89 morts, dont 53 étrangers - Le crash de Phuket serait dû à des vents cisaillants
18 septembre 2007
Actualités internationales
Phuket, Thaïlande — Au lendemain de l'accident d'avion de l'aéroport de Phuket, le dernier bilan officiel s'établissait hier à 89 morts, dont 53 étrangers, et 41 blessés. Selon des responsables de la compagnie et de l'aviation civile thaïlandaise, la catastrophe, qui a coûté la vie à trois Français, pourrait être due à des vents cisaillants fatals à l'appareil.
Dix ressortissants français figuraient sur la liste des passagers, selon le ministère français des Affaires étrangères. Les corps de trois d'entre eux ont été formellement identifiés par les autorités thaïlandaises et un autre passager a été hospitalisé, selon la porte-parole du Quai d'Orsay Pascale Andreani.
Les autorités françaises ne disposaient pas encore d'informations sur les six autres Français recensés parmi les passagers. Dans un premier temps, le ministère avait fait état d'un Français tué et deux autres blessés.
D'après la liste des passagers décédés obtenue par l'Associated Press, quatre Américains, trois Iraniens, un Britannique, un Suédois et un Australien ont également été tués.
Parti de Bangkok avec 123 passagers et sept membres d'équipage à bord, le McDonnell Douglas 82 de la compagnie à bas coût One-Two-Go a tenté d'atterrir dimanche à l'aéroport de Phuket sous une pluie battante accompagnée de fortes rafales de vent. L'appareil s'est écrasé, sortant de la piste avant de prendre feu. Les victimes ont été prises au piège des flammes, alors que les rescapés ont réussi à s'échapper par les hublots.
Boîtes noires retrouvées
Les deux boîtes noires du vol OG269 ont été retrouvées et seront envoyées aux États-Unis pour être analysées, a annoncé le ministre des Transports Theera Haocharoen. Pour l'heure, «nous ne sommes toujours pas en mesure de dire la cause de l'accident», a-t-il déclaré. Le pilote indonésien et le copilote thaïlandais ont tous deux été tués dans l'accident.
Opérationnelle depuis décembre 2003, One-Two-Go est une filiale intérieure de la compagnie de charter régionale Orient-Thai, basée en Thaïlande. Son président Kajit Habnanonda évoquait hier l'hypothèse d'un cisaillement de vent ayant déstabilisé l'avion. Ce phénomène, une inversion soudaine et brutale de la vitesse ou de la direction du vent, est extrêmement dangereux — et souvent fatal — lorsqu'il se produit au décollage ou à l'atterrissage.
D'après Chaisak Ungsuwan, directeur général du Département du transport aérien, l'aviation civile thaïlandaise, la tour de contrôle avait signalé la présence de cisaillement de vent au pilote de l'avion, qui a cependant décidé d'atterrir. «Le dernier mot que le pilote a dit est "atterrissage"», a ajouté M. Ungsuwan, citant une transcription des communications entre la tour de contrôle et l'avion.
Des rescapés ont raconté que l'avion s'apprêtait à se poser sous la pluie battante lorsqu'il s'était soudain redressé comme si le pilote voulait refaire sa tentative d'atterrissage, avant de s'écraser sur la piste. Il a ensuite percuté un muret et s'est brisé en deux.
«Les gens hurlaient. Il y avait le feu dans la cabine et mes vêtements se sont enflammés», a raconté Robert Borland, 48 ans, un rescapé suisse résidant en Australie. Il a réussi à se traîner jusqu'à une sortie où un autre rescapé l'avait tiré hors de l'appareil.
Dalad Tantiprasongchai, responsable de la compagnie Orient-Thai Airlines, a annoncé que la compagnie aérienne allait dans un premier temps débloquer la somme de 100 000 baht (3200 dollars) aux familles des victimes pour couvrir les obsèques et les autres frais.
L'aéroport de l'île de Phuket, destination balnéaire prisée de Thaïlande, devait rouvrir en fin d'après-midi, la carcasse de l'appareil et tous les débris dont une aile et le fuselage ayant été dégagés.
Dix ressortissants français figuraient sur la liste des passagers, selon le ministère français des Affaires étrangères. Les corps de trois d'entre eux ont été formellement identifiés par les autorités thaïlandaises et un autre passager a été hospitalisé, selon la porte-parole du Quai d'Orsay Pascale Andreani.
Les autorités françaises ne disposaient pas encore d'informations sur les six autres Français recensés parmi les passagers. Dans un premier temps, le ministère avait fait état d'un Français tué et deux autres blessés.
D'après la liste des passagers décédés obtenue par l'Associated Press, quatre Américains, trois Iraniens, un Britannique, un Suédois et un Australien ont également été tués.
Parti de Bangkok avec 123 passagers et sept membres d'équipage à bord, le McDonnell Douglas 82 de la compagnie à bas coût One-Two-Go a tenté d'atterrir dimanche à l'aéroport de Phuket sous une pluie battante accompagnée de fortes rafales de vent. L'appareil s'est écrasé, sortant de la piste avant de prendre feu. Les victimes ont été prises au piège des flammes, alors que les rescapés ont réussi à s'échapper par les hublots.
Boîtes noires retrouvées
Les deux boîtes noires du vol OG269 ont été retrouvées et seront envoyées aux États-Unis pour être analysées, a annoncé le ministre des Transports Theera Haocharoen. Pour l'heure, «nous ne sommes toujours pas en mesure de dire la cause de l'accident», a-t-il déclaré. Le pilote indonésien et le copilote thaïlandais ont tous deux été tués dans l'accident.
Opérationnelle depuis décembre 2003, One-Two-Go est une filiale intérieure de la compagnie de charter régionale Orient-Thai, basée en Thaïlande. Son président Kajit Habnanonda évoquait hier l'hypothèse d'un cisaillement de vent ayant déstabilisé l'avion. Ce phénomène, une inversion soudaine et brutale de la vitesse ou de la direction du vent, est extrêmement dangereux — et souvent fatal — lorsqu'il se produit au décollage ou à l'atterrissage.
D'après Chaisak Ungsuwan, directeur général du Département du transport aérien, l'aviation civile thaïlandaise, la tour de contrôle avait signalé la présence de cisaillement de vent au pilote de l'avion, qui a cependant décidé d'atterrir. «Le dernier mot que le pilote a dit est "atterrissage"», a ajouté M. Ungsuwan, citant une transcription des communications entre la tour de contrôle et l'avion.
Des rescapés ont raconté que l'avion s'apprêtait à se poser sous la pluie battante lorsqu'il s'était soudain redressé comme si le pilote voulait refaire sa tentative d'atterrissage, avant de s'écraser sur la piste. Il a ensuite percuté un muret et s'est brisé en deux.
«Les gens hurlaient. Il y avait le feu dans la cabine et mes vêtements se sont enflammés», a raconté Robert Borland, 48 ans, un rescapé suisse résidant en Australie. Il a réussi à se traîner jusqu'à une sortie où un autre rescapé l'avait tiré hors de l'appareil.
Dalad Tantiprasongchai, responsable de la compagnie Orient-Thai Airlines, a annoncé que la compagnie aérienne allait dans un premier temps débloquer la somme de 100 000 baht (3200 dollars) aux familles des victimes pour couvrir les obsèques et les autres frais.
L'aéroport de l'île de Phuket, destination balnéaire prisée de Thaïlande, devait rouvrir en fin d'après-midi, la carcasse de l'appareil et tous les débris dont une aile et le fuselage ayant été dégagés.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

