Uribe attribue la violence électorale aux FARC
27 octobre 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Opération militaire menée jeudi contre la guérilla.
Colombian soldiers carry the corpse of a rebel killed during an assault by Colombian troops in Carmen de Bolivar October 25, 2007. The Colombian troops, backed by war planes, have killed a top guerr
Bogotá — Les Colombiens se rendront demain aux urnes pour désigner leurs représentants régionaux, alors que la campagne électorale s'est déroulée dans un climat de corruption et de violences qui se sont soldées par la mort de 29 candidats.
Dans un contexte d'achats de votes, d'enlèvements et d'assassinats des candidats à l'élection ainsi que de campagnes d'intimidation des FARC (guérilla marxiste) et des milices paramilitaires, les électeurs devront désigner 18 527 élus, dont les gouverneurs, les députés départementaux, les maires et les conseillers municipaux.
Les autorités signalent que les élections peuvent être affectées sur plus d'un tiers du territoire par les opérations des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et des groupes paramilitaires.
Selon un rapport du «Défenseur du peuple» (médiateur de l'État), de forts risques de fraudes sont à craindre au sein de 413 agglomérations situées dans 26 des 32 départements colombiens.
La mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA) estime dans un communiqué que les FARC «constituent le principal problème d'ordre public du pays, et par extension le principal facteur d'irrégularités électorales».
Au moins la moitié des candidats assassinés ont été tués par «les terroristes de la guérilla», affirme pour sa part le chef de l'État colombien, Alvaro Uribe, qui a offert une récompense pouvant aller jusqu'à 25 000 $ (50 millions de pesos) pour la capture des assassins.
Jorge Duran, un candidat au poste de conseiller municipal à Bogotá, a révélé que l'achat d'un vote pouvait atteindre 100 $ dans la capitale. «C'est la campagne la plus corrompue que j'ai connue», estime-t-il.
«Il n'y a pas de projets, pas de débats, pas de changement parce que l'on sait que tout s'organise avec des billets de banque. [...] Les nouvelles générations entrent également dans ce système», affirme Lazaro Vivero, un autre candidat au Conseil municipal de Bogotá.
Dans un contexte d'achats de votes, d'enlèvements et d'assassinats des candidats à l'élection ainsi que de campagnes d'intimidation des FARC (guérilla marxiste) et des milices paramilitaires, les électeurs devront désigner 18 527 élus, dont les gouverneurs, les députés départementaux, les maires et les conseillers municipaux.
Les autorités signalent que les élections peuvent être affectées sur plus d'un tiers du territoire par les opérations des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et des groupes paramilitaires.
Selon un rapport du «Défenseur du peuple» (médiateur de l'État), de forts risques de fraudes sont à craindre au sein de 413 agglomérations situées dans 26 des 32 départements colombiens.
La mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA) estime dans un communiqué que les FARC «constituent le principal problème d'ordre public du pays, et par extension le principal facteur d'irrégularités électorales».
Au moins la moitié des candidats assassinés ont été tués par «les terroristes de la guérilla», affirme pour sa part le chef de l'État colombien, Alvaro Uribe, qui a offert une récompense pouvant aller jusqu'à 25 000 $ (50 millions de pesos) pour la capture des assassins.
Jorge Duran, un candidat au poste de conseiller municipal à Bogotá, a révélé que l'achat d'un vote pouvait atteindre 100 $ dans la capitale. «C'est la campagne la plus corrompue que j'ai connue», estime-t-il.
«Il n'y a pas de projets, pas de débats, pas de changement parce que l'on sait que tout s'organise avec des billets de banque. [...] Les nouvelles générations entrent également dans ce système», affirme Lazaro Vivero, un autre candidat au Conseil municipal de Bogotá.
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