Sous la supervision des États-Unis - Pyongyang démantèlera son principal site nucléaire d'ici 2008
4 octobre 2007
Actualités internationales
Pékin — Une étape importante a été franchie dans la dénucléarisation de la Corée du Nord avec l'engagement de Pyongyang de démanteler les installations de son principal site nucléaire et de fournir une liste complète de son programme atomique avant la fin de l'année.
Les trois installations de Yongbyon, dont le réacteur expérimental de cinq mégawatts, «seront démantelées au 31 décembre 2007», indique un communiqué commun publié hier par la Chine après une nouvelle session de négociations à six, la semaine dernière à Pékin.
«À la demande des autres parties, les États-Unis dirigeront les activités de démantèlement et fourniront les fonds initiaux pour ces activités», ajoute le texte.
La Corée du Nord s'est aussi engagée à divulguer la liste complète de ses installations nucléaires avant la fin de l'année.
Le président américain George W. Bush et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ont aussitôt salué ces engagements en faveur d'une péninsule coréenne sans armes nucléaires.
Cependant, contrairement à ce qu'avait laissé entendre la Corée du Nord, Washington ne l'a pas retirée de la liste des États soutenant le terrorisme, les Américains attendant de voir si le régime communiste nord-coréen tiendra ses promesses. Aucune date butoir n'a été fixée sur cette question, pas plus que sur celle d'un possible rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et Pyongyang.
Enfin, le document confirme que la Corée du Nord recevra une aide énergétique, équivalente à un million de tonnes de fioul, comprenant les 100 000 tonnes déjà livrées par la Corée du Sud et la Chine. Les détails des prochaines livraisons seront fixés plus tard.
Le président Bush avait autorisé la semaine dernière la fourniture des 25 millions de dollars d'aide énergétique à la Corée du Nord, soit l'équivalent de 50 000 tonnes de fioul lourd, estimant qu'elle tenait pour l'instant ses engagements de dénucléarisation et que les États-Unis devaient tenir les leurs. La semaine dernière, le négociateur américain Christopher Hill n'avait pas écarté que la livraison américaine puisse survenir dans le courant du mois d'octobre.
Le document a été dévoilé hier pendant un sommet entre les deux Corées à Pyongyang, où Kim Jong-il et son homologue sud-coréen Roh Moo-hyun ont multiplié les signes d'entente.
Ce texte avait été adopté dimanche à la suite de quatre jours de négociations entre les six pays qui participent depuis 2003 aux pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen (les deux Corées, la Chine, les États-Unis, le Japon et la Russie).
Cet accord provisoire avait ensuite été soumis aux six gouvernements participant aux négociations pour fins d'approbation.
Démarrés en 2003, les pourparlers à six ont pour objectif le démantèlement complet des installations nucléaires d'un des pays les plus isolés au monde.
La Corée du Nord avait donné son accord, le 13 février, pour abandonner son programme nucléaire contre une aide énergétique substantielle et des garanties dans le domaine de la sécurité, quatre mois après avoir fait exploser sa première bombe.
En juillet, elle a fermé son principal réacteur nucléaire à Yongbyon en échange de 50 000 tonnes de fioul, fournies par la Corée du Sud, et accepté le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les trois installations de Yongbyon, dont le réacteur expérimental de cinq mégawatts, «seront démantelées au 31 décembre 2007», indique un communiqué commun publié hier par la Chine après une nouvelle session de négociations à six, la semaine dernière à Pékin.
«À la demande des autres parties, les États-Unis dirigeront les activités de démantèlement et fourniront les fonds initiaux pour ces activités», ajoute le texte.
La Corée du Nord s'est aussi engagée à divulguer la liste complète de ses installations nucléaires avant la fin de l'année.
Le président américain George W. Bush et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ont aussitôt salué ces engagements en faveur d'une péninsule coréenne sans armes nucléaires.
Cependant, contrairement à ce qu'avait laissé entendre la Corée du Nord, Washington ne l'a pas retirée de la liste des États soutenant le terrorisme, les Américains attendant de voir si le régime communiste nord-coréen tiendra ses promesses. Aucune date butoir n'a été fixée sur cette question, pas plus que sur celle d'un possible rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et Pyongyang.
Enfin, le document confirme que la Corée du Nord recevra une aide énergétique, équivalente à un million de tonnes de fioul, comprenant les 100 000 tonnes déjà livrées par la Corée du Sud et la Chine. Les détails des prochaines livraisons seront fixés plus tard.
Le président Bush avait autorisé la semaine dernière la fourniture des 25 millions de dollars d'aide énergétique à la Corée du Nord, soit l'équivalent de 50 000 tonnes de fioul lourd, estimant qu'elle tenait pour l'instant ses engagements de dénucléarisation et que les États-Unis devaient tenir les leurs. La semaine dernière, le négociateur américain Christopher Hill n'avait pas écarté que la livraison américaine puisse survenir dans le courant du mois d'octobre.
Le document a été dévoilé hier pendant un sommet entre les deux Corées à Pyongyang, où Kim Jong-il et son homologue sud-coréen Roh Moo-hyun ont multiplié les signes d'entente.
Ce texte avait été adopté dimanche à la suite de quatre jours de négociations entre les six pays qui participent depuis 2003 aux pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen (les deux Corées, la Chine, les États-Unis, le Japon et la Russie).
Cet accord provisoire avait ensuite été soumis aux six gouvernements participant aux négociations pour fins d'approbation.
Démarrés en 2003, les pourparlers à six ont pour objectif le démantèlement complet des installations nucléaires d'un des pays les plus isolés au monde.
La Corée du Nord avait donné son accord, le 13 février, pour abandonner son programme nucléaire contre une aide énergétique substantielle et des garanties dans le domaine de la sécurité, quatre mois après avoir fait exploser sa première bombe.
En juillet, elle a fermé son principal réacteur nucléaire à Yongbyon en échange de 50 000 tonnes de fioul, fournies par la Corée du Sud, et accepté le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
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