Birmanie - Les protestations prennent un tour religieux
Rangoun — Un demi-millier de moines bouddhistes se sont unis dans la prière dans la pagode de Shwedagon, monument sacré du Myanmar dont la junte avait bloqué les accès ces derniers jours.
Bravant la mousson et des dizaines de policiers en civil, les moines ont chanté des mantras en procession dans ce coeur religieux historique de l'ancienne Birmanie où sont conservées des reliques du Bouddha.
Presque plus un jour ne passe sans une manifestation de moines au Myanmar, où le mouvement de contestation contre l'augmentation brutale des prix des carburants prend un tour religieux contre les généraux au pouvoir depuis 45 ans.
Mercredi, l'armée avait fait fermer la pagode de Shwedagon pour éviter que les religieux ne lancent formellement le boycottage qu'ils avaient promis d'infliger aux membres de la junte et à leurs collaborateurs. Ce boycottage religieux interdit aux moines de recevoir leurs aumônes, ce qui met en péril leurs chances d'accéder au nirvana, c'est-à-dire d'être délivrés du cycle des réincarnations.
Dans ce pays profondément religieux, cette menace n'a rien d'une plaisanterie. Cette «procédure» s'apparente à l'excommunication catholique, qui transforme le chrétien baptisé en athée, lui ôtant tout droit à l'eucharistie.
L'armée tente de nier l'existence du boycottage, pourtant relayé à travers le pays grâce aux radios étrangères, en faisant diffuser des images d'hommes en uniformes donnant l'aumône à des moines.
Bravant la mousson et des dizaines de policiers en civil, les moines ont chanté des mantras en procession dans ce coeur religieux historique de l'ancienne Birmanie où sont conservées des reliques du Bouddha.
Presque plus un jour ne passe sans une manifestation de moines au Myanmar, où le mouvement de contestation contre l'augmentation brutale des prix des carburants prend un tour religieux contre les généraux au pouvoir depuis 45 ans.
Mercredi, l'armée avait fait fermer la pagode de Shwedagon pour éviter que les religieux ne lancent formellement le boycottage qu'ils avaient promis d'infliger aux membres de la junte et à leurs collaborateurs. Ce boycottage religieux interdit aux moines de recevoir leurs aumônes, ce qui met en péril leurs chances d'accéder au nirvana, c'est-à-dire d'être délivrés du cycle des réincarnations.
Dans ce pays profondément religieux, cette menace n'a rien d'une plaisanterie. Cette «procédure» s'apparente à l'excommunication catholique, qui transforme le chrétien baptisé en athée, lui ôtant tout droit à l'eucharistie.
L'armée tente de nier l'existence du boycottage, pourtant relayé à travers le pays grâce aux radios étrangères, en faisant diffuser des images d'hommes en uniformes donnant l'aumône à des moines.
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