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Ben Laden déclare la guerre à Moucharraf

21 septembre 2007  Actualités internationales
Dubaï — Le chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, a déclaré la guerre au président pakistanais Pervez Moucharraf, allié des États-Unis, dans un nouveau message audio rendu public hier, selon l'organisme SITE spécialisé dans la surveillance des sites islamistes.

«Les musulmans du Pakistan doivent impérativement mener le djihad et combattre pour démettre Pervez, son gouvernement, son armée et ceux qui lui viennent en aide», déclare-t-il, selon SITE.

Le numéro un d'al-Qaïda déclare vouloir venger le sang versé par «les champions de l'islam», selon le message émanant d'As-Sahab, la branche médias du réseau terroriste, a ajouté cet organisme.

Ben Laden fait ainsi référence aux militants islamistes tués lors de l'assaut de l'armée contre la Mosquée rouge d'Islamabad en juillet, ainsi que ceux tués dans des raids au Waziristan, une zone tribale frontalière de l'Afghanistan où l'armée combat militants intégristes, membres de tribus pakistanaises, talibans afghans et membres d'al-Qaïda.

«Pervez, ses ministres, ses soldats et ceux qui les aident sont tous complices d'avoir répandu le sang des musulmans», affirme la voix, expliquant que l'assaut contre la Mosquée rouge «a démontré la persévérance de Moucharraf dans sa loyauté, sa soumission et son aide à l'Amérique contre les musulmans».

Les autorités pakistanaises avaient repris le contrôle de la Mosquée rouge après deux jours d'affrontements qui avaient fait au moins 82 morts dont 73 islamistes, notamment leur chef, Abdul Rashid Ghazi.

Pendant le message audio qui dure 23 minutes, la photo de Ghazi ainsi que celles de trois autres militants entourent l'écran où sont diffusées des images montrant des séquences anciennes de Ben Laden, l'homme le plus recherché au monde, et de son bras droit Ayman al-Zawahiri dans une région montagneuse.

«Les armées [pakistanaises] sont devenues des outils et des armes aux mains des apostats», ajoute Ben Laden, qui rejette l'idée d'un départ de Moucharraf à travers l'élection présidentielle, prévue le 6 octobre. «La situation ne redeviendra pas normale au moyen des élections, des manifestations et des cris, dit-il. Ne vous fiez pas aux élections et aux actions futiles.»

Le bras droit de Ben Laden, Ayman Zawahiri, avait déjà appelé les Pakistanais à se révolter contre Moucharraf en juillet, après l'assaut donné par les troupes pakistanaises contre la Mosquée rouge.
 
 
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