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Afghanistan - Les talibans ont libéré 12 otages sud-coréens

Trois des otages sud-coréennes se sont rendues à Ghazni hier après leur libération.
Photo : Agence Reuters
Trois des otages sud-coréennes se sont rendues à Ghazni hier après leur libération.
Qala-e-Kazi — Après presque six semaines de captivité en Afghanistan, 12 des 19 otages sud-coréens détenus par les talibans ont été relâchés hier dans le cadre d'un accord conclu entre les insurgés et Séoul. Les autres pourraient progressivement être relâchés au cours des prochains jours.

Si leur libération a été accueillie dans la joie et le soulagement en Corée du Sud, un ministre afghan a exprimé sa crainte que l'accord ne constitue un dangereux précédent favorable aux extrémistes.

Les otages ont été remis à des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en trois lieux différents du centre de l'Afghanistan. Aucun d'entre eux n'a parlé aux journalistes. Un premier groupe de trois femmes portant des châles sur la tête est arrivé à bord d'une voiture dans le village de Qala-e-Kazi. Plusieurs heures plus tard, quatre femmes et un homme étaient relâchés dans le désert, près de Shah Baz. Alors que la nuit approchait, quatre otages ont été libérés sur une route à environ 50 kilomètres de Ghazni. Les sept otages restants devaient être relâchés au cours des 48 heures suivantes.

En vertu de l'accord conclu mardi avec les insurgés, la Corée du Sud a réaffirmé son engagement pris, avant la crise des otages, de retirer ses soldats d'Afghanistan avant la fin de l'année. Les autorités de Séoul ont également déclaré qu'elles empêcheraient les missionnaires chrétiens sud-coréens de travailler dans ce pays musulman, conformément à une promesse qu'elles avaient déjà faite.

L'accord est survenu lors de discussions directes entre des négociateurs talibans et des diplomates sud-coréens à Ghazni. Le gouvernement n'était pas partie prenante des négociations, facilitées par le CICR.

Les talibans ont apparemment revu leurs revendications à la baisse à propos d'un échange de prisonniers. Et le groupe, qui avait tué deux des otages sud-coréens le mois dernier, pourrait voir sa position renforcée pour avoir négocié avec succès avec un gouvernement étranger.

Le gouvernement sud-coréen, soumis à une intense pression sur le plan intérieur pour ramener les otages sains et saufs, a déclaré qu'il avait essayé de coller aux principes internationaux tout en donnant la priorité au sauvetage des captifs. «Je ne pense pas que nous ayons beaucoup dévié par rapport aux pratiques et aux principes internationaux», a déclaré le porte-parole présidentiel Cheon Ho-sun. «D'autres pays, quand ils sont confrontés à ce type de problème, règlent le problème par le biais de contacts avec les ravisseurs. Je pense qu'il n'y a pas d'exception à cela.»

Les talibans et la Corée du Sud ont affirmé que l'argent n'était pas entré en ligne de compte dans l'accord de mardi. Interrogé à ce sujet hier, Cheon Ho-sun a éludé la question, se contentant de dire que la Corée du Sud avait fait le nécessaire.

«Nous pensons qu'il est du devoir de tout pays de réagir avec souplesse pour sauver des vies, tant que vous ne vous écartez pas trop des principes et des pratiques de la communauté internationale», a -t-il dit.
 
 
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