Argentine - De monsieur à madame Kirchner
La première dame aurait été élue présidente au premier tour, selon plusieurs sondages
Cristina Fernandez de Kirchner
Buenos Aires — La première dame argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a été élue hier présidente de l'Argentine, dès le premier tour de l'élection présidentielle, en obtenant quelque 46 % des voix, selon des sondages sortie des urnes, diffusés par les télévisions.
La sénatrice Cristina Fernandez, 54 ans, a obtenu en moyenne 46 % des voix contre 24 % à sa principale adversaire, la députée libérale chrétienne Elisa Carrio, selon les estimations des instituts. L'ancien ministre de l'Économie, Roberto Lavagna, remercié en 2005 par le président sortant Nestor Kirchner, est arrivé en troisième position avec 13 % des voix, selon ces sondages.
La loi électorale argentine prévoit qu'un candidat à la présidentielle est élu dès le premier tour s'il parvient à obtenir 45 % des voix ou 40 % avec au moins 10 % d'écart sur son plus proche rival.
Si ces sondages sont confirmés lors du dépouillement des bulletins, Mme Fernandez, engagée en politique sous la bannière du péronisme depuis plus de 20 ans aux côtés de son mari, Nestor Kirchner, le remplacera à compter du 10 décembre.
Les critiques sur le temps que la candidate péroniste a passé à l'étranger, rencontrant investisseurs et chefs d'État, n'ont manifestement pas mordu sur son électorat. Pas plus que les accusations sur la mise à sa disposition des moyens de l'État, à commencer par l'avion présidentiel.
Les dénonciations d'une dérive autoritaro-dynastique — les époux Kirchner rechercheraient une alternance inédite à la Casa Rosada (un mandat pour lui, un mandat pour elle, un mandat pour lui, etc.) — ne prennent pas davantage.
Car le noyau dur de son électorat se recrute parmi les pauvres et la classe ouvrière, qui considèrent que leurs vies se sont améliorées sous Kirchner et qui voient en elle la garantie d'une poursuite du rebond économique même si la pauvreté touche encore un quart des 40 millions d'Argentins.
Si elle remporte le scrutin, Cristina Fernandez sera la première présidente élue de l'Argentine, mais pas la première chef d'État. Isabel Peron, troisième épouse de l'ex-président Juan Peron avait été investie à la présidence en 1974 à la mort de son mari, alors qu'elle occupait les fonctions de vice-présidente.
Si l'on additionne les scores obtenus par Mme Fernandez et Mme Carrio, on atteint le chiffre de 70 % de suffrages recueillis par ces deux femmes, un résultat inédit pour l'Argentine, pays sud-américain volontiers considéré comme machiste.
La victoire de Mme Fernandez, femme de caractère qui cultive l'élégance, intervient un an après l'élection à la présidence d'une autre Latino-Américaine, la Chilienne Michelle Bachelet.
Élue plusieurs fois députée et sénatrice, Mme Fernandez a déjà une longue carrière politique derrière elle. Avocate de formation, fougueuse et autoritaire, voire cassante selon ses détracteurs, elle avait déjà triomphé il y a deux ans dans la province de Buenos Aires, distincte de la capitale argentine mais qui représente à elle seule près de 40 % de l'électorat. Elle y avait été élue sénatrice en battant cette fois encore une femme, l'épouse de l'ancien président Eduardo Duhalde, Hilda «Chiche» Duhalde.
Les instituts de sondage argentins s'étaient montrés unanimes en annonçant dans leur très grande majorité la victoire dès le premier tour de Mme Fernandez, au long d'une campagne qui n'avait guère soulevé l'enthousiasme des Argentins, tant l'issue en semblait prévisible.
La sénatrice Cristina Fernandez, 54 ans, a obtenu en moyenne 46 % des voix contre 24 % à sa principale adversaire, la députée libérale chrétienne Elisa Carrio, selon les estimations des instituts. L'ancien ministre de l'Économie, Roberto Lavagna, remercié en 2005 par le président sortant Nestor Kirchner, est arrivé en troisième position avec 13 % des voix, selon ces sondages.
La loi électorale argentine prévoit qu'un candidat à la présidentielle est élu dès le premier tour s'il parvient à obtenir 45 % des voix ou 40 % avec au moins 10 % d'écart sur son plus proche rival.
Si ces sondages sont confirmés lors du dépouillement des bulletins, Mme Fernandez, engagée en politique sous la bannière du péronisme depuis plus de 20 ans aux côtés de son mari, Nestor Kirchner, le remplacera à compter du 10 décembre.
Les critiques sur le temps que la candidate péroniste a passé à l'étranger, rencontrant investisseurs et chefs d'État, n'ont manifestement pas mordu sur son électorat. Pas plus que les accusations sur la mise à sa disposition des moyens de l'État, à commencer par l'avion présidentiel.
Les dénonciations d'une dérive autoritaro-dynastique — les époux Kirchner rechercheraient une alternance inédite à la Casa Rosada (un mandat pour lui, un mandat pour elle, un mandat pour lui, etc.) — ne prennent pas davantage.
Car le noyau dur de son électorat se recrute parmi les pauvres et la classe ouvrière, qui considèrent que leurs vies se sont améliorées sous Kirchner et qui voient en elle la garantie d'une poursuite du rebond économique même si la pauvreté touche encore un quart des 40 millions d'Argentins.
Si elle remporte le scrutin, Cristina Fernandez sera la première présidente élue de l'Argentine, mais pas la première chef d'État. Isabel Peron, troisième épouse de l'ex-président Juan Peron avait été investie à la présidence en 1974 à la mort de son mari, alors qu'elle occupait les fonctions de vice-présidente.
Si l'on additionne les scores obtenus par Mme Fernandez et Mme Carrio, on atteint le chiffre de 70 % de suffrages recueillis par ces deux femmes, un résultat inédit pour l'Argentine, pays sud-américain volontiers considéré comme machiste.
La victoire de Mme Fernandez, femme de caractère qui cultive l'élégance, intervient un an après l'élection à la présidence d'une autre Latino-Américaine, la Chilienne Michelle Bachelet.
Élue plusieurs fois députée et sénatrice, Mme Fernandez a déjà une longue carrière politique derrière elle. Avocate de formation, fougueuse et autoritaire, voire cassante selon ses détracteurs, elle avait déjà triomphé il y a deux ans dans la province de Buenos Aires, distincte de la capitale argentine mais qui représente à elle seule près de 40 % de l'électorat. Elle y avait été élue sénatrice en battant cette fois encore une femme, l'épouse de l'ancien président Eduardo Duhalde, Hilda «Chiche» Duhalde.
Les instituts de sondage argentins s'étaient montrés unanimes en annonçant dans leur très grande majorité la victoire dès le premier tour de Mme Fernandez, au long d'une campagne qui n'avait guère soulevé l'enthousiasme des Argentins, tant l'issue en semblait prévisible.
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