samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le lobby de Karzaï

Le Canada est placé en Afghanistan devant un dilemme à géométrie terriblement semblable à celui qui a piégé les États-Unis en Irak. Concrètement, l'armée irakienne est encore très loin d'être prête à prendre le relais des troupes américaines à Bagdad. Un retrait précipité faciliterait la tâche à un ennemi que George W. Bush a installé au coeur de son double mandat présidentiel. L'équation n'est guère différente à Kandahar pour le Canada et ses alliés, réunis sous le chapeau de l'OTAN. Ceci oblige Washington et Ottawa à se livrer à une lancinante jonglerie politique avec des opinions publiques mal à l'aise, c'est le moins qu'on puisse dire, devant une guerre contre le terrorisme qui ne va nulle part.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Serge Charbonneau - Abonné
    20 septembre 2007 05 h 31
    L'occupation, au fil du temps, toujours les mêmes enjeux!
    L'occupation.
    Finalement, quelle que soit l'époque, quel que soit l'occupant, le problème qu'on peut identifier comme étant un dilemme à géométrie terriblement variable est, en termes clairs, la fidélité des collaborateurs.

    Tout comme le régime Pétain, lors de l'occupation nazie, le problème avec les collaborateurs, n'est pas leur compétence, mais le niveau de confiance qu'on peut leur accorder. Ce n'est pas parce que l'on collabore que l'on change de nationalité, de culture. La contrainte et surtout la récompense doivent constamment être réajustées. Qui dit récompense, dit corruption.

    Hypocrisie, pots-de-vin, élimination arbitraire, autant d'attitudes et de réalité lors d'une occupation. Les occupations, même les mieux organisés, même les plus sauvages, finissent toujours par être vaincues. Je crois qu'on ne peut voler un pays. On peut l'exploiter par des magouilles économiques, mais pour le contrôler, il faut une tuerie constante, un joug sanguinaire. On peut briser les corps, on peut tenter de manipuler les esprits, mais de vouloir changer les coeurs, la culture et l'identité des habitants, est bien illusoire. Tôt ou tard, toute l'hypocrisie de l'occupant, toutes ses manoeuvres vont s'effriter devant la dignité inébranlable du peuple occupé.

    De notre côté, nous aurons à avouer notre candide naïveté face aux réels objectifs de nos dirigeants. Nous devrons assumer leur brutalité et leur sordide pingrerie.
    Aujourd'hui, on nous cache tous ces corps qui finissent en morceaux éparpillés dans la poussière de ce territoire dévasté. On nous cache même les pleurs de nos soldats. On nous cache aussi la fierté que certains ont d'avoir tué. Oui, la fierté de tuer!
    Ce n'est pas que nos soldats ont le coeur méchant, mais cette réalité nous montre comment les généraux, les cerveaux de l'armée ont développé des techniques efficaces pour obtenir des machines à tuer (on ne gagne pas une guerre avec des moumounes).
    On nous cache la bestialité de la guerre. On nous leurre de liberté, de démocratie, de reconstruction, de crayons et de bonnes intentions. Cessons d'être dupe de cette manipulation. Tôt ou tard, la réalité nous apparaîtra avec une lumière crue. Nous aurons alors à nous enfouir la tête encore plus profondément dans le sable ou à assumer toute la brutalité et la cupidité de notre occupation.

    Prendre le relais des troupes états-uniennes, prendre le relais des troupes canadiennes, veut dire: réussir à contraindre une partie des habitants à devenir de fidèles collaborateurs. Connaissez-vous l'espérance de vie d'un collaborateur? Vous savez comment a fini Pétain et ses acolytes collabos?

    M. Taillefer persiste à utiliser le concept hypocrite de guerre au terrorisme. Il est temps que les journalistes discourent un peu plus en fonction de la réalité criante. Le terme de guerre au terrorisme (sic) pouvait peut-être tenir le coup quelques jours après le fameux 11 septembre, mais aujourd'hui, il faut parler de pays envahis, occupés, de population massacrée, de territoire contrôlé, dévasté. De tueries indignes des valeurs pacifiques.

    Vous devriez commencer à être gêné d'utiliser le vocabulaire plus qu'hypocrite des administrations Bush, Harper et jadis Blair, Aznar.

    Donc facile de constater que la survie politique de M. Karzaï est intimement liée à l'occupant. Même, sa survie, tout court! Pensons encore une fois à Pétain!
    Karzaï a échoué, non pas de réduire la corruption, mais de bien la cacher, non pas d'asseoir son autorité au-delà des limites municipales de Kaboul, mais de se faire supporter par l'armée d'occupation et, sur le plan régional, non pas d'apaiser les relations avec le Pakistan voisin, mais d'être aussi bien vu que cet autre collaborateur des US qu'est Musharraf qui a lui aussi des problèmes de collaboration et dont la survie est elle aussi en péril.

    M. Taillefer note que le message du président afghan donnait drôlement l'impression d'être télégraphié par Ottawa. Enfin, un regard journalistique. Un discours dont on garde l'emballage de la réalité. « La rencontre avec les journalistes canadiens au palais présidentiel de Kaboul avait été organisée par l'ambassade du Canada. » Ici, un fait qui normalement est mis de côté. Tiens tiens! Les journalistes sont-ils soudainement en train de délaisser les discours pour nous parler de la réalité des choses! Enfin!

    Comment ne pas noter aussi la propagande dans le discours Karzaï: "«les terroristes vous frapperont, au Canada et aux États-Unis»" La peur, mesdames et messieurs, «la peur»! Un outil de propagande e f f i c a c e ! Bush et Harper à coup de milliard (en argent de votre pays) pour l'industrie militaire, vous protègent contre le terrorisme. Depuis le début de la guerre au terrorisme (sic), il n'y en a jamais eu autant! Alors, de quoi devrions-nous avoir peur? Faisons-nous la guerre au terrorisme ou semons-nous le terrorisme qui fleurit partout comme des fleurs de pavot? Est-ce qu'il fleurit le pavot? Est-ce qu'il fleurit le terrorisme? Qui donc le fait fleurir? En tout cas, pour le pavot, ce n'est pas les talibans, parce que dans leur temps, ils tuaient ceux qui en cultivaient! Et pour le terrorisme, pour Al-Qaïda, certainement pas l'Irak de Saddam, parce que Saddam n'aimait pas que Ben Laden se mêle de ses affaires et il n'y avait pas d'Al Qaïda en Irak. Avant 2001 nous n'avions jamais entendu parler d'Al Qaïda. Depuis qu'on le combat (sic) il y en a partout. En Europe, en Asie, en Afrique, au Moyen Orient, en Palestine, au Liban, au Maroc, partout! Avez-vous peur? Ne voyez-vous pas sa menace? Bien sûr que vous avez peur!
    Mais qui donc est Al Qaïda? Chose sûre, Al Qaïda et Ben Laden travaillent main dans la main avec l'administration Bush. Si ce n'avait été de l'apparition vidéo de Ben Laden certifiée par la CIA, juste avant les présidentiels 2004, peut-être que Bush aurait perdu ses élections, les états-uniens n'auraient pas eu suffisamment peur pour le réélire. Peut-être que si Ben Laden n'était pas apparu récemment Bush aurait beaucoup plus de difficulté pour obtenir les 50 milliards qu'il convoite pour son industrie militaire. Peut-être? Chose sûre et vérifiable Ben Laden et Al Qaïda apparaissent toujours aux meilleurs moments pour aider l'administration Bush. Et, chose sûre, si j'étais le terroriste le plus recherché et le plus intelligent de la planète, je ne perdrais pas mon temps à parader sur les écrans et je planifierais des méchants coups. Ce ne serait pas des vidéos qui arriveraient, mais des bombes et le terrorisme ne serait pas que des mots. On est le meilleur terroriste du monde ou on ne l'est pas, point à la ligne! Alors, Le Ben Laden certifié CIA, vous fait-il peur?

    Serge Charbonneau
    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    20 septembre 2007 08 h 21
    Une marionnette
    Ami de George W. Bush, M. Karzaï sert de marionnette à une lutte au terrorisme qui masque une invasion visant à contrôler les ressources pétrolières de la région. J'imagine qu'il doit y avoir un plaisir quelconque à jouer un tel rôle. Autrement...
    Roland Berger
    London, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • roger montreal - Abonné
    20 septembre 2007 11 h 12
    Deux manipulateurs
    OUI M.SERGE CHARBONNEAU a écrit dans son article, la vrai chose a laquelle les QUÉBÉCOIS doivent réfléchir ,les conservateurs n auraient pas eu le pourcentage de votes dans la partielle, si les vrais choses seraient dévoilées
    Car oui HAPPER suit les traces exact de BUSH mentez, mentez, il en restera quelque chose. Dans quelque années nous saurons tous les mensonges ,comme BUSH a conté aux gens de son pays, pour du pétrole combien d irakiens sont ils morts. Nous, combien de civils /les soldats canadiens/ont ils tués, pour notre machine de guerre /17 milliards/ et faire monter le prix du pétrole ,pour enrichir les ALBERTAINS/ province de HAPPER et ses amis/
    Oui il faut sortir de l AFGHANISTAN LE PLUS VITE POSSIBLE.
    ROGER DION MONTREAL
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012