Le Hamas arrête brièvement le procureur général palestinien
Gaza — La Force exécutive du Hamas a brièvement arrêté hier le procureur général limogé la veille de son poste par le ministre de la Justice de l'administration nommée par le Mouvement de résistance islamique depuis sa prise de contrôle, à la mi-juin, de la bande de Gaza.
Ahmed al-Mghani, partisan du président palestinien Mahmoud Abbas, avait été nommé à ce poste par l'Autorité autonome. Selon un porte-parole de la Force exécutive, Mghani s'est rendu hier à son bureau malgré son renvoi pour confisquer des dossiers et déchirer des documents officiels. Il a été arrêté, a précisé ce porte-parole, en raison de son refus de coopérer avec l'administration mise en place par le Hamas. Le magistrat, qui a nié avoir détruit ou emporté des dossiers, a été remis en liberté après plusieurs heures de détention.
Il a affirmé que la Force exécutive lui avait demandé de signer un document dans lequel il s'engagerait à rester dans la bande de Gaza, à ne pas reprendre ses fonctions et à s'abstenir de critiquer le Hamas dans les médias.
«J'ai refusé de signer [le document m'engageant à respecter] ces conditions car je ne reçois mes ordres que du président Mahmoud Abbas et de l'Autorité palestinienne, et ce qui est arrivé est une violation de la loi», a-t-il affirmé.
Il s'agit du plus haut responsable de l'Autorité palestinienne arrêté par les islamistes du Hamas depuis leur prise de pouvoir dans la bande de Gaza.
Jamil Sarhan, un membre de l'organisation de défense des droits de l'homme al-Mizane, accusé par la police islamiste d'avoir pris des photos de l'arrestation avec son téléphone portatif, a été également relâché après avoir été brièvement interpellé, apprend-on auprès de son organisation.
Le porte-parole de la Force exécutive du Hamas avait formellement interdit toute prise de photo.
Le bureau du président Abbas a vivement dénoncé l'arrestation du procureur général, la qualifiant «d'enlèvement».
«Ce mouvement poursuit son coup d'État contre la légalité, les institutions et l'autorité [...] même au prix de détruire la société palestinienne, ses institutions et son système démocratique en imposant la dictature de milices illégales aux Palestiniens», selon un communiqué de la présidence palestinienne.
Fin juillet, un des chefs du Hamas, Mahmoud Zahar, avait assuré que son mouvement entendait «refondre» le système judiciaire palestinien à Gaza pour juger des responsables du Fatah du président Abbas et des services de sécurité, qu'il avait accusés de corruption.
Le système judiciaire de l'Autorité palestinienne ne fonctionne plus à Gaza après l'ordre donné par M. Abbas aux fonctionnaires de ne plus se rendre à leur travail et de ne pas collaborer avec les islamistes.
Ahmed al-Mghani, partisan du président palestinien Mahmoud Abbas, avait été nommé à ce poste par l'Autorité autonome. Selon un porte-parole de la Force exécutive, Mghani s'est rendu hier à son bureau malgré son renvoi pour confisquer des dossiers et déchirer des documents officiels. Il a été arrêté, a précisé ce porte-parole, en raison de son refus de coopérer avec l'administration mise en place par le Hamas. Le magistrat, qui a nié avoir détruit ou emporté des dossiers, a été remis en liberté après plusieurs heures de détention.
Il a affirmé que la Force exécutive lui avait demandé de signer un document dans lequel il s'engagerait à rester dans la bande de Gaza, à ne pas reprendre ses fonctions et à s'abstenir de critiquer le Hamas dans les médias.
«J'ai refusé de signer [le document m'engageant à respecter] ces conditions car je ne reçois mes ordres que du président Mahmoud Abbas et de l'Autorité palestinienne, et ce qui est arrivé est une violation de la loi», a-t-il affirmé.
Il s'agit du plus haut responsable de l'Autorité palestinienne arrêté par les islamistes du Hamas depuis leur prise de pouvoir dans la bande de Gaza.
Jamil Sarhan, un membre de l'organisation de défense des droits de l'homme al-Mizane, accusé par la police islamiste d'avoir pris des photos de l'arrestation avec son téléphone portatif, a été également relâché après avoir été brièvement interpellé, apprend-on auprès de son organisation.
Le porte-parole de la Force exécutive du Hamas avait formellement interdit toute prise de photo.
Le bureau du président Abbas a vivement dénoncé l'arrestation du procureur général, la qualifiant «d'enlèvement».
«Ce mouvement poursuit son coup d'État contre la légalité, les institutions et l'autorité [...] même au prix de détruire la société palestinienne, ses institutions et son système démocratique en imposant la dictature de milices illégales aux Palestiniens», selon un communiqué de la présidence palestinienne.
Fin juillet, un des chefs du Hamas, Mahmoud Zahar, avait assuré que son mouvement entendait «refondre» le système judiciaire palestinien à Gaza pour juger des responsables du Fatah du président Abbas et des services de sécurité, qu'il avait accusés de corruption.
Le système judiciaire de l'Autorité palestinienne ne fonctionne plus à Gaza après l'ordre donné par M. Abbas aux fonctionnaires de ne plus se rendre à leur travail et de ne pas collaborer avec les islamistes.
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