Les Marocains se préparent sereinement au succès des islamistes
Rabat — Les Marocains se préparent sereinement à un succès des islamistes modérés du Parti pour la justice et le développement (PJD) aux élections législatives de demain, voyant en eux le meilleur rempart contre le djihadisme radical qui s'est récemment développé dans le royaume.
Désenchanté après un demi-siècle de domination de l'élite libérale, l'électorat populaire s'apprête à donner sa chance au PJD, dont l'émergence comme première force parlementaire ne provoque nulle panique dans un pays où l'essentiel du pouvoir politique, militaire et religieux reste entre les mains du roi Mohamed VI.
Comme son voisin algérien, le Maroc a été le théâtre depuis le début de l'année d'une recrudescence d'attentats suicide attribués à la branche maghrébine d'al-Qaïda, qui a promis de porter de nouveaux coups aux «dirigeants corrompus» de la région.
«Il y a beaucoup à faire pour combattre la corruption et les inégalités sociales ainsi que pour réformer notre justice et notre éducation», estime un des responsables du PJD, Saad Eddine Osmani.
Il jure que le PJD ne réitérera pas les erreurs commises par les autres partis d'opposition lorsqu'ils ont été associés au pouvoir et se sont fondus dans une élite gouvernante perçue comme éloignée des réalités quotidiennes et indifférente aux besoins des millions de sujets modestes du royaume.
«Les autres partis n'ont pas oeuvré aux réformes. Ils se sont fondus dans l'élite en adoptant la même logique que le système existant», rappelle Osmani.
Le PJD, qui disposait de 42 sièges sur 325 dans la Chambre des représentants sortante, devrait devancer les 33 autres partis en lice demain, sans pour autant s'assurer une majorité absolue, en raison du système complexe de vote qui favorise une fragmentation de l'échiquier politique.
Le choix du roi
Mais même si le PJD réalise un score remarquable, il est peu probable que le roi choisisse le futur premier ministre dans ses rangs, ce qui en ferait le premier chef de gouvernement islamiste élu du monde arabe. En revanche, le parti se verra vraisemblablement confier ses premiers portefeuilles ministériels.
Les législatives du 7 septembre, dont les résultats seront connus 48 heures plus tard, seront les secondes élections de ce type depuis l'accession de Mohamed VI au trône, en 1999, à la mort de son père, Hassan II, qui avait régné sur le Maroc d'une main de fer pendant près d'une quarantaine d'années.
Mohamed VI, qui encourage les réformes sociales mais veille à conserver la haute main politique sur le royaume, désignera discrétionnairement le futur premier ministre et pourra opposer son veto aux lois qu'adoptera la future majorité parlementaire.
La coalition sortante, composée des socialistes de l'USFP, des nationalistes de l'Istiqlal et de personnalités choisies par le palais, n'a pas cherché à empiéter sur le domaine réservé du roi.
Désenchanté après un demi-siècle de domination de l'élite libérale, l'électorat populaire s'apprête à donner sa chance au PJD, dont l'émergence comme première force parlementaire ne provoque nulle panique dans un pays où l'essentiel du pouvoir politique, militaire et religieux reste entre les mains du roi Mohamed VI.
Comme son voisin algérien, le Maroc a été le théâtre depuis le début de l'année d'une recrudescence d'attentats suicide attribués à la branche maghrébine d'al-Qaïda, qui a promis de porter de nouveaux coups aux «dirigeants corrompus» de la région.
«Il y a beaucoup à faire pour combattre la corruption et les inégalités sociales ainsi que pour réformer notre justice et notre éducation», estime un des responsables du PJD, Saad Eddine Osmani.
Il jure que le PJD ne réitérera pas les erreurs commises par les autres partis d'opposition lorsqu'ils ont été associés au pouvoir et se sont fondus dans une élite gouvernante perçue comme éloignée des réalités quotidiennes et indifférente aux besoins des millions de sujets modestes du royaume.
«Les autres partis n'ont pas oeuvré aux réformes. Ils se sont fondus dans l'élite en adoptant la même logique que le système existant», rappelle Osmani.
Le PJD, qui disposait de 42 sièges sur 325 dans la Chambre des représentants sortante, devrait devancer les 33 autres partis en lice demain, sans pour autant s'assurer une majorité absolue, en raison du système complexe de vote qui favorise une fragmentation de l'échiquier politique.
Le choix du roi
Mais même si le PJD réalise un score remarquable, il est peu probable que le roi choisisse le futur premier ministre dans ses rangs, ce qui en ferait le premier chef de gouvernement islamiste élu du monde arabe. En revanche, le parti se verra vraisemblablement confier ses premiers portefeuilles ministériels.
Les législatives du 7 septembre, dont les résultats seront connus 48 heures plus tard, seront les secondes élections de ce type depuis l'accession de Mohamed VI au trône, en 1999, à la mort de son père, Hassan II, qui avait régné sur le Maroc d'une main de fer pendant près d'une quarantaine d'années.
Mohamed VI, qui encourage les réformes sociales mais veille à conserver la haute main politique sur le royaume, désignera discrétionnairement le futur premier ministre et pourra opposer son veto aux lois qu'adoptera la future majorité parlementaire.
La coalition sortante, composée des socialistes de l'USFP, des nationalistes de l'Istiqlal et de personnalités choisies par le palais, n'a pas cherché à empiéter sur le domaine réservé du roi.
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