Moucharraf prêt à troquer l'uniforme contre la présidence
Islamabad — Le président pakistanais Pervez Moucharraf pourrait renoncer à la fonction de chef des armées en échange du soutien de certains partis politiques à sa réélection à la tête de l'État.
Cette proposition fait l'objet de discussions à Londres entre des représentants de Moucharraf et l'ex-premier ministre Benazir Bhutto dans le cadre d'un accord de partage du pouvoir, précise le journal pakistanais de langue anglaise Dawn.
Moucharraf, dont la cote de popularité a fortement baissé au cours des derniers mois, veut être réélu président pour cinq ans entre mi-septembre et mi-octobre, avant que son mandat de chef des forces armées n'expire à la fin de l'année. Dans son optique, des élections législatives seraient organisées en fin d'année ou début 2008. Mais l'allié de Washington qu'est Moucharraf se heurte à une opposition multiforme allant de poursuites judiciaires engagées au nom de considérations constitutionnelles à des manifestations de rue. Ce qui inspire des craintes pour la stabilité du Pakistan, pays clé dans la lutte contre le terrorisme et les efforts de pacification de l'Afghanistan voisin.
Un accord avec Bhutto, qui a été deux fois premier ministre et dont le Parti du peuple pakistanais passe pour le plus populaire du pays, faciliterait la réélection de Moucharraf. Mais Bhutto insiste pour que Moucharraf démissionne de l'armée avant de briguer un nouveau mandat. «Le président Moucharraf a proposé d'ôter l'uniforme avant l'élection présidentielle», écrit Dawn. «Mais aux termes de ce compromis, il veut que tous les partis politiques acceptent de l'élire président [...] une fois en place les nouvelles assemblées issues des prochaines législatives», ajoute-t-il.
Un membre de l'entourage de Bhutto a dit qu'une date limite était fixée au 31 août pour un accord avec Moucharraf, ajoutant qu'elle prendrait une décision à son retour au Pakistan.
Cette proposition fait l'objet de discussions à Londres entre des représentants de Moucharraf et l'ex-premier ministre Benazir Bhutto dans le cadre d'un accord de partage du pouvoir, précise le journal pakistanais de langue anglaise Dawn.
Moucharraf, dont la cote de popularité a fortement baissé au cours des derniers mois, veut être réélu président pour cinq ans entre mi-septembre et mi-octobre, avant que son mandat de chef des forces armées n'expire à la fin de l'année. Dans son optique, des élections législatives seraient organisées en fin d'année ou début 2008. Mais l'allié de Washington qu'est Moucharraf se heurte à une opposition multiforme allant de poursuites judiciaires engagées au nom de considérations constitutionnelles à des manifestations de rue. Ce qui inspire des craintes pour la stabilité du Pakistan, pays clé dans la lutte contre le terrorisme et les efforts de pacification de l'Afghanistan voisin.
Un accord avec Bhutto, qui a été deux fois premier ministre et dont le Parti du peuple pakistanais passe pour le plus populaire du pays, faciliterait la réélection de Moucharraf. Mais Bhutto insiste pour que Moucharraf démissionne de l'armée avant de briguer un nouveau mandat. «Le président Moucharraf a proposé d'ôter l'uniforme avant l'élection présidentielle», écrit Dawn. «Mais aux termes de ce compromis, il veut que tous les partis politiques acceptent de l'élire président [...] une fois en place les nouvelles assemblées issues des prochaines législatives», ajoute-t-il.
Un membre de l'entourage de Bhutto a dit qu'une date limite était fixée au 31 août pour un accord avec Moucharraf, ajoutant qu'elle prendrait une décision à son retour au Pakistan.
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