Assemblée générale de l'ONU - Le problème nucléaire est clos, affirme Ahmadinejad
26 septembre 2007
Actualités internationales
New York— Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé hier devant l'Assemblée générale de l'ONU que son pays considérait que le problème nucléaire iranien était «clos», et s'est livré à une violente diatribe contre les États-Unis et Israël.
«J'annonce officiellement que, selon nous, la question nucléaire est désormais close et qu'elle est devenue une question ordinaire relevant de l'Agence» internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré M. Ahmadinejad.
Faisant notamment allusion aux États-Unis et à l'Union européenne, il a affirmé que l'Iran ne tiendrait pas compte des «diktats illégitimes et politiquement motivés des puissances arrogantes» en ce qui concerne son programme nucléaire.
«Par conséquent, l'Iran a décidé de poursuivre cette question à travers la voie juridique appropriée, celle de l'AIEA», a-t-il ajouté.
Les Étasuniens et les Européens soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de programme civil. L'Iran dément.
Les chefs de diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) et l'Allemagne se retrouveront vendredi à New York pour discuter d'un éventuel renforcement des sanctions contre Téhéran, qui refuse de se conformer à deux précédentes résolutions lui enjoignant de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.
Le Conseil de sécurité a ainsi adopté trois résolutions contre l'Iran, dont les deux dernières comportent des sanctions, et Washington fait pression pour une nouvelle résolution à l'automne.
M. Ahmadinejad a une nouvelle fois nié que son pays cherchait à se doter de l'arme nucléaire. «Toutes nos activités nucléaires ont été complètement pacifiques et transparentes», a-t-il dit.
«Au cours des deux dernières années, les puissances arrogantes, abusant du Conseil de sécurité, ont accusé l'Iran, lancé des menaces militaires et imposé des sanctions illégales à notre pays.»
Le président iranien s'est également livré à une violente diatribe contre les États-Unis dans son discours, les accusant notamment de violer les droits de l'homme.
«Malheureusement, les droits de l'homme sont largement violés par certaines puissances, en particulier par ceux qui prétendent en être les défenseurs exclusifs», a dit le président, dans une allusion transparente aux États-Unis.
Il a dénoncé l'occupation de l'Irak, lancée au «prétexte de renverser un dictateur et à cause de l'existence d'armes de destruction massive». Pourtant, «le dictateur, soutenu par les mêmes occupants, a été renversé et aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, mais l'occupation se poursuit sous d'autres prétextes», a dit le président.
Sarkozy critique
Peu avant le discours du président iranien, son homologue français, Nicolas Sarkozy, a lancé hier un avertissement sévère à l'Iran, du haut de la tribune des Nations unies, estimant «inacceptable» que Téhéran se dote de l'arme nucléaire.
«L'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles», a déclaré M. Sarkozy à la tribune de la 62e Assemblée générale des Nations unies. «Mais en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde», a-t-il ajouté. Le dirigeant français a été très applaudi à la fin de son discours.
Plus tôt dans la matinée, le président George W. Bush avait prononcé un discours dans lequel Téhéran a au contraire été très peu cité et seulement avec le Bélarus, la Corée du Nord et la Syrie parmi les «régimes brutaux [qui] dénient à leur peuple les droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration universelle» des droits de l'homme.
«J'annonce officiellement que, selon nous, la question nucléaire est désormais close et qu'elle est devenue une question ordinaire relevant de l'Agence» internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré M. Ahmadinejad.
Faisant notamment allusion aux États-Unis et à l'Union européenne, il a affirmé que l'Iran ne tiendrait pas compte des «diktats illégitimes et politiquement motivés des puissances arrogantes» en ce qui concerne son programme nucléaire.
«Par conséquent, l'Iran a décidé de poursuivre cette question à travers la voie juridique appropriée, celle de l'AIEA», a-t-il ajouté.
Les Étasuniens et les Européens soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de programme civil. L'Iran dément.
Les chefs de diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) et l'Allemagne se retrouveront vendredi à New York pour discuter d'un éventuel renforcement des sanctions contre Téhéran, qui refuse de se conformer à deux précédentes résolutions lui enjoignant de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.
Le Conseil de sécurité a ainsi adopté trois résolutions contre l'Iran, dont les deux dernières comportent des sanctions, et Washington fait pression pour une nouvelle résolution à l'automne.
M. Ahmadinejad a une nouvelle fois nié que son pays cherchait à se doter de l'arme nucléaire. «Toutes nos activités nucléaires ont été complètement pacifiques et transparentes», a-t-il dit.
«Au cours des deux dernières années, les puissances arrogantes, abusant du Conseil de sécurité, ont accusé l'Iran, lancé des menaces militaires et imposé des sanctions illégales à notre pays.»
Le président iranien s'est également livré à une violente diatribe contre les États-Unis dans son discours, les accusant notamment de violer les droits de l'homme.
«Malheureusement, les droits de l'homme sont largement violés par certaines puissances, en particulier par ceux qui prétendent en être les défenseurs exclusifs», a dit le président, dans une allusion transparente aux États-Unis.
Il a dénoncé l'occupation de l'Irak, lancée au «prétexte de renverser un dictateur et à cause de l'existence d'armes de destruction massive». Pourtant, «le dictateur, soutenu par les mêmes occupants, a été renversé et aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, mais l'occupation se poursuit sous d'autres prétextes», a dit le président.
Sarkozy critique
Peu avant le discours du président iranien, son homologue français, Nicolas Sarkozy, a lancé hier un avertissement sévère à l'Iran, du haut de la tribune des Nations unies, estimant «inacceptable» que Téhéran se dote de l'arme nucléaire.
«L'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles», a déclaré M. Sarkozy à la tribune de la 62e Assemblée générale des Nations unies. «Mais en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde», a-t-il ajouté. Le dirigeant français a été très applaudi à la fin de son discours.
Plus tôt dans la matinée, le président George W. Bush avait prononcé un discours dans lequel Téhéran a au contraire été très peu cité et seulement avec le Bélarus, la Corée du Nord et la Syrie parmi les «régimes brutaux [qui] dénient à leur peuple les droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration universelle» des droits de l'homme.
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