samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h38
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les 129 otages rentreront chez eux - Les talibans libéreront les Sud-Coréens

La Corée du Sud quittera l'Afghanistan d'ici la fin de l'année, comme elle l'avait déjà annoncé

Ghazni, Afghanistan — Les talibans ont annoncé hier qu'ils libéreraient les 19 otages sud-coréens qu'ils détiennent depuis la mi-juillet. La Maison bleue, la présidence sud-coréenne, avait peu auparavant publié un communiqué précisant que l'accord fixait comme conditions «que la Corée du Sud retire ses troupes d'ici la fin de l'année et mette fin aux activités missionnaires».

Le porte-parole des talibans, Qari Youssef Ahmadi, a déclaré que la libération des otages, des femmes âgées dans la vingtaine ou dans la trentaine pour la plupart, surviendrait «au cours des prochains jours». Des responsables tribaux serviront d'intermédiaires, a-t-il déclaré sans fournir de plus amples précisions. On estime que les Sud-Coréens sont actuellement détenus dans plusieurs lieux différents dans la province de Ghazni, au centre du pays.

«D'ici la fin de 2007, ils retireront toutes leurs forces d'Afghanistan», a déclaré Qari Mohammad Bashir, représentant des talibans, à des journalistes dans la province de Ghazni, les négociateurs coréens à ses côtés. «Ils n'enverront pas en Afghanistan les gens qu'ils envoyaient pour faire la promotion du christianisme et ils interdiront aux autres de venir à nouveau faire la promotion du christianisme», a-t-il poursuivi.

«Tous les ressortissants coréens, quel que soit le domaine dans lequel ils travaillent en Afghanistan, quitteront l'Afghanistan d'ici fin août.» Il a précisé que les talibans commenceront à libérer leurs otages aujourd'hui.

L'annonce de l'accord fait suite à la reprise de négociations suspendues depuis deux semaines en raison du refus du gouvernement afghan de libérer des détenus islamistes en échange des otages coréens, des femmes pour la plupart. Ces pourparlers directs avaient lieu entre les émissaires de Séoul et ceux des talibans, avec le Croissant-Rouge afghan comme médiateur, sans implication de Kaboul.

Les talibans avaient enlevé 23 bénévoles chrétiens sud-coréens le 19 juillet dernier dans la province de Ghazni alors qu'ils allaient en bus de Kaboul à Kandahar, dans le sud. Depuis, deux hommes ont été exécutés et deux femmes remises en liberté.

Les négociations pour la libération des 19 otages restants avaient été suspendues il y a une dizaine de jours par les talibans, dont les revendications — le retrait des 200 soldats sud-coréens et la libération de talibans détenus par les autorités afghanes — n'avaient pas été satisfaites. Le gouvernement afghan a exclu tout échange de prisonniers.

De leur côté, soulignaient des analystes, les talibans semblent avoir renoncé à leur revendication principale, à savoir un échange entre leurs otages et des prisonniers de leur mouvement détenus par les autorités afghanes. Mais selon Mustafa Alani, directeur des études sur la sécurité et le terrorisme du Centre de recherches du Golfe, à Dubaï, ils pourraient avoir gagné en «crédibilité politique».

«Le fait que les Coréens aient négocié directement avec eux et plus ou moins sur leur territoire [...] est un exploit en soi», a-t-il estimé.

Les talibans avaient déclaré qu'une rançon ne les intéressait pas. Le porte-parole de la présidence sud-coréenne a précisé hier que, selon les émissaire de Séoul en Afghanistan, aucune compensation financière n'a été évoquée durant les négociations.

L'enlèvement des Coréens est survenu au lendemain de celui de deux travailleurs humanitaires allemands et de leurs cinq collègues afghans dans la province de Wardak qui, tout comme celle de Ghazni, se trouve au sud-ouest de Kaboul. Les talibans ont tué un Allemand mais détiennent toujours l'autre ainsi que quatre Afghans, le cinquième ayant réussi à s'enfuir. Les talibans réclament le retrait des forces allemandes servant dans la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF), ce que refuse Berlin.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012