Baisse de la violence - Les Irakiens sont de plus en plus nombreux à rentrer chez eux
26 novembre 2007
Actualités internationales
Bagdad — Un flot régulier de réfugiés irakiens, incités à rentrer chez eux par la baisse de la violence, a conduit hier les autorités irakiennes à renforcer les contrôles aux frontières, et l'ONU à mettre en garde contre trop d'optimisme.
«Nous accueillons un nombre énorme de familles déplacées aux frontières avec la Syrie et la Jordanie», a annoncé à la presse à Bagdad le général Mohsen Abdoul Hassan, chef de la police des frontières.
Il n'a pas donné d'indications chiffrées, mais le gouvernement de Nouri al-Maliki a mentionné ces derniers temps le retour de milliers de familles, qui avaient fui la violence pour s'installer notamment en Syrie et en Jordanie.
La mission de l'ONU en Irak a fait état, dans un communiqué samedi, d'un «flot de réfugiés et de déplacés» ayant pris le chemin du retour. À Genève, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a récemment déconseillé un retour précipité au vu de la fragilité de la situation.
Selon les organisations internationales, plus de 1,4 million d'Irakiens ont cherché refuge en Syrie depuis l'invasion américaine de mars 2003. Mais leur situation est devenue de plus en plus critique dans un pays qui n'a pas les moyens de leur offrir une assistance financière ou du travail.
En outre, entre 500 000 et 750 000 Irakiens ont cherché refuge en Jordanie, selon des organismes internationaux.
Quelque deux millions de personnes sont également déplacées à l'intérieur du pays, fuyant les secteurs les plus violents ou les plus hostiles à leurs communautés.
«Nous avons des difficultés à faire face à cet afflux», a souligné le général Mohsen Abdoul Hassan, évoquant les «longues files de véhicules» qui se forment aux frontières.
Les gardes-frontières ont déjà fort à faire pour tenter de stopper les trafiquants d'armes et les insurgés, qui tentent d'entrer en Irak, a expliqué le général.
«Nos frontières sont bien plus sûres», a-t-il enchaîné, «pas à 100 %, mais presque». Il a assuré que les moyens techniques sophistiqués mis en place avaient permis de réduire le nombre des extrémistes entrant en Irak.
Ce responsable a ajouté que les Irakiens rentrant au pays étaient contrôlés de façon minutieuse, pour garantir que des combattants ne se mêlaient pas aux réfugiés.
Le général Adnan Jawad Ali, le chef adjoint de l'armée de terre, a expliqué que les réfugiés arrivaient chez eux, notamment à Bagdad, et trouvaient leurs maisons endommagées ou pillées. Il a assuré que l'armée avait déployé des renforts dans les quartiers les plus concernés par les retours.
Les Nations unies ont entamé des discussions avec le gouvernement irakien pour évoquer ce problème. Le représentant du secrétaire général en Irak, Staffan de Mistura, a rencontré le ministre de l'immigration et des réfugiés Abdel Samad Rahman Sultan et lui a promis son soutien. M. de Mistura «a discuté de l'aide que les Nations unies pouvaient apporter au flot actuel des réfugiés et déplacés rentrant chez eux», selon un communiqué de la mission de l'ONU en Irak.
«Nous accueillons un nombre énorme de familles déplacées aux frontières avec la Syrie et la Jordanie», a annoncé à la presse à Bagdad le général Mohsen Abdoul Hassan, chef de la police des frontières.
Il n'a pas donné d'indications chiffrées, mais le gouvernement de Nouri al-Maliki a mentionné ces derniers temps le retour de milliers de familles, qui avaient fui la violence pour s'installer notamment en Syrie et en Jordanie.
La mission de l'ONU en Irak a fait état, dans un communiqué samedi, d'un «flot de réfugiés et de déplacés» ayant pris le chemin du retour. À Genève, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a récemment déconseillé un retour précipité au vu de la fragilité de la situation.
Selon les organisations internationales, plus de 1,4 million d'Irakiens ont cherché refuge en Syrie depuis l'invasion américaine de mars 2003. Mais leur situation est devenue de plus en plus critique dans un pays qui n'a pas les moyens de leur offrir une assistance financière ou du travail.
En outre, entre 500 000 et 750 000 Irakiens ont cherché refuge en Jordanie, selon des organismes internationaux.
Quelque deux millions de personnes sont également déplacées à l'intérieur du pays, fuyant les secteurs les plus violents ou les plus hostiles à leurs communautés.
«Nous avons des difficultés à faire face à cet afflux», a souligné le général Mohsen Abdoul Hassan, évoquant les «longues files de véhicules» qui se forment aux frontières.
Les gardes-frontières ont déjà fort à faire pour tenter de stopper les trafiquants d'armes et les insurgés, qui tentent d'entrer en Irak, a expliqué le général.
«Nos frontières sont bien plus sûres», a-t-il enchaîné, «pas à 100 %, mais presque». Il a assuré que les moyens techniques sophistiqués mis en place avaient permis de réduire le nombre des extrémistes entrant en Irak.
Ce responsable a ajouté que les Irakiens rentrant au pays étaient contrôlés de façon minutieuse, pour garantir que des combattants ne se mêlaient pas aux réfugiés.
Le général Adnan Jawad Ali, le chef adjoint de l'armée de terre, a expliqué que les réfugiés arrivaient chez eux, notamment à Bagdad, et trouvaient leurs maisons endommagées ou pillées. Il a assuré que l'armée avait déployé des renforts dans les quartiers les plus concernés par les retours.
Les Nations unies ont entamé des discussions avec le gouvernement irakien pour évoquer ce problème. Le représentant du secrétaire général en Irak, Staffan de Mistura, a rencontré le ministre de l'immigration et des réfugiés Abdel Samad Rahman Sultan et lui a promis son soutien. M. de Mistura «a discuté de l'aide que les Nations unies pouvaient apporter au flot actuel des réfugiés et déplacés rentrant chez eux», selon un communiqué de la mission de l'ONU en Irak.
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