Birmanie - Des militants sont arrêtés durant la visite du rapporteur de l'ONU
Rangoon — La junte au pouvoir en Birmanie a fait arrêter hier trois jeunes militants qui distribuaient des tracts antigouvernementaux à Rangoon, au moment où le rapporteur de l'ONU pour les droits de la personne, Sergio Paulo Pinheiro, était en visite dans le pays.
Selon un représentant de l'opposition, ces arrestations ont eu lieu dans un marché, un jour après celle de la militante Su Su Nway, qui était entrée dans la clandestinité après la répression des manifestations pour la démocratie de septembre dernier.
Pinheiro, qui s'est rendu dans l'ex-Birmanie pour recueillir des informations sur les événements de septembre, devait évoquer l'arrestation de Su Nway à l'occasion d'entretiens avec des responsables du gouvernement hier.
«Il est perturbé par cette arrestation, a déclaré à Reuters le plus haut diplomate de l'ONU au Myanmar, Charles Petrie. Il doit encore avoir quelques entrevues avec les autorités et le Pr Pinheiro est plutôt direct et franc, je m'attends donc à le voir soulever cette question et d'autres.»
Pinheiro a visité la prison d'Insein de Rangoon et d'autres centres où ont été interrogés des manifestants depuis septembre, mais il attend toujours l'autorisation d'interroger des détenus avant de repartir. Selon les médias officiels, seules 91 des quelque 3000 personnes arrêtées ont été relâchées après interrogatoire.
À Singapour, Aye Myint, vice-ministre birman de la Défense, a déclaré hier que la Birmanie rejetait les «ingérences» dans ses affaires intérieures, affirmant que son pays était «stable».
Le Canada a décidé de durcir ses sanctions économiques contre la Birmanie, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, en déclarant qu'il n'y a «plus de place pour le compromis avec ce régime odieux». «Nous allons maintenant imposer les sanctions les plus fermes dans le monde», a déclaré M. Bernier dans un discours à Toronto.
«Les sanctions sont la meilleure façon pour la communauté internationale d'exercer des pressions sur la junte militaire birmane», a ajouté le ministre.
Les sanctions annoncées comprennent un arrêt des exportations et importations canadiennes, hormis les produits humanitaires et l'interdiction de tout nouvel investissement canadien en Birmanie.
Selon un représentant de l'opposition, ces arrestations ont eu lieu dans un marché, un jour après celle de la militante Su Su Nway, qui était entrée dans la clandestinité après la répression des manifestations pour la démocratie de septembre dernier.
Pinheiro, qui s'est rendu dans l'ex-Birmanie pour recueillir des informations sur les événements de septembre, devait évoquer l'arrestation de Su Nway à l'occasion d'entretiens avec des responsables du gouvernement hier.
«Il est perturbé par cette arrestation, a déclaré à Reuters le plus haut diplomate de l'ONU au Myanmar, Charles Petrie. Il doit encore avoir quelques entrevues avec les autorités et le Pr Pinheiro est plutôt direct et franc, je m'attends donc à le voir soulever cette question et d'autres.»
Pinheiro a visité la prison d'Insein de Rangoon et d'autres centres où ont été interrogés des manifestants depuis septembre, mais il attend toujours l'autorisation d'interroger des détenus avant de repartir. Selon les médias officiels, seules 91 des quelque 3000 personnes arrêtées ont été relâchées après interrogatoire.
À Singapour, Aye Myint, vice-ministre birman de la Défense, a déclaré hier que la Birmanie rejetait les «ingérences» dans ses affaires intérieures, affirmant que son pays était «stable».
Le Canada a décidé de durcir ses sanctions économiques contre la Birmanie, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, en déclarant qu'il n'y a «plus de place pour le compromis avec ce régime odieux». «Nous allons maintenant imposer les sanctions les plus fermes dans le monde», a déclaré M. Bernier dans un discours à Toronto.
«Les sanctions sont la meilleure façon pour la communauté internationale d'exercer des pressions sur la junte militaire birmane», a ajouté le ministre.
Les sanctions annoncées comprennent un arrêt des exportations et importations canadiennes, hormis les produits humanitaires et l'interdiction de tout nouvel investissement canadien en Birmanie.
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