Birmanie - Gambari menace la junte de répercussions internationales
Le statu quo est «inacceptable», selon le Conseil de sécurité
6 octobre 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
L’émissaire de l’ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, a indiqué qu’il pourrait se rendre à nouveau au pays avant la date prévue de la mi-novembre.
New York, Nations unies — L'émissaire de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, a mis en garde hier la junte birmane contre les «conséquences internationales sérieuses» que pourrait lui valoir son refus de reconnaître le «mécontentement profond et largement répandu» de la population.
M. Gambari, qui a rendu compte au Conseil de sécurité de l'ONU de sa mission de quatre jours en Birmanie, a un peu plus tard assuré au cours d'un point de presse qu'il y avait consensus au sein du Conseil de sécurité pour juger le statu quo en Birmanie «inacceptable».
Les membres du Conseil estiment à l'unanimité qu'il est «impossible de revenir à la situation antérieure. Il y a des questions socioéconomiques et politiques qui doivent être traitées», a précisé M. Gambari, qui a indiqué qu'il pourrait se rendre à nouveau en Birmanie avant la date prévue de la mi-novembre.
«Une nouvelle visite en Birmanie serait utile pour conserver l'élan qui s'est créé, mais sa programmation est très importante», a-t-il dit aux journalistes. M. Gambari a souligné qu'il attendait des réponses «concrètes» de la junte à ses appels pour la libération des prisonniers politiques — notamment l'opposante Aung San Suu Kyi — et à ses demandes de traiter «les causes du mécontentement».
«Il y a une ouverture vers le dialogue, mais il faut un dialogue véritable qui conduise à une réconciliation nationale», a-t-il dit, «un dialogue avec un calendrier, concret et sérieux».
«Il pourrait s'avérer nécessaire d'être dans la région pour y avoir des consultations», a-t-il ajouté.
M. Gambari a souligné le rôle «essentiel» joué par les pays de l'ASEAN (Association des pays d'Asie du Sud-Est) ainsi que par des puissances régionales comme la Chine, le Japon ou l'Inde.
«Il est essentiel que les dirigeants de la Birmanie reconnaissent que [la situation intérieure] peut avoir des conséquences internationales sérieuses.» Les manifestations antigouvernementales en Birmanie sont l'expression d'un «mécontentement profond et largement répandu», a-t-il souligné.
Les États-Unis
L'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a pour sa part affirmé que les États-Unis étaient prêts à proposer une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU instaurant des sanctions contre la Birmanie.
Tous les intervenants se sont accordés pour demander un nouveau voyage de l'émissaire nigérian. Le numéro deux de la mission française à l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, a souligné que la France était favorable à une «déclaration présidentielle» du Conseil de sécurité à propos de la Birmanie. Ce type de déclaration est adopté à l'unanimité mais n'a pas de force contraignante.
Toutefois, l'ambassadeur de la Chine à l'ONU, Wang Guanjia, a mis en garde la communauté internationale contre des pressions sur la junte birmane qui «conduiraient seulement à l'affrontement».
«Le Conseil de sécurité devrait adopter une approche prudente et responsable», a-t-il poursuivi. «Si la situation au Myanmar [la Birmanie] se dégrade à cause d'une intervention extérieure, c'est la population du pays qui en souffrira le plus. Ceci est la dernière chose que la Chine ainsi que les autres voisins du Myanmar veulent voir», a-t-il ajouté.
Depuis le début de la répression, la Chine s'est refusée à condamner son allié birman.
Ibrahim Gambari a été envoyé en Birmanie pour tenter de persuader la junte au pouvoir de mettre fin à la répression violente des manifestations, qui a fait 10 morts, selon un bilan officiel, nettement plus selon les diplomates, et plus de 2000 arrestations. Il a rencontré les membres de la junte ainsi que l'opposante Aung San Suu Kyi.
M. Gambari, qui a rendu compte au Conseil de sécurité de l'ONU de sa mission de quatre jours en Birmanie, a un peu plus tard assuré au cours d'un point de presse qu'il y avait consensus au sein du Conseil de sécurité pour juger le statu quo en Birmanie «inacceptable».
Les membres du Conseil estiment à l'unanimité qu'il est «impossible de revenir à la situation antérieure. Il y a des questions socioéconomiques et politiques qui doivent être traitées», a précisé M. Gambari, qui a indiqué qu'il pourrait se rendre à nouveau en Birmanie avant la date prévue de la mi-novembre.
«Une nouvelle visite en Birmanie serait utile pour conserver l'élan qui s'est créé, mais sa programmation est très importante», a-t-il dit aux journalistes. M. Gambari a souligné qu'il attendait des réponses «concrètes» de la junte à ses appels pour la libération des prisonniers politiques — notamment l'opposante Aung San Suu Kyi — et à ses demandes de traiter «les causes du mécontentement».
«Il y a une ouverture vers le dialogue, mais il faut un dialogue véritable qui conduise à une réconciliation nationale», a-t-il dit, «un dialogue avec un calendrier, concret et sérieux».
«Il pourrait s'avérer nécessaire d'être dans la région pour y avoir des consultations», a-t-il ajouté.
M. Gambari a souligné le rôle «essentiel» joué par les pays de l'ASEAN (Association des pays d'Asie du Sud-Est) ainsi que par des puissances régionales comme la Chine, le Japon ou l'Inde.
«Il est essentiel que les dirigeants de la Birmanie reconnaissent que [la situation intérieure] peut avoir des conséquences internationales sérieuses.» Les manifestations antigouvernementales en Birmanie sont l'expression d'un «mécontentement profond et largement répandu», a-t-il souligné.
Les États-Unis
L'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a pour sa part affirmé que les États-Unis étaient prêts à proposer une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU instaurant des sanctions contre la Birmanie.
Tous les intervenants se sont accordés pour demander un nouveau voyage de l'émissaire nigérian. Le numéro deux de la mission française à l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, a souligné que la France était favorable à une «déclaration présidentielle» du Conseil de sécurité à propos de la Birmanie. Ce type de déclaration est adopté à l'unanimité mais n'a pas de force contraignante.
Toutefois, l'ambassadeur de la Chine à l'ONU, Wang Guanjia, a mis en garde la communauté internationale contre des pressions sur la junte birmane qui «conduiraient seulement à l'affrontement».
«Le Conseil de sécurité devrait adopter une approche prudente et responsable», a-t-il poursuivi. «Si la situation au Myanmar [la Birmanie] se dégrade à cause d'une intervention extérieure, c'est la population du pays qui en souffrira le plus. Ceci est la dernière chose que la Chine ainsi que les autres voisins du Myanmar veulent voir», a-t-il ajouté.
Depuis le début de la répression, la Chine s'est refusée à condamner son allié birman.
Ibrahim Gambari a été envoyé en Birmanie pour tenter de persuader la junte au pouvoir de mettre fin à la répression violente des manifestations, qui a fait 10 morts, selon un bilan officiel, nettement plus selon les diplomates, et plus de 2000 arrestations. Il a rencontré les membres de la junte ainsi que l'opposante Aung San Suu Kyi.
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