Référendum - Les Thaïlandais disent «oui» à une nouvelle Constitution
20 août 2007
Actualités internationales
Bangkok — Les Thaïlandais, convoqués au premier référendum de l'histoire de leur pays, ont approuvé à une large majorité hier une nouvelle Constitution qui, selon la junte, devrait permettre la tenue d'élections législatives et le retour de la démocratie en décembre.
Le premier ministre intérimaire, le général de réserve Surayud Chulanont, a très vite crié victoire en annonçant à la télévision, une demi-heure après la clôture du scrutin, que la Constitution avait été «approuvée par la population».
Les résultats officieux du référendum, cités par la Commission électorale sur la base de 87 % des bulletins dépouillés, donnaient hier à 21h un chiffre de 58,34 % en faveur de la nouvelle Constitution et de 41,66 % contre.
Le taux de participation était estimé à 55 %, ce qui apparaît faible pour une élection en Thaïlande et laisse à penser que de nombreux opposants ne sont pas allés voter. La campagne référendaire n'avait pas suscité un grand enthousiasme.
La Thaïlande, proche alliée des États-Unis, a été le théâtre d'un coup d'État militaire en septembre 2006 et le premier ministre deux fois élu, l'homme d'affaires Thaksin Shinawatra, s'est réfugié en Grande-Bretagne après des accusations de népotisme et de corruption. Il vient de racheter le club de football de Manchester City.
L'auteur du putsch, le général Sonthi Boonyaratglin, a déclaré qu'il était «satisfait» de l'issue du référendum en Thaïlande où plus de 45 millions d'électeurs étaient appelés à voter.
Selon la junte, l'adoption de la nouvelle Constitution ouvre la voie à l'organisation d'élections législatives qui consacreront le rétablissement de la démocratie «comme promis» à la fin de l'année.
«Je réaffirme que les élections se tiendront à la fin de l'année. La date exacte fait encore l'objet d'un examen mais je pense que la date la plus propice serait après l'anniversaire du roi» Bhumibol Adulyadej qui aura 80 ans le 5 décembre, a précisé M. Surayud.
Près de 200 000 policiers et soldats avaient été mobilisés pour assurer la sécurité des opérations électorales hier.
Trente-cinq des soixante-seize provinces du royaume vivent encore sous le régime de la loi martiale, notamment les régions septentrionales où M. Thaksin avait bâti sa popularité. Une loi votée en juillet menaçait de prison toute personne qui ferait obstruction au référendum.
Dans le nord-est, bastion de l'opposition, 63 % des habitants ont voté contre la Constitution, tandis qu'à Bangkok et dans le Sud, où M. Thaksin n'a jamais fait bonne figure, ils ont été respectivement 65,58 % et 87,67 % à voter «oui», selon des résultats officieux.
Les opposants ont affirmé que la nouvelle Constitution renforçait l'influence des militaires, des bureaucrates et des juges au détriment des partis politiques et des élus. Les partisans du «oui» ont dit au contraire que le document était une amélioration par rapport à la Constitution de 1997 parce qu'il contient des garde-fous pour mieux contrôler l'exécutif après les «excès» de l'ère Thaksin.
Le premier ministre intérimaire, le général de réserve Surayud Chulanont, a très vite crié victoire en annonçant à la télévision, une demi-heure après la clôture du scrutin, que la Constitution avait été «approuvée par la population».
Les résultats officieux du référendum, cités par la Commission électorale sur la base de 87 % des bulletins dépouillés, donnaient hier à 21h un chiffre de 58,34 % en faveur de la nouvelle Constitution et de 41,66 % contre.
Le taux de participation était estimé à 55 %, ce qui apparaît faible pour une élection en Thaïlande et laisse à penser que de nombreux opposants ne sont pas allés voter. La campagne référendaire n'avait pas suscité un grand enthousiasme.
La Thaïlande, proche alliée des États-Unis, a été le théâtre d'un coup d'État militaire en septembre 2006 et le premier ministre deux fois élu, l'homme d'affaires Thaksin Shinawatra, s'est réfugié en Grande-Bretagne après des accusations de népotisme et de corruption. Il vient de racheter le club de football de Manchester City.
L'auteur du putsch, le général Sonthi Boonyaratglin, a déclaré qu'il était «satisfait» de l'issue du référendum en Thaïlande où plus de 45 millions d'électeurs étaient appelés à voter.
Selon la junte, l'adoption de la nouvelle Constitution ouvre la voie à l'organisation d'élections législatives qui consacreront le rétablissement de la démocratie «comme promis» à la fin de l'année.
«Je réaffirme que les élections se tiendront à la fin de l'année. La date exacte fait encore l'objet d'un examen mais je pense que la date la plus propice serait après l'anniversaire du roi» Bhumibol Adulyadej qui aura 80 ans le 5 décembre, a précisé M. Surayud.
Près de 200 000 policiers et soldats avaient été mobilisés pour assurer la sécurité des opérations électorales hier.
Trente-cinq des soixante-seize provinces du royaume vivent encore sous le régime de la loi martiale, notamment les régions septentrionales où M. Thaksin avait bâti sa popularité. Une loi votée en juillet menaçait de prison toute personne qui ferait obstruction au référendum.
Dans le nord-est, bastion de l'opposition, 63 % des habitants ont voté contre la Constitution, tandis qu'à Bangkok et dans le Sud, où M. Thaksin n'a jamais fait bonne figure, ils ont été respectivement 65,58 % et 87,67 % à voter «oui», selon des résultats officieux.
Les opposants ont affirmé que la nouvelle Constitution renforçait l'influence des militaires, des bureaucrates et des juges au détriment des partis politiques et des élus. Les partisans du «oui» ont dit au contraire que le document était une amélioration par rapport à la Constitution de 1997 parce qu'il contient des garde-fous pour mieux contrôler l'exécutif après les «excès» de l'ère Thaksin.
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