Ébranlé par l'assassinat d'un autre député - Le Liban s'accroche à l'élection de son président
21 septembre 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Les policiers fouillaient hier les décombres de l’attentat de mercredi.
Beyrouth — Le Liban a insisté hier pour tenir comme prévu l'élection présidentielle dans cinq jours, malgré un climat de profondes divisions et d'incertitude exacerbé par l'assassinat d'un nouveau député de la majorité antisyrienne.
Les soupçons de la communauté internationale et d'une grande partie de la classe politique libanaise se tournaient vers la Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, après l'assassinat du député Antoine Ghanem mercredi dans une banlieue chrétienne de Beyrouth.
La Syrie et l'Iran, parrains de l'opposition, se sont joints au choeur des condamnations internationales de l'attentat à la voiture piégée, qui a coûté la vie à quatre autres personnes et fait 71 blessés.
«La charge de 20 kg de TNT, disposée dans une Mercedes portant une plaque d'immatriculation falsifiée, a été activée par télécommande» au passage du convoi du député, selon un porte-parole de la police.
Malgré cet attentat, les autorités ont appelé au maintien du scrutin présidentiel au Parlement le 25 septembre, dont la tenue demeure incertaine en raison de la grave crise politique qui dure depuis un an entre la majorité, soutenue par les pays occidentaux, et l'opposition.
«Nous tenons à ce que l'élection [présidentielle] ait lieu à la date prévue selon les règles constitutionnelles à l'abri des menaces», a déclaré le ministre de l'Information Ghazi Aridi, confirmant que le président du Parlement Nabih Berri avait «indiqué que la séance pour l'élection tenait toujours».
M. Berri, un pilier de l'opposition, a convoqué pour le 25 septembre les députés qui devront élire le successeur du président prosyrien Émile Lahoud, dont le mandat expire le 24 novembre. L'élection peut se tenir jusqu'à cette date.
«Nous ne craignons pas le terrorisme. Il renforcera notre détermination à empêcher les terroristes de gagner», a dit M. Aridi.
Mais après ce quatrième assassinat d'un député antisyrien depuis les élections de 2005, la presse et les politiques se livraient à une arithmétique macabre pour déterminer au bout de combien de meurtres le camp antisyrien perdrait sa majorité au Parlement.
Celle-ci a appelé la «Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir la tenue de la présidentielle à la date prévue afin de protéger la République».
Le Hezbollah chiite, fer de lance de l'opposition, a aussi dénoncé l'attentat comme un «coup porté aux espoirs de consensus politique».
Des rencontres entre M. Berri, Saad Hariri, le chef de la majorité antisyrienne, et Nasrallah Sfeir, le patriarche maronite, ont été annulées après l'attentat. M. Berri a lancé une initiative pour tenter de parvenir à un consensus sur le nom du prochain président.
Les soupçons de la communauté internationale et d'une grande partie de la classe politique libanaise se tournaient vers la Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, après l'assassinat du député Antoine Ghanem mercredi dans une banlieue chrétienne de Beyrouth.
La Syrie et l'Iran, parrains de l'opposition, se sont joints au choeur des condamnations internationales de l'attentat à la voiture piégée, qui a coûté la vie à quatre autres personnes et fait 71 blessés.
«La charge de 20 kg de TNT, disposée dans une Mercedes portant une plaque d'immatriculation falsifiée, a été activée par télécommande» au passage du convoi du député, selon un porte-parole de la police.
Malgré cet attentat, les autorités ont appelé au maintien du scrutin présidentiel au Parlement le 25 septembre, dont la tenue demeure incertaine en raison de la grave crise politique qui dure depuis un an entre la majorité, soutenue par les pays occidentaux, et l'opposition.
«Nous tenons à ce que l'élection [présidentielle] ait lieu à la date prévue selon les règles constitutionnelles à l'abri des menaces», a déclaré le ministre de l'Information Ghazi Aridi, confirmant que le président du Parlement Nabih Berri avait «indiqué que la séance pour l'élection tenait toujours».
M. Berri, un pilier de l'opposition, a convoqué pour le 25 septembre les députés qui devront élire le successeur du président prosyrien Émile Lahoud, dont le mandat expire le 24 novembre. L'élection peut se tenir jusqu'à cette date.
«Nous ne craignons pas le terrorisme. Il renforcera notre détermination à empêcher les terroristes de gagner», a dit M. Aridi.
Mais après ce quatrième assassinat d'un député antisyrien depuis les élections de 2005, la presse et les politiques se livraient à une arithmétique macabre pour déterminer au bout de combien de meurtres le camp antisyrien perdrait sa majorité au Parlement.
Celle-ci a appelé la «Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter toutes les mesures nécessaires pour garantir la tenue de la présidentielle à la date prévue afin de protéger la République».
Le Hezbollah chiite, fer de lance de l'opposition, a aussi dénoncé l'attentat comme un «coup porté aux espoirs de consensus politique».
Des rencontres entre M. Berri, Saad Hariri, le chef de la majorité antisyrienne, et Nasrallah Sfeir, le patriarche maronite, ont été annulées après l'attentat. M. Berri a lancé une initiative pour tenter de parvenir à un consensus sur le nom du prochain président.
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