samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le Parlement pakistanais est dissous

L'opposition commence à s'unir

16 novembre 2007  Actualités internationales
Islamabad — Le mandat du président pakistanais Pervez Moucharraf a pris fin officiellement hier avec la dissolution du Parlement et la désignation d'un premier ministre chargé d'expédier les affaires courantes et d'organiser des élections générales avant le 9 janvier.

Le président Pervez Moucharraf a choisi l'actuel président du Sénat, Mohammedmian Soomro, un ancien banquier de 57 ans, pour devenir chef du gouvernement de transition à partir d'aujourd'hui.

Toutefois, la crise politique menace de s'aggraver car l'opposition et la communauté internationale refusent catégoriquement l'idée de législatives au début de janvier sans levée préalable de l'état d'urgence.

En vertu de cette loi d'exception, le gouvernement a déjà annoncé que le mandat du général Moucharraf, au pouvoir depuis un coup d'État il y a huit ans, serait prolongé jusqu'à ce que la Cour suprême — dont il a évincé les juges qui lui étaient hostiles — se prononce sur la validité de sa réélection triomphale du 6 octobre, au suffrage des assemblées sortantes.

Les leaders de l'opposition, dont l'ancien premier ministre Benazir Bhutto, assignée à résidence depuis trois jours, tout comme Washington, dont M. Moucharraf est l'allié-clé dans sa «guerre contre le terrorisme», exigent la levée de l'état d'urgence décrété il y a 12 jours, avant la tenue des législatives, prévue d'ici au 9 janvier.

L'opposition et les capitales occidentales assurent que c'est l'hostilité de certains juges de la Cour suprême qui a poussé M. Moucharraf à imposer l'état d'urgence le 3 novembre, quand lui prétend qu'il s'agissait de «sauver le pays du chaos» né de la menace islamiste, bien réelle.

Car la haute juridiction avait suspendu à son jugement la validation du scrutin du 6 octobre: l'opposition l'avait saisie en assurant que la Constitution imposait au général de démissionner de ses fonctions de chef des armées avant l'élection, alors qu'il ne promettait de le faire qu'une fois élu. Il a répété hier qu'il se plierait à cette exigence avant le 1er décembre.

La cour, remaniée dans une configuration plus favorable, doit reprendre son audience la semaine prochaine et devrait valider le scrutin. Mais l'opposition, même muselée depuis l'état d'urgence, montre de plus en plus ses muscles et tend à s'unir, elle jusqu'alors si divisée.

Ainsi, ce qui était inconcevable il y a encore quelques jours, semble se dessiner: une alliance entre les deux anciens premiers ministres rivaux des années 1990, Benazir Bhutto et Nawaz Sharif. Les deux leaders de l'opposition sont prêts à enterrer leurs différends pour mener un «combat commun», a indiqué à l'AFP Raja Zafar-ul Haq, président du parti de M. Sharif.

Le problème est que les deux leaders sont empêchés de mener campagne et que l'état d'urgence interdit tout rassemblement. Leur seule option semble être la menace qu'ils brandissent de boycotter les élections, dont la légitimité est déjà entachée par avance par le maintien de l'état d'urgence, qui prive les Pakistanais de leurs libertés fondamentales.

L'opposant le plus critique jusqu'alors, l'ex-star du cricket Imran Khan, député à la tête d'un petit parti, en a fait les frais: arrêté mercredi, il a été emprisonné hier, accusé notamment d'incitation au soulèvement armé.

Nawaz Sharif, exilé depuis 2001, deux ans après avoir été renversé par son chef des armées, le général Moucharraf, se trouve actuellement en Arabie saoudite.

Et Mme Bhutto est assignée à résidence depuis trois jours à Lahore, dans l'est du Pakistan.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012