Un projet de loi est à l'étude - Abbas songe à exclure le Hamas des élections
16 août 2007
Actualités internationales
Ramallah — Le président palestinien Mahmoud Abbas étudie un projet de loi électorale imposant à tout candidat de respecter le programme de l'OLP et les accords signés avec Israël, un texte qui exclut de facto le Hamas des futurs scrutins.
«Le président a mené des discussions sur un projet de loi électorale avec les groupes de l'Organisation de libération de la Palestine [OLP] dans l'objectif de publier un décret présidentiel en vue de prochaines élections. Mais ce décret n'a pas encore été publié», a affirmé le directeur du bureau de presse de M. Abbas, Ahmad Daoud.
Un correspondant de l'AFP avait plus tôt consulté un document imposant à tout candidat de scrutin législatif ou présidentiel de respecter le programme politique de l'OLP, ce que le Hamas rejette, et les accords signés avec Israël.
Selon ce texte, la proportionnelle intégrale est instaurée pour les élections législatives, ce qui permettrait en théorie de contourner la difficulté d'organiser des élections à Gaza, sous contrôle du Hamas.
Dans la loi électorale actuelle, la moitié des membres du Parlement (66 sur 132) sont élus dans 16 circonscriptions de Cisjordanie et de la bande de Gaza. L'autre moitié est élue au scrutin proportionnel de listes. Un scrutin à la proportionnelle intégrale permettrait de ne pas présenter de candidats dans les circonscriptions de la bande de Gaza.
Depuis la prise de pouvoir de la bande de Gaza par le Hamas, qualifiée de «coup d'État» par M. Abbas, le président s'est arrogé le droit de prendre des décisions qui ont force de loi, sans qu'elles ne soient nécessairement votées par le Parlement, qui a cessé de fonctionner depuis la mi-juin.
«J'appelle le Hamas à revenir sur ses erreurs et à changer ses positions, j'appelle au retour de l'unité du peuple et du sol pour donner un espoir aux Palestiniens quant au futur», a affirmé M. Abbas lors d'une conférence de presse avec le ministre des Affaires étrangères japonais Taro Aso.
Le Hamas dit non
Le Hamas a immédiatement rejeté toute modification de la loi électorale. «Le président palestinien n'a pas le droit d'apporter des modifications à la loi palestinienne car seul le Parlement est en mesure de le faire», a indiqué le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.
«Les modifications de la loi électorale par le président sont illégales», a ajouté le porte-parole, dont le mouvement ne reconnaît pas la légitimité du gouvernement du premier ministre Salam Fayyad siégeant à Ramallah.
«Nous ne sommes pas concernés par cette mesure car elle est contraire à la loi. Il n'y a aucune chance que des élections réussissent si le Hamas les rejette. Nous devons en premier lieu revenir au dialogue et à une entente nationale», a ajouté M. Abou Zouhri.
Le 19 juillet, le Conseil central de l'OLP (CCOLP) a chargé M. Abbas d'organiser des élections anticipées et de fixer la date d'un futur scrutin général.
Le président palestinien refuse de discuter avec le Hamas avant qu'il ne rende le pouvoir dans la bande de Gaza et «s'excuse auprès du peuple palestinien». Les islamistes ont pris le contrôle de la bande de Gaza après un coup de force armé le 15 juin, condamné par la communauté internationale.
«Le président a mené des discussions sur un projet de loi électorale avec les groupes de l'Organisation de libération de la Palestine [OLP] dans l'objectif de publier un décret présidentiel en vue de prochaines élections. Mais ce décret n'a pas encore été publié», a affirmé le directeur du bureau de presse de M. Abbas, Ahmad Daoud.
Un correspondant de l'AFP avait plus tôt consulté un document imposant à tout candidat de scrutin législatif ou présidentiel de respecter le programme politique de l'OLP, ce que le Hamas rejette, et les accords signés avec Israël.
Selon ce texte, la proportionnelle intégrale est instaurée pour les élections législatives, ce qui permettrait en théorie de contourner la difficulté d'organiser des élections à Gaza, sous contrôle du Hamas.
Dans la loi électorale actuelle, la moitié des membres du Parlement (66 sur 132) sont élus dans 16 circonscriptions de Cisjordanie et de la bande de Gaza. L'autre moitié est élue au scrutin proportionnel de listes. Un scrutin à la proportionnelle intégrale permettrait de ne pas présenter de candidats dans les circonscriptions de la bande de Gaza.
Depuis la prise de pouvoir de la bande de Gaza par le Hamas, qualifiée de «coup d'État» par M. Abbas, le président s'est arrogé le droit de prendre des décisions qui ont force de loi, sans qu'elles ne soient nécessairement votées par le Parlement, qui a cessé de fonctionner depuis la mi-juin.
«J'appelle le Hamas à revenir sur ses erreurs et à changer ses positions, j'appelle au retour de l'unité du peuple et du sol pour donner un espoir aux Palestiniens quant au futur», a affirmé M. Abbas lors d'une conférence de presse avec le ministre des Affaires étrangères japonais Taro Aso.
Le Hamas dit non
Le Hamas a immédiatement rejeté toute modification de la loi électorale. «Le président palestinien n'a pas le droit d'apporter des modifications à la loi palestinienne car seul le Parlement est en mesure de le faire», a indiqué le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.
«Les modifications de la loi électorale par le président sont illégales», a ajouté le porte-parole, dont le mouvement ne reconnaît pas la légitimité du gouvernement du premier ministre Salam Fayyad siégeant à Ramallah.
«Nous ne sommes pas concernés par cette mesure car elle est contraire à la loi. Il n'y a aucune chance que des élections réussissent si le Hamas les rejette. Nous devons en premier lieu revenir au dialogue et à une entente nationale», a ajouté M. Abou Zouhri.
Le 19 juillet, le Conseil central de l'OLP (CCOLP) a chargé M. Abbas d'organiser des élections anticipées et de fixer la date d'un futur scrutin général.
Le président palestinien refuse de discuter avec le Hamas avant qu'il ne rende le pouvoir dans la bande de Gaza et «s'excuse auprès du peuple palestinien». Les islamistes ont pris le contrôle de la bande de Gaza après un coup de force armé le 15 juin, condamné par la communauté internationale.
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