Irak : plus de 400 morts dans les attentats de mardi
Les opérations de secours sont compliquées par l'éloignement des villages sinistrés
17 août 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Les secouristes cherchaient les morts dans les décombres hier.
Bagdad — Plus de 400 personnes ont été tuées dans les attentats au camion piégé commis mardi contre une minorité religieuse kurde dans le nord de l'Irak, l'attaque la plus meurtrière qu'ait connue le pays depuis la guerre de 2003, selon un nouveau bilan dressé hier par le ministère de l'Intérieur.
«Plus de 400 personnes ont été tuées et le bilan devrait encore s'alourdir», a déclaré le directeur des opérations du ministère, le général Abdel Karim Khalaf. Il n'a pas précisé le nombre de blessés alors que de nombreuses personnes sont toujours prises au piège sous les décombres.
Des élus locaux avaient fait état mercredi de plus de 200 morts et une source médicale, de 375 blessés.
Quatre camions piégés ont explosé dans les villages d'al-Khataniyah et d'al-Adnaniyah, essentiellement peuplés par des membres de la secte pré-islamique des Yézidis, dans la province de Ninive.
Ces attentats, imputés par l'armée américaine à la branche irakienne de l'organisation al-Qaïda, ont massacré des familles entières de la minorité kurdophone des Yézidis.
Les plus meurtriers en Irak depuis le renversement de Saddam Hussein il y a quatre ans, ils sont aussi les pires attentats dans le monde depuis les 2973 morts du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
Selon le général Khalaf, les opérations de secours sont compliquées par l'éloignement du site. Les deux villages sont situés dans la région de Sinjar, dans l'ouest de la province dont Mossoul est le chef-lieu, à 370 km au nord de Bagdad. «Cela prend une journée pour atteindre les zones dévastées», a-t-il souligné.
La communauté yézidie, estimée à quelque 500 000 membres, est une minorité kurdophone installée dans le nord de l'Irak qui vénère Malak Taus, chef des archanges souvent représenté par un paon.
Chrétiens et musulmans associent Malak Taus à Satan, provoquant une croyance populaire qui fait des Yézidis des adorateurs du diable.
Cette secte compte trois députés sur 275 au Parlement irakien.
Elle a tenté de demeurer à distance des violents conflits confessionnels et politiques qui ensanglantent une grande partie de l'Irak. Mais ces derniers mois, les relations avec les communautés sunnites voisines se sont gravement détériorées.
Sur le plan politique, le président et le premier ministre, Jalal Talabani et Nouri al-Maliki, ont annoncé la formation d'une nouvelle alliance entre chiites et Kurdes pour tenter de sortir le gouvernement de la crise. Mais ils n'ont pas obtenu dans l'immédiat la participation des sunnites.
«La signature de cet accord aidera à résoudre de nombreux problèmes ainsi que la crise actuelle et encouragera les autres [sunnites] à nous rejoindre», a déclaré le président Talabani.
Le gouvernement irakien est paralysé depuis plusieurs mois par des querelles entre sunnites et chiites qui ont provoqué le départ ou le boycottage de 17 ministres sur 40.
«Plus de 400 personnes ont été tuées et le bilan devrait encore s'alourdir», a déclaré le directeur des opérations du ministère, le général Abdel Karim Khalaf. Il n'a pas précisé le nombre de blessés alors que de nombreuses personnes sont toujours prises au piège sous les décombres.
Des élus locaux avaient fait état mercredi de plus de 200 morts et une source médicale, de 375 blessés.
Quatre camions piégés ont explosé dans les villages d'al-Khataniyah et d'al-Adnaniyah, essentiellement peuplés par des membres de la secte pré-islamique des Yézidis, dans la province de Ninive.
Ces attentats, imputés par l'armée américaine à la branche irakienne de l'organisation al-Qaïda, ont massacré des familles entières de la minorité kurdophone des Yézidis.
Les plus meurtriers en Irak depuis le renversement de Saddam Hussein il y a quatre ans, ils sont aussi les pires attentats dans le monde depuis les 2973 morts du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
Selon le général Khalaf, les opérations de secours sont compliquées par l'éloignement du site. Les deux villages sont situés dans la région de Sinjar, dans l'ouest de la province dont Mossoul est le chef-lieu, à 370 km au nord de Bagdad. «Cela prend une journée pour atteindre les zones dévastées», a-t-il souligné.
La communauté yézidie, estimée à quelque 500 000 membres, est une minorité kurdophone installée dans le nord de l'Irak qui vénère Malak Taus, chef des archanges souvent représenté par un paon.
Chrétiens et musulmans associent Malak Taus à Satan, provoquant une croyance populaire qui fait des Yézidis des adorateurs du diable.
Cette secte compte trois députés sur 275 au Parlement irakien.
Elle a tenté de demeurer à distance des violents conflits confessionnels et politiques qui ensanglantent une grande partie de l'Irak. Mais ces derniers mois, les relations avec les communautés sunnites voisines se sont gravement détériorées.
Sur le plan politique, le président et le premier ministre, Jalal Talabani et Nouri al-Maliki, ont annoncé la formation d'une nouvelle alliance entre chiites et Kurdes pour tenter de sortir le gouvernement de la crise. Mais ils n'ont pas obtenu dans l'immédiat la participation des sunnites.
«La signature de cet accord aidera à résoudre de nombreux problèmes ainsi que la crise actuelle et encouragera les autres [sunnites] à nous rejoindre», a déclaré le président Talabani.
Le gouvernement irakien est paralysé depuis plusieurs mois par des querelles entre sunnites et chiites qui ont provoqué le départ ou le boycottage de 17 ministres sur 40.
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