L'armée libanaise a ratissé Nahr al-Bared
4 septembre 2007
Actualités internationales
Nahr-al-Bared — L'armée libanaise a ratissé hier le secteur du camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban, tombé la veille après plus de trois mois de combats acharnés avec le Fatah al-Islam, dont les principaux dirigeants ont trouvé la mort.
Le corps du chef du groupuscule islamiste, le Palestinien Chaker al-Abssi, a été identifié par sa femme à la morgue de Tripoli, où elle s'est rendue en compagnie d'oulémas et de sa fille de 14 ans.
Le porte-parole du Fatah al-Islam, Abou Salim Taha, un Palestino-Syrien de Naplouse (Cisjordanie), a été tué dans la matinée pendant qu'il se cachait à proximité de l'entrée nord du camp, a indiqué une source militaire, en montrant au correspondant de l'AFP un corps identifié comme le sien.
Les autorités libanaises ont annoncé qu'elles confirmeraient officiellement cette semaine l'identité des deux dirigeants, sur la base de tests d'ADN. Abssi et Taha figurent parmi les 41 combattants du Fatah al-Islam tués dans la prise du camp, tombé aux mains de l'armée libanaise après 105 jours de combats qui ont coûté la vie à 163 soldats, selon un dernier bilan militaire.
Deux dirigeants spirituels du Fatah al-Islam ont péri, selon des sources religieuses palestiniennes.
Quatre islamistes qui se cachaient dans une bouche d'égout, dans la partie nord-est du camp, ont été tués par une patrouille de l'armée qu'ils avaient attaquée, blessant deux soldats, a déclaré une source militaire, sans préciser s'ils figuraient dans le bilan des 41 combattants tués.
Une vingtaine de combattants du groupuscule sunnite, qui revendique des liens idéologiques avec al-Qaïda, ont été capturés.
Hier, les soldats libanais en ont capturé quatre autres à l'intérieur du camp, dont l'un se cachait dans un grenier, a affirmé un porte-parole militaire. Le camp est tombé après une opération désespérée, dimanche avant l'aube, des derniers islamistes, qui ont tenté de s'enfuir en forçant les lignes de l'armée autour de Nahr al-Bared.
Les affrontements avaient débuté le 20 mai lorsque le Fatah al-Islam avait lancé des attaques meurtrières contre des soldats près de Nahr al-Bared. La presse locale a salué comme un facteur d'unité le succès péniblement acquis par l'armée, qualifié par M. Siniora de «plus grande victoire» du Liban sur le terrorisme.
Pour le grand quotidien An-Nahar, «le large soutien à l'armée est un événement positif qui peut contribuer à créer une atmosphère d'unité» au Liban, en proie depuis la démission, en novembre 2006, de six ministres à une grave crise politique, aiguisée par la perspective de l'élection prochaine d'un président par le Parlement.
Le corps du chef du groupuscule islamiste, le Palestinien Chaker al-Abssi, a été identifié par sa femme à la morgue de Tripoli, où elle s'est rendue en compagnie d'oulémas et de sa fille de 14 ans.
Le porte-parole du Fatah al-Islam, Abou Salim Taha, un Palestino-Syrien de Naplouse (Cisjordanie), a été tué dans la matinée pendant qu'il se cachait à proximité de l'entrée nord du camp, a indiqué une source militaire, en montrant au correspondant de l'AFP un corps identifié comme le sien.
Les autorités libanaises ont annoncé qu'elles confirmeraient officiellement cette semaine l'identité des deux dirigeants, sur la base de tests d'ADN. Abssi et Taha figurent parmi les 41 combattants du Fatah al-Islam tués dans la prise du camp, tombé aux mains de l'armée libanaise après 105 jours de combats qui ont coûté la vie à 163 soldats, selon un dernier bilan militaire.
Deux dirigeants spirituels du Fatah al-Islam ont péri, selon des sources religieuses palestiniennes.
Quatre islamistes qui se cachaient dans une bouche d'égout, dans la partie nord-est du camp, ont été tués par une patrouille de l'armée qu'ils avaient attaquée, blessant deux soldats, a déclaré une source militaire, sans préciser s'ils figuraient dans le bilan des 41 combattants tués.
Une vingtaine de combattants du groupuscule sunnite, qui revendique des liens idéologiques avec al-Qaïda, ont été capturés.
Hier, les soldats libanais en ont capturé quatre autres à l'intérieur du camp, dont l'un se cachait dans un grenier, a affirmé un porte-parole militaire. Le camp est tombé après une opération désespérée, dimanche avant l'aube, des derniers islamistes, qui ont tenté de s'enfuir en forçant les lignes de l'armée autour de Nahr al-Bared.
Les affrontements avaient débuté le 20 mai lorsque le Fatah al-Islam avait lancé des attaques meurtrières contre des soldats près de Nahr al-Bared. La presse locale a salué comme un facteur d'unité le succès péniblement acquis par l'armée, qualifié par M. Siniora de «plus grande victoire» du Liban sur le terrorisme.
Pour le grand quotidien An-Nahar, «le large soutien à l'armée est un événement positif qui peut contribuer à créer une atmosphère d'unité» au Liban, en proie depuis la démission, en novembre 2006, de six ministres à une grave crise politique, aiguisée par la perspective de l'élection prochaine d'un président par le Parlement.
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