Bush pense à l'économie
Il réorganise son équipe économique, les yeux tournés vers 2004
9 décembre 2002
Actualités internationales
Washington - Le président George W. Bush va nommer cette semaine une nouvelle équipe économique chargée de préparer rapidement un plan de relance fondé sur de nouvelles réductions d'impôts, et de mieux vendre la politique du gouvernement en vue de l'élection présidentielle de 2004.
La Maison-Blanche pourrait annoncer «dès lundi» les noms des successeurs du secrétaire au Trésor Paul O'Neill et du principal conseiller économique de la présidence Lawrence Lindsey, ont indiqué hier à l'AFP des sources bien informées.
Sous la pression de la Maison-Blanche, MM. O'Neill et Lindsey ont démissionné en bloc vendredi, payant ainsi pour le bilan économique médiocre de l'administration Bush confrontée à une reprise de la croissance toujours anémique après la récession de l'an dernier.
Selon la presse, Lawrence Lindsey devrait être remplacé par Stephen Friedman, ancien président de la banque d'investissements Goldman Sachs.
La liste des possibles successeurs de Paul O'Neill est en revanche beaucoup plus longue, comprenant à la fois des hommes d'affaires et des politiques.
Sorte d'antithèse de M. O'Neill, connu pour ses nombreuses gaffes, le nouveau secrétaire au Trésor sera un responsable d'entreprise capable de bien vendre la politique économique de M. Bush auprès du monde des affaires et du Congrès, a affirmé hier le Washington Post.
Ce journal cite les noms de Gerald Parsky, un homme d'affaires de la Silicon Valley, de Charles Schwab, le fondateur de la maison de courtage qui porte son nom, de Dennis Weatherstone, ancien président de la banque JP Morgan, de John Whitehead, ex-patron de Goldman Sachs, et de Peter Peterson, président de la firme d'investissements Blackstone Group.
À ces noms s'ajoutent, selon les analystes, des responsables plus politiques comme notamment l'ancien président de la Commission bancaire du Sénat Phil Gramm, l'ex-président de la Commission des voies et moyens de la Chambre des représentants Bill Archer ou l'actuel secrétaire au Commerce Donald Evans.
Dès sa nomination, la nouvelle équipe économique s'attellera à définir un programme de relance beaucoup plus ambitieux que celui prôné jusqu'ici par Paul O'Neill et qui sera présenté au Congrès au début de l'an prochain.
«Le remaniement de l'équipe économique du président va probablement donner le signal à une utilisation plus agressive de la politique budgétaire afin de dynamiser l'économie avant les élections de 2004», estime Henry Willmore, économiste à Barclays Capital.
M. Willmore prévoit que les mesures de relance coûteront cher et augmenteront «d'au moins 50 milliards de dollars» le déficit budgétaire à la fois en 2003 et 2004.
Selon les experts, le programme de relance comprendra principalement de nouvelles baisses d'impôts venant s'ajouter aux 1,350 milliards de dollars de réductions de la pression fiscale sur 10 ans décidés l'an dernier. Ces diminutions d'impôts devraient bénéficier aux particuliers pour soutenir les dépenses de consommation — qui représentent les deux tiers de l'activité économique américaine — comme aux entreprises afin de doper leurs investissements, toujours en panne.
La nouvelle équipe sera aussi chargée de mieux «vendre» la politique économique de M. Bush — son point noir depuis le début de son mandat — qui se veut avant tout axée sur la création d'emplois alors que le taux de chômage est remonté en novembre à 6 %, son plus haut niveau depuis huit ans et demi.
La Maison-Blanche pourrait annoncer «dès lundi» les noms des successeurs du secrétaire au Trésor Paul O'Neill et du principal conseiller économique de la présidence Lawrence Lindsey, ont indiqué hier à l'AFP des sources bien informées.
Sous la pression de la Maison-Blanche, MM. O'Neill et Lindsey ont démissionné en bloc vendredi, payant ainsi pour le bilan économique médiocre de l'administration Bush confrontée à une reprise de la croissance toujours anémique après la récession de l'an dernier.
Selon la presse, Lawrence Lindsey devrait être remplacé par Stephen Friedman, ancien président de la banque d'investissements Goldman Sachs.
La liste des possibles successeurs de Paul O'Neill est en revanche beaucoup plus longue, comprenant à la fois des hommes d'affaires et des politiques.
Sorte d'antithèse de M. O'Neill, connu pour ses nombreuses gaffes, le nouveau secrétaire au Trésor sera un responsable d'entreprise capable de bien vendre la politique économique de M. Bush auprès du monde des affaires et du Congrès, a affirmé hier le Washington Post.
Ce journal cite les noms de Gerald Parsky, un homme d'affaires de la Silicon Valley, de Charles Schwab, le fondateur de la maison de courtage qui porte son nom, de Dennis Weatherstone, ancien président de la banque JP Morgan, de John Whitehead, ex-patron de Goldman Sachs, et de Peter Peterson, président de la firme d'investissements Blackstone Group.
À ces noms s'ajoutent, selon les analystes, des responsables plus politiques comme notamment l'ancien président de la Commission bancaire du Sénat Phil Gramm, l'ex-président de la Commission des voies et moyens de la Chambre des représentants Bill Archer ou l'actuel secrétaire au Commerce Donald Evans.
Dès sa nomination, la nouvelle équipe économique s'attellera à définir un programme de relance beaucoup plus ambitieux que celui prôné jusqu'ici par Paul O'Neill et qui sera présenté au Congrès au début de l'an prochain.
«Le remaniement de l'équipe économique du président va probablement donner le signal à une utilisation plus agressive de la politique budgétaire afin de dynamiser l'économie avant les élections de 2004», estime Henry Willmore, économiste à Barclays Capital.
M. Willmore prévoit que les mesures de relance coûteront cher et augmenteront «d'au moins 50 milliards de dollars» le déficit budgétaire à la fois en 2003 et 2004.
Selon les experts, le programme de relance comprendra principalement de nouvelles baisses d'impôts venant s'ajouter aux 1,350 milliards de dollars de réductions de la pression fiscale sur 10 ans décidés l'an dernier. Ces diminutions d'impôts devraient bénéficier aux particuliers pour soutenir les dépenses de consommation — qui représentent les deux tiers de l'activité économique américaine — comme aux entreprises afin de doper leurs investissements, toujours en panne.
La nouvelle équipe sera aussi chargée de mieux «vendre» la politique économique de M. Bush — son point noir depuis le début de son mandat — qui se veut avant tout axée sur la création d'emplois alors que le taux de chômage est remonté en novembre à 6 %, son plus haut niveau depuis huit ans et demi.
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