samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Bouteflika échappe à un attentat

Au moins 16 personnes meurent dans un rassemblement qui attendait le président algérien

7 septembre 2007  Actualités internationales
Abdelaziz Bouteflika a rendu visite aux blessés de l’attentat à l’hôpital.
Photo : Agence France-Presse
Abdelaziz Bouteflika a rendu visite aux blessés de l’attentat à l’hôpital.
Alger — Un attentat a fait au moins 16 morts et 74 blessés hier en plein coeur de Batna (à environ 450 km à l'est d'Alger), un terroriste faisant exploser sa bombe au milieu d'un rassemblement qui attendait le président Abdelaziz Bouteflika, a-t-on appris de sources sécuritaires et hospitalières.

Selon le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, cité par l'agence de presse officielle APS, le bilan était de 14 morts de 60 blessés, la plupart légèrement atteints.

Le terroriste, âgé de 30 à 35 ans, a déclenché sa bombe au milieu de la foule rassemblée devant la mosquée al-Atik, environ 45 minutes avant l'heure de l'arrivée prévue du président Bouteflika, qui achevait par Batna une visite de trois jours dans l'Est algérien, précisait-on de sources sécuritaires.

L'homme transportait sa bombe dans un petit sac, a précisé la gendarmerie. Il attendait l'arrivée du président et a été repéré par la foule car il manifestait des signes de nervosité. Devant ce comportement suspect, des témoins ont appelé les gendarmes et l'homme a lancé la bombe avant de s'enfuir. Ces mêmes sources, qui avait fait dans un premier temps état d'un acte kamikaze, ne pouvaient confirmer si l'auteur de l'attentat faisait partie des victimes.

Le ministre Zerhouni a expliqué que l'homme a réussi à prendre la fuite, selon APS.

Le président Bouteflika, semblant très affecté, la mine défaite, s'est exprimé sur les ondes de la télévision publique algérienne peu après l'explosion, à son arrivée à Batna.

Abdelaziz Bouteflika n'était pas sur les lieux au moment de l'attentat, le premier jamais perpétré à l'occasion d'une visite du président en Algérie.

«Je dis au peuple algérien et au monde entier que nous avons choisi la voie de la réconciliation nationale. Nous n'y renoncerons pas, quel qu'en soit le prix à payer», a-t-il lancé.

«Avant d'arriver au pouvoir, j'ai longuement réfléchi à la crise algérienne et j'ai estimé que la seule solution était la concorde nationale et ensuite la réconciliation nationale que les Algériens ont plébiscitée» lors d'un référendum.

«Cette réconciliation n'exclut personne [...] dans un effort de reconstruction de l'Algérie, car sans stabilité politique il n'y aura pas de développement économique et social», a ajouté le président, à la fin de son intervention qui aura duré environ cinq minutes.

La télévision algérienne a ensuite montré des images d'Abdelaziz Bouteflika à l'hôpital, rendant visite aux blessés de l'attentat.

Dans un message, son homologue français Nicolas Sarkozy lui a adressé ses «plus sincères condoléances». «Je condamne sans appel les violences barbares et aveugles dont le peuple algérien continue de souffrir», écrit le président français.

Cet attentat, qui n'avait pas été revendiqué dans l'immédiat, survient à quelques jours de l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et du début du mois de jeûne de ramadan.

L'Algérie est touchée depuis de longs mois par un regain du terrorisme. En février, sept attentats simultanés à la voiture piégée contre des commissariats et des gendarmeries avaient frappé les régions de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger) et Tizi Ouzou (100 km à l'est d'Alger), coûtant la vie à six personnes.

Le 11 avril dernier, un double attentat visant le palais du gouvernement à Alger et l'important commissariat de Bab Ezzouar, dans la banlieue, avait ensanglanté la capitale, fait 30 morts et 200 blessés.

En juillet dernier, un autre attentat suicide au camion piégé visant l'armée faisait huit morts dans l'Est algérien.

Tous ces attentats ont été revendiqués par l'organisation al-Qaïda au Maghreb islamique, l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012