La Tunisie des illusions perdues
10 novembre 2007
Actualités internationales
«On y a tous cru. Ben Ali, c'était le sauveur. Le 7 novembre 1987, je me suis dit: "Quel que soit le régime à venir, on va respirer!" On n'en pouvait plus de 30 ans de bourguibisme. L'arrivée de Ben Ali, ç'a constitué un formidable espoir!» Il s'arrête, fouille dans ses souvenirs, puis reprend: «On a assez vite déchanté. La réalité ne collait pas avec les engagements. Au début, on s'est rassurés en se disant qu'il y avait des tiraillements au sein du pouvoir. Puis il y a eu les arrestations des islamistes. Puis le musellement de la gauche, puis de tous les démocrates. Et ça n'a jamais cessé... »
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