Ankara souhaite que l'Irak fasse plus contre les combattants du PKK
27 octobre 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Soldat turc patrouillant près de la frontière irakienne.
Ankara — La Turquie a exprimé hier son insatisfaction quant aux propositions émises à Ankara par une délégation irakienne pour lutter contre les rebelles kurdes réfugiés dans le nord de l'Irak et éviter une opération armée turque.
«La délégation irakienne est venue avec des idées qui prendront longtemps pour être mises en oeuvre» alors que «le facteur temps est très important», a estimé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères à l'issue d'une journée de discussions.
La Turquie veut des «mesures urgentes et décisives» dans la lutte contre «l'organisation terroriste» du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui se sert de ses camps dans le nord de l'Irak comme de bases arrière pour ses opérations en Turquie, ajoute le ministère.
Erdogan reste ambigu
De retour d'une visite en Roumanie, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est pour sa part resté ambigu hier soir au sujet de la date d'une éventuelle opération militaire contre les rebelles kurdes.
Il a cependant laissé entendre que cette opération avait peu de chances de se concrétiser avant qu'il ne se rende à Washington le 5 novembre pour des entretiens à la Maison-Blanche.
M. Erdogan a fait remarquer que l'action militaire s'inscrivait dans un «processus» dont fait partie sa rencontre avec le président américain George W. Bush. «Je ne sais pas ce qui peut se passer jusqu'à mon voyage en Amérique», a-t-il cependant averti.
Lors des discussions d'Ankara, Bagdad a proposé de faire surveiller les frontières du Kurdistan irakien par les forces de la coalition pour empêcher les attaques des rebelles kurdes en Turquie, selon une déclaration à la presse du porte-parole du ministère de la Défense, Mohammad Askeri.
Bagdad a aussi proposé de «renforcer» les postes-frontières du nord de l'Irak avec la fourniture d'armes et d'équipements pour empêcher les infiltrations du PKK sur le territoire turc, selon le communiqué du porte-parole traduit de l'arabe en français, d'après une traduction non officielle.
À la mi-journée, les discussions avaient été jugées «positives» par les Irakiens.
«Des entretiens très importants sont en cours. Il y a des résultats positifs», avait déclaré M. Askeri après une heure et demie d'entretiens au ministère des Affaires étrangères.
Les ministres de la Défense, Abdel Qader Mohammed Jassim, et de la Sécurité nationale, Shirwan al-Waeli, qui conduisent les tractations du côté irakien, ont ensuite discuté pendant quatre heures et demie avec les ministres turcs des Affaires étrangères, Ali Babacan, et de l'Intérieur, Besir Atalay, dans un grand hôtel de la capitale.
Le ministre turc de la Défense, Vecdi Gönül, a aussi rencontré son homologue irakien en fin de journée.
Le Parlement turc a donné le 17 octobre son feu vert à une opération militaire en Irak contre les rebelles. Une attaque du PKK qui s'est soldée dimanche par 12 morts dans les rangs turcs tandis que huit autres soldats ont été faits prisonniers a encore accru la tension.
Sur le terrain, la presse a fait état de convois incessants acheminant des munitions vers la frontière irakienne.
Selon l'agence de presse turque Anatolie, des hélicoptères font le va-et-vient entre la base militaire de Yüksekova (sud-est) et la frontière pour transporter munitions et équipements militaires.
«La délégation irakienne est venue avec des idées qui prendront longtemps pour être mises en oeuvre» alors que «le facteur temps est très important», a estimé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères à l'issue d'une journée de discussions.
La Turquie veut des «mesures urgentes et décisives» dans la lutte contre «l'organisation terroriste» du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui se sert de ses camps dans le nord de l'Irak comme de bases arrière pour ses opérations en Turquie, ajoute le ministère.
Erdogan reste ambigu
De retour d'une visite en Roumanie, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est pour sa part resté ambigu hier soir au sujet de la date d'une éventuelle opération militaire contre les rebelles kurdes.
Il a cependant laissé entendre que cette opération avait peu de chances de se concrétiser avant qu'il ne se rende à Washington le 5 novembre pour des entretiens à la Maison-Blanche.
M. Erdogan a fait remarquer que l'action militaire s'inscrivait dans un «processus» dont fait partie sa rencontre avec le président américain George W. Bush. «Je ne sais pas ce qui peut se passer jusqu'à mon voyage en Amérique», a-t-il cependant averti.
Lors des discussions d'Ankara, Bagdad a proposé de faire surveiller les frontières du Kurdistan irakien par les forces de la coalition pour empêcher les attaques des rebelles kurdes en Turquie, selon une déclaration à la presse du porte-parole du ministère de la Défense, Mohammad Askeri.
Bagdad a aussi proposé de «renforcer» les postes-frontières du nord de l'Irak avec la fourniture d'armes et d'équipements pour empêcher les infiltrations du PKK sur le territoire turc, selon le communiqué du porte-parole traduit de l'arabe en français, d'après une traduction non officielle.
À la mi-journée, les discussions avaient été jugées «positives» par les Irakiens.
«Des entretiens très importants sont en cours. Il y a des résultats positifs», avait déclaré M. Askeri après une heure et demie d'entretiens au ministère des Affaires étrangères.
Les ministres de la Défense, Abdel Qader Mohammed Jassim, et de la Sécurité nationale, Shirwan al-Waeli, qui conduisent les tractations du côté irakien, ont ensuite discuté pendant quatre heures et demie avec les ministres turcs des Affaires étrangères, Ali Babacan, et de l'Intérieur, Besir Atalay, dans un grand hôtel de la capitale.
Le ministre turc de la Défense, Vecdi Gönül, a aussi rencontré son homologue irakien en fin de journée.
Le Parlement turc a donné le 17 octobre son feu vert à une opération militaire en Irak contre les rebelles. Une attaque du PKK qui s'est soldée dimanche par 12 morts dans les rangs turcs tandis que huit autres soldats ont été faits prisonniers a encore accru la tension.
Sur le terrain, la presse a fait état de convois incessants acheminant des munitions vers la frontière irakienne.
Selon l'agence de presse turque Anatolie, des hélicoptères font le va-et-vient entre la base militaire de Yüksekova (sud-est) et la frontière pour transporter munitions et équipements militaires.
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