Ankara autorise les incursions en Irak
10 octobre 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
L’armée turque a déplacé des chars hier dans le sud-est du pays.
Ankara — Ébranlé par la mort de 15 soldats ces derniers jours, tués par les séparatistes kurdes, le gouvernement turc a décidé hier d'agiter la menace d'une opération transfrontalière en Irak contre les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Un communiqué publié après une longue réunion du Conseil supérieur de la lutte contre le terrorisme, dirigé par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, explique que «des ordres ont été donnés» — en l'occurrence à l'armée — pour le lancement «si nécessaire d'une opération transfrontalière» contre les rebelles réfugiés en Irak, sans citer nommément ce pays voisin.
Le gouvernement de M. Erdogan est sous la pression de l'opposition parlementaire, de la presse nationaliste et de l'opinion publique pour renforcer les dispositifs en place contre le PKK, notamment l'incursion contre ses bases dans le Kurdistan irakien.
La mort de 13 soldats dimanche dans un guet-apens dans une zone montagneuse proche de la frontière irakienne ainsi que deux autres pertes militaires ont provoqué un émoi populaire.
Selon les observateurs politiques, l'armée, qui réclame depuis des mois une autorisation politique pour lancer une telle incursion, semble avoir obtenu un premier feu vert. Une autorisation particulière du Parlement est cependant nécessaire pour l'envoi de troupes dans un pays étranger pour une opération d'envergure, a indiqué le ministre de la Défense, Vecdi Gönul, semblant vouloir faire remarquer que l'on n'en est pas encore là.
La Turquie ne supporte plus que les rebelles continuent de bénéficier d'un sanctuaire dans les zones kurdes du nord de l'Irak. Elle accuse les Kurdes d'Irak, alliés des Américains, d'aider les rebelles en armes et en explosifs.
Dans les années 1990, les Turcs sont entrés à plusieurs reprises dans le nord de l'Irak avec des dizaines de milliers d'hommes. Mais depuis l'invasion américaine en 2003, l'armée turque n'a fait que de courtes incursions d'envergure limitée en Irak pour traquer des rebelles. M. Erdogan devrait évoquer la question avec le président américain, George W. Bush, lors de son voyage aux États-Unis prévu en novembre.
Un communiqué publié après une longue réunion du Conseil supérieur de la lutte contre le terrorisme, dirigé par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, explique que «des ordres ont été donnés» — en l'occurrence à l'armée — pour le lancement «si nécessaire d'une opération transfrontalière» contre les rebelles réfugiés en Irak, sans citer nommément ce pays voisin.
Le gouvernement de M. Erdogan est sous la pression de l'opposition parlementaire, de la presse nationaliste et de l'opinion publique pour renforcer les dispositifs en place contre le PKK, notamment l'incursion contre ses bases dans le Kurdistan irakien.
La mort de 13 soldats dimanche dans un guet-apens dans une zone montagneuse proche de la frontière irakienne ainsi que deux autres pertes militaires ont provoqué un émoi populaire.
Selon les observateurs politiques, l'armée, qui réclame depuis des mois une autorisation politique pour lancer une telle incursion, semble avoir obtenu un premier feu vert. Une autorisation particulière du Parlement est cependant nécessaire pour l'envoi de troupes dans un pays étranger pour une opération d'envergure, a indiqué le ministre de la Défense, Vecdi Gönul, semblant vouloir faire remarquer que l'on n'en est pas encore là.
La Turquie ne supporte plus que les rebelles continuent de bénéficier d'un sanctuaire dans les zones kurdes du nord de l'Irak. Elle accuse les Kurdes d'Irak, alliés des Américains, d'aider les rebelles en armes et en explosifs.
Dans les années 1990, les Turcs sont entrés à plusieurs reprises dans le nord de l'Irak avec des dizaines de milliers d'hommes. Mais depuis l'invasion américaine en 2003, l'armée turque n'a fait que de courtes incursions d'envergure limitée en Irak pour traquer des rebelles. M. Erdogan devrait évoquer la question avec le président américain, George W. Bush, lors de son voyage aux États-Unis prévu en novembre.
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