Anniversaire de la mort d'Arafat - Sept tués et 130 blessés à Gaza
Photo : Agence Reuters
Le souvenir de Yasser Arafat est toujours vivant chez les Palestiniens.
Gaza — Sept Palestiniens ont été tués et 130 autres blessés par la police du Hamas qui a ouvert le feu hier sur des manifestants à Gaza après un rassemblement monstre à la mémoire de Yasser Arafat, selon un nouveau bilan de source médicale.
Les heurts ont éclaté alors que des centaines de milliers de Palestiniens se dispersaient à la fin du rassemblement organisé par le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, pour commémorer la mort, il y a trois ans, du chef historique.
Des miliciens en civil ou en uniforme du Hamas, qui a pris le pouvoir par la force en juin à Gaza, ont ouvert le feu sur les manifestants, dont certains scandaient des slogans contre le mouvement islamiste et lançaient des pierres sur sa police, selon des témoins.
La violence des combats a contraint une partie de la foule, d'abord indifférente aux tirs, à se disperser pour se mettre à l'abri.
Des responsables du Fatah ont accusé des combattants du Hamas postés dans l'Université islamique, située à proximité du rassemblement, d'avoir ouvert le feu. Le Hamas affirme quant à lui que ses hommes ont été attaqués par des membres armés du Fatah et qu'ils ont riposté.
La cérémonie à la mémoire d'Arafat était une occasion rare pour le parti du président Mahmoud Abbas de se rassembler dans le territoire que contrôle le Hamas depuis juin.
Six Palestiniens ont été tués par les tirs et 130 autres blessés, ont indiqué des sources médicales. Un septième, âgé de 65 ans, qui participait à la manifestation est décédé à l'hôpital.
Des images de télévision ont montré des hommes armés du Hamas ouvrir le feu sur des manifestants qui fuyaient ou d'autres rouant un jeune homme de coups de matraque.
Le rassemblement auquel ont assisté, selon le Fatah, plus d'un demi-million de personnes, était le plus important organisé à Gaza par le mouvement depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994.
Sami Abou Zouhri, le porte-parole du Hamas, a affirmé lors d'une conférence de presse que le Fatah portait «l'entière responsabilité» de ces violences. Selon lui, certains de ses partisans ont ouvert le feu, jeté des pierres et «attaqué la police ce qui a conduit à une explosion de la situation».
Les manifestants, qui avaient afflué de toutes les villes de la bande de Gaza, brandissaient des portraits d'Arafat, des bannières jaunes du Fatah, le parti qu'il a fondé, et des drapeaux palestiniens.
Selon Moukheimar Abou Saada, professeur de Sciences politiques à l'Université Al-Azhar de Gaza, ce rassemblement «est un message de colère du peuple palestinien et des sympathisants du Fatah face à la division interne palestinienne et un rejet des agissements des forces du Hamas à Gaza».
Selon un responsable du Fatah, la police du Hamas avait confisqué dimanche des dizaines de milliers de portraits d'Arafat et d'Abbas ainsi que des casquettes et des foulards à leur effigie qui devaient être distribués lors du rassemblement.
«La participation massive au rassemblement a fait perdre ses nerfs au Hamas. Notre peuple a dit son mot contre le putsch», a déclaré à Ramallah le chef du groupe parlementaire du Fatah, Azzam Al-Ahmad. «Ce rassemblement est un plébiscite pour le Fatah», a-t-il affirmé. Il a exclu tout dialogue avec le Hamas.
Par ailleurs, Razzek Bayan, le directeur de la radio privée Amal fermée depuis le coup de force à Gaza, a été arrêté par la police du Hamas, ont indiqué hier ses proches.
Le Hamas a réprimé ces derniers mois des manifestations similaires du Fatah à Gaza, et ne cesse de vilipender M. Abbas et son équipe dirigeante installée à Ramallah.
Les heurts ont éclaté alors que des centaines de milliers de Palestiniens se dispersaient à la fin du rassemblement organisé par le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, pour commémorer la mort, il y a trois ans, du chef historique.
Des miliciens en civil ou en uniforme du Hamas, qui a pris le pouvoir par la force en juin à Gaza, ont ouvert le feu sur les manifestants, dont certains scandaient des slogans contre le mouvement islamiste et lançaient des pierres sur sa police, selon des témoins.
La violence des combats a contraint une partie de la foule, d'abord indifférente aux tirs, à se disperser pour se mettre à l'abri.
Des responsables du Fatah ont accusé des combattants du Hamas postés dans l'Université islamique, située à proximité du rassemblement, d'avoir ouvert le feu. Le Hamas affirme quant à lui que ses hommes ont été attaqués par des membres armés du Fatah et qu'ils ont riposté.
La cérémonie à la mémoire d'Arafat était une occasion rare pour le parti du président Mahmoud Abbas de se rassembler dans le territoire que contrôle le Hamas depuis juin.
Six Palestiniens ont été tués par les tirs et 130 autres blessés, ont indiqué des sources médicales. Un septième, âgé de 65 ans, qui participait à la manifestation est décédé à l'hôpital.
Des images de télévision ont montré des hommes armés du Hamas ouvrir le feu sur des manifestants qui fuyaient ou d'autres rouant un jeune homme de coups de matraque.
Le rassemblement auquel ont assisté, selon le Fatah, plus d'un demi-million de personnes, était le plus important organisé à Gaza par le mouvement depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994.
Sami Abou Zouhri, le porte-parole du Hamas, a affirmé lors d'une conférence de presse que le Fatah portait «l'entière responsabilité» de ces violences. Selon lui, certains de ses partisans ont ouvert le feu, jeté des pierres et «attaqué la police ce qui a conduit à une explosion de la situation».
Les manifestants, qui avaient afflué de toutes les villes de la bande de Gaza, brandissaient des portraits d'Arafat, des bannières jaunes du Fatah, le parti qu'il a fondé, et des drapeaux palestiniens.
Selon Moukheimar Abou Saada, professeur de Sciences politiques à l'Université Al-Azhar de Gaza, ce rassemblement «est un message de colère du peuple palestinien et des sympathisants du Fatah face à la division interne palestinienne et un rejet des agissements des forces du Hamas à Gaza».
Selon un responsable du Fatah, la police du Hamas avait confisqué dimanche des dizaines de milliers de portraits d'Arafat et d'Abbas ainsi que des casquettes et des foulards à leur effigie qui devaient être distribués lors du rassemblement.
«La participation massive au rassemblement a fait perdre ses nerfs au Hamas. Notre peuple a dit son mot contre le putsch», a déclaré à Ramallah le chef du groupe parlementaire du Fatah, Azzam Al-Ahmad. «Ce rassemblement est un plébiscite pour le Fatah», a-t-il affirmé. Il a exclu tout dialogue avec le Hamas.
Par ailleurs, Razzek Bayan, le directeur de la radio privée Amal fermée depuis le coup de force à Gaza, a été arrêté par la police du Hamas, ont indiqué hier ses proches.
Le Hamas a réprimé ces derniers mois des manifestations similaires du Fatah à Gaza, et ne cesse de vilipender M. Abbas et son équipe dirigeante installée à Ramallah.
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