Le lobby de Karzaï
Le Canada est placé en Afghanistan devant un dilemme à géométrie terriblement semblable à celui qui a piégé les États-Unis en Irak. Concrètement, l'armée irakienne est encore très loin d'être prête à prendre le relais des troupes américaines à Bagdad. Un retrait précipité faciliterait la tâche à un ennemi que George W. Bush a installé au coeur de son double mandat présidentiel. L'équation n'est guère différente à Kandahar pour le Canada et ses alliés, réunis sous le chapeau de l'OTAN. Ceci oblige Washington et Ottawa à se livrer à une lancinante jonglerie politique avec des opinions publiques mal à l'aise, c'est le moins qu'on puisse dire, devant une guerre contre le terrorisme qui ne va nulle part.
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