Aussitôt rentré, aussitôt expulsé
L'ancien président pakistanais Nawaz Sharif est maintenant en Arabie saoudite
Photo : Agence Reuters
Nawaz Sharif
Islamabad-Djeddah — À peine rentré hier dans son pays après sept ans d'exil, l'ancien premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, chassé du pouvoir en 1999 par Pervez Moucharraf, a été arrêté et expulsé vers l'Arabie saoudite.
Quatre heures seulement après son arrivée à l'aéroport d'Islamabad en provenance de Londres, il a été conduit à bord d'un avion de la compagnie Pakistan International Airlines qui a décollé à destination de Djeddah. Des sources saoudiennes ont par la suite confirmé que Sharif était bien arrivé à Djeddah où un représentant de l'Arabie saoudite l'avait accueilli, et qu'il serait autorisé à rester dans le royaume.
À son arrivée à Islamabad, Sharif avait été conduit dans le salon d'honneur du terminal où des policiers étaient venus l'arrêter. Un responsable gouvernemental avait déclaré qu'il était poursuivi pour blanchiment d'argent et corruption. Sharif, alors qu'il était à la tête du gouvernement dans les années 1990, avait été accusé de corruption par l'opposition. À la demande des autorités, un tribunal a rouvert le mois dernier trois dossiers le concernant.
L'avion amenant Sharif de Londres avait atterri dans la matinée à Islamabad, mais il avait fallu attendre une heure et demie pour que l'ancien chef de gouvernement descende de l'appareil. Un responsable des services d'immigration était monté à bord pour lui demander de le suivre, seul, alors que l'ancien chef de gouvernement exigeait de sortir en compagnie de ses partisans et de ses avocats.
Le bras de fer a duré 90 minutes, et le dirigeant politique, qui a obtenu gain de cause, est sorti de l'avion entouré de ses proches. Tous sont montés à bord d'un bus qui les a conduits au salon d'honneur de l'aéroport.
Quelques minutes plus tard , des policiers venaient l'arrêter et l'emmenaient à bord d'un bus, malgré les véhémentes protestations de son entourage.
Le vice-ministre pakistanais de l'Information Tariq Azim Khan a déclaré que Sharif s'était vu proposer comme alternative être poursuivi pour corruption dans son pays ou repartir. «Il a choisi de partir à l'étranger.»
Au même moment, à trois kilomètres de l'aéroport, une manifestation de 700 partisans de Sharif était dispersée par les forces de l'ordre qui ont tiré des grenades lacrymogènes. Les partisans de Sharif ont annoncé qu'ils lutteraient contre le gouvernement pakistanais politiquement et juridiquement.
«Sur tous les plans, nous estimons que la loi martiale est désormais en vigueur au Pakistan et que Pervez Moucharraf est l'administrateur en chef de la loi martiale», a déclaré Siddiq Farooq, porte-parole du parti de Sharif. «Nous allons porter ce problème devant la Cour suprême et devant le peuple pakistanais», a-t-il ajouté.
Dimanche, les autorités pakistanaises avaient renforcé les mesures de sécurité autour de l'aéroport d'Islamabad après avoir interpellé plus de 400 partisans de Sharif en prévision de son retour.
Un autre ancien premier ministre pakistanais, Benazir Bhutto, a annoncé hier son intention de regagner le Pakistan en octobre dans l'espoir d'y participer aux élections. Son porte-parole a précisé que Bhutto, qui négocie une alliance électorale avec Moucharraf, préciserait le 14 septembre la date exacte de son retour d'exil.
Chassé du pouvoir par le coup d'État militaire de Moucharraf en 1999, puis exilé l'année suivante, Sharif espérait tirer parti de l'instabilité qui prévaut au Pakistan pour mettre fin au gouvernement du président-général, ceci bien que l'Arabie saoudite l'ait exhorté à rester à l'écart pour ne pas aggraver la situation.
Une fois au Pakistan, l'ancien premier ministre comptait prendre la tête d'un cortège de ses partisans pour gagner sa ville natale de Lahore, capitale de la province de Pendjab, à 300 km d'Islamabad.
Quatre heures seulement après son arrivée à l'aéroport d'Islamabad en provenance de Londres, il a été conduit à bord d'un avion de la compagnie Pakistan International Airlines qui a décollé à destination de Djeddah. Des sources saoudiennes ont par la suite confirmé que Sharif était bien arrivé à Djeddah où un représentant de l'Arabie saoudite l'avait accueilli, et qu'il serait autorisé à rester dans le royaume.
À son arrivée à Islamabad, Sharif avait été conduit dans le salon d'honneur du terminal où des policiers étaient venus l'arrêter. Un responsable gouvernemental avait déclaré qu'il était poursuivi pour blanchiment d'argent et corruption. Sharif, alors qu'il était à la tête du gouvernement dans les années 1990, avait été accusé de corruption par l'opposition. À la demande des autorités, un tribunal a rouvert le mois dernier trois dossiers le concernant.
L'avion amenant Sharif de Londres avait atterri dans la matinée à Islamabad, mais il avait fallu attendre une heure et demie pour que l'ancien chef de gouvernement descende de l'appareil. Un responsable des services d'immigration était monté à bord pour lui demander de le suivre, seul, alors que l'ancien chef de gouvernement exigeait de sortir en compagnie de ses partisans et de ses avocats.
Le bras de fer a duré 90 minutes, et le dirigeant politique, qui a obtenu gain de cause, est sorti de l'avion entouré de ses proches. Tous sont montés à bord d'un bus qui les a conduits au salon d'honneur de l'aéroport.
Quelques minutes plus tard , des policiers venaient l'arrêter et l'emmenaient à bord d'un bus, malgré les véhémentes protestations de son entourage.
Le vice-ministre pakistanais de l'Information Tariq Azim Khan a déclaré que Sharif s'était vu proposer comme alternative être poursuivi pour corruption dans son pays ou repartir. «Il a choisi de partir à l'étranger.»
Au même moment, à trois kilomètres de l'aéroport, une manifestation de 700 partisans de Sharif était dispersée par les forces de l'ordre qui ont tiré des grenades lacrymogènes. Les partisans de Sharif ont annoncé qu'ils lutteraient contre le gouvernement pakistanais politiquement et juridiquement.
«Sur tous les plans, nous estimons que la loi martiale est désormais en vigueur au Pakistan et que Pervez Moucharraf est l'administrateur en chef de la loi martiale», a déclaré Siddiq Farooq, porte-parole du parti de Sharif. «Nous allons porter ce problème devant la Cour suprême et devant le peuple pakistanais», a-t-il ajouté.
Dimanche, les autorités pakistanaises avaient renforcé les mesures de sécurité autour de l'aéroport d'Islamabad après avoir interpellé plus de 400 partisans de Sharif en prévision de son retour.
Un autre ancien premier ministre pakistanais, Benazir Bhutto, a annoncé hier son intention de regagner le Pakistan en octobre dans l'espoir d'y participer aux élections. Son porte-parole a précisé que Bhutto, qui négocie une alliance électorale avec Moucharraf, préciserait le 14 septembre la date exacte de son retour d'exil.
Chassé du pouvoir par le coup d'État militaire de Moucharraf en 1999, puis exilé l'année suivante, Sharif espérait tirer parti de l'instabilité qui prévaut au Pakistan pour mettre fin au gouvernement du président-général, ceci bien que l'Arabie saoudite l'ait exhorté à rester à l'écart pour ne pas aggraver la situation.
Une fois au Pakistan, l'ancien premier ministre comptait prendre la tête d'un cortège de ses partisans pour gagner sa ville natale de Lahore, capitale de la province de Pendjab, à 300 km d'Islamabad.
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