par l'emphase mise sur les contrôles étatiques.

    Chavez n'a sûrement pas dit son dernier mot, car il contrôle les revenus du pétrole, la police et l'armée. Il a déjà éliminé plusieurs médias qui s'opposaient à lui. Son modèle, c'est Castro. Son mouton noir, comme Castro, ce sont les États-Unis. Nous avions des Sheiks d'Arabie; nous avons maintenant un Sheik à Caracas.

    Yvon Dionne
    http://www.yvondionne.org/
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  • David Litvak - Inscrit
    3 décembre 2007 20 h 44
    Option USA
    Voici deux articles qui vous donneront des informations pertinentes sur ce qui est digne d'être appelé l'Option USA du Venezuela.

    http://www.chavezcode.com/2007/11/operation-pliers
    http://counterpunch.com/petras11272007.html

    Je me permets aussi de renvoyer les lecteurs intéressés à mon article sur le sujet :

    http://www.vigile.net/Un-referendum-a-la-quebecois
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  • André Loiseau - Abonné
    4 décembre 2007 01 h 33
    @ Serge Charbonneau
    Désolé M.Brousseau mais la lettre de M.Charbonneau m'en a appris beaucoup plus que votre éditorial actuel. Cette lettre devrait être publiée à côté de votre éditorial pour fin de clarté, par devoir de vérité.
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