Iran - Washington menace d'agir seul
La Chine et la Russie sont accusées de bloquer l'adoption de sanctions
Vienne — Les États-Unis ont accusé hier la Chine et la Russie de bloquer de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran et menacé de les imposer si l'Iran ne cesse pas dans les 15 jours ses activités nucléaires controversées.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réagi en disant qu'il n'était «nullement inquiet», affirmant que de nouvelles sanctions seraient inopérantes.
Les directeurs politiques des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne se réuniront aujourd'hui à Londres pour étudier un éventuel troisième train de sanctions contre l'Iran. Dans ce contexte, les propos de plus en plus martiaux de l'Iran et de Washington font redouter une guerre en cas d'échec de la diplomatie.
Peu avant de rencontrer à Vienne Mohamed el-Baradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Robert Burns, sous-secrétaire d'État américain chargé des affaires politiques, a déclaré que, depuis l'adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur l'Iran, le 24 mars, Téhéran avait bénéficié d'un délai de grâce. «De fait, la Russie et la Chine bloquent une troisième résolution depuis lors», a-t-il dit à des journalistes.
Les puissances occidentales sont convenues en septembre de reporter l'adoption de sanctions plus dures après avoir obtenu de l'Iran la promesse qu'il ferait la lumière sur les éléments de son programme nucléaire dissimulés à l'AIEA par le passé.
L'AIEA doit publier un rapport à la mi-novembre, mais Burns a affirmé que, à lui seul, un certificat de bonne conduite de l'agence n'éviterait pas un durcissement des sanctions.
«Notre espoir est le suivant: premièrement, qu'une troisième résolution sur des sanctions soit adoptée le plus tôt possible. Deuxièmement, nous aimerions beaucoup que l'UE applique [ses propres] sanctions. Troisièmement, les principaux partenaires commerciaux de l'Iran devraient réduire les échanges pour montrer à l'Iran que les affaires ne se poursuivent pas comme si de rien n'était.»
L'Iran a prévenu mercredi les États-Unis qu'ils se retrouveraient «dans un bourbier pire que l'Irak» s'ils s'avisaient de s'en prendre à la République islamique.
Les tensions relatives au dossier nucléaire iranien constituent un des facteurs qui ont poussé ces derniers jours le cours du pétrole à un niveau record de plus de 95 $ le baril.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réagi en disant qu'il n'était «nullement inquiet», affirmant que de nouvelles sanctions seraient inopérantes.
Les directeurs politiques des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne se réuniront aujourd'hui à Londres pour étudier un éventuel troisième train de sanctions contre l'Iran. Dans ce contexte, les propos de plus en plus martiaux de l'Iran et de Washington font redouter une guerre en cas d'échec de la diplomatie.
Peu avant de rencontrer à Vienne Mohamed el-Baradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Robert Burns, sous-secrétaire d'État américain chargé des affaires politiques, a déclaré que, depuis l'adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur l'Iran, le 24 mars, Téhéran avait bénéficié d'un délai de grâce. «De fait, la Russie et la Chine bloquent une troisième résolution depuis lors», a-t-il dit à des journalistes.
Les puissances occidentales sont convenues en septembre de reporter l'adoption de sanctions plus dures après avoir obtenu de l'Iran la promesse qu'il ferait la lumière sur les éléments de son programme nucléaire dissimulés à l'AIEA par le passé.
L'AIEA doit publier un rapport à la mi-novembre, mais Burns a affirmé que, à lui seul, un certificat de bonne conduite de l'agence n'éviterait pas un durcissement des sanctions.
«Notre espoir est le suivant: premièrement, qu'une troisième résolution sur des sanctions soit adoptée le plus tôt possible. Deuxièmement, nous aimerions beaucoup que l'UE applique [ses propres] sanctions. Troisièmement, les principaux partenaires commerciaux de l'Iran devraient réduire les échanges pour montrer à l'Iran que les affaires ne se poursuivent pas comme si de rien n'était.»
L'Iran a prévenu mercredi les États-Unis qu'ils se retrouveraient «dans un bourbier pire que l'Irak» s'ils s'avisaient de s'en prendre à la République islamique.
Les tensions relatives au dossier nucléaire iranien constituent un des facteurs qui ont poussé ces derniers jours le cours du pétrole à un niveau record de plus de 95 $ le baril.
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