Sierra Leone - Un vote «libre, paisible et crédible»
13 août 2007
Actualités internationales
Freetown — La forte participation, l'absence d'incidents majeurs et la satisfaction des observateurs après les élections présidentielle et législatives du 11 août en Sierra Leone sont un signe d'espoir pour ce pays qui tente de tirer un trait sur son douloureux passé de guerre civile.
Le calme qui a majoritairement régné dans le pays le jour du scrutin a rassuré de nombreux observateurs, après les affrontements politiques qui avaient perturbé le début de la campagne électorale.
«Tout est calme et l'organisation du scrutin a été très bonne», a déclaré Marie-Annie Isler Béguin, chef de la mission des observateurs de l'Union européenne (UE), tout en saluant l'enthousiasme affiché par la population. Pour Kenny Anthony, ancien premier ministre de Sainte-Lucie et chef de la mission du Commonwealth, «les conditions étaient réunies pour permettre au peuple de Sierra Leone d'exprimer sa volonté librement et en conformité avec les normes internationales».
Selon lui, le crédit en revient notamment à la Commission nationale électorale (NEC), qui organisait son premier scrutin. Seth Obeng, chef de la mission de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a également jugé l'élection «libre, paisible et crédible».
L'Observatoire national des élections en Sierra Leone (NEW), une coalition d'ONG et associations locales qui a déployé 5400 observateurs sur le terrain, a aussi qualifié les élections de «paisibles, libres, équitables et crédibles».
Mme Isler-Béguin a de son côté averti que si «le comptage paraissait vraiment professionnel, [...] nous devons attendre les réactions des partis politiques».
Ce processus électoral constitue un test démocratique pour l'ancienne colonie britannique durement frappée par la pauvreté et dont l'image est ternie par une guerre civile (1991-2001) qui figure parmi les plus violentes de l'histoire moderne.
Pour la première fois depuis la fin de la guerre, les autorités sierra-léonaises ont assuré seules le déroulement des scrutins. Les derniers, en 2002, avaient été organisés sous l'étroite supervision des Casques bleus de l'ONU, qui ont quitté le pays fin 2005.
Les Sierra-Léonais ont voté en masse samedi pour choisir entre sept candidats pour élire un successeur au président sortant Ahmad Tejan Kabbah, au pouvoir depuis 1996 et qui ne pouvait se représenter après deux mandats.
Le dépouillement se poursuivait hier soir et les premières tendances annoncées par les radios privées plaçaient les deux grands partis en tête dans leurs bastions respectifs, le Congrès de tout le peuple (APC, principale formation d'opposition et ancien parti unique) disposant dans l'ensemble d'une petite avance sur le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, au pouvoir).
Les premiers chiffres partiels sont attendus aujourd'hui ou demain, alors que des résultats complets devraient être publiés à la fin de la semaine.
Le calme qui a majoritairement régné dans le pays le jour du scrutin a rassuré de nombreux observateurs, après les affrontements politiques qui avaient perturbé le début de la campagne électorale.
«Tout est calme et l'organisation du scrutin a été très bonne», a déclaré Marie-Annie Isler Béguin, chef de la mission des observateurs de l'Union européenne (UE), tout en saluant l'enthousiasme affiché par la population. Pour Kenny Anthony, ancien premier ministre de Sainte-Lucie et chef de la mission du Commonwealth, «les conditions étaient réunies pour permettre au peuple de Sierra Leone d'exprimer sa volonté librement et en conformité avec les normes internationales».
Selon lui, le crédit en revient notamment à la Commission nationale électorale (NEC), qui organisait son premier scrutin. Seth Obeng, chef de la mission de la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a également jugé l'élection «libre, paisible et crédible».
L'Observatoire national des élections en Sierra Leone (NEW), une coalition d'ONG et associations locales qui a déployé 5400 observateurs sur le terrain, a aussi qualifié les élections de «paisibles, libres, équitables et crédibles».
Mme Isler-Béguin a de son côté averti que si «le comptage paraissait vraiment professionnel, [...] nous devons attendre les réactions des partis politiques».
Ce processus électoral constitue un test démocratique pour l'ancienne colonie britannique durement frappée par la pauvreté et dont l'image est ternie par une guerre civile (1991-2001) qui figure parmi les plus violentes de l'histoire moderne.
Pour la première fois depuis la fin de la guerre, les autorités sierra-léonaises ont assuré seules le déroulement des scrutins. Les derniers, en 2002, avaient été organisés sous l'étroite supervision des Casques bleus de l'ONU, qui ont quitté le pays fin 2005.
Les Sierra-Léonais ont voté en masse samedi pour choisir entre sept candidats pour élire un successeur au président sortant Ahmad Tejan Kabbah, au pouvoir depuis 1996 et qui ne pouvait se représenter après deux mandats.
Le dépouillement se poursuivait hier soir et les premières tendances annoncées par les radios privées plaçaient les deux grands partis en tête dans leurs bastions respectifs, le Congrès de tout le peuple (APC, principale formation d'opposition et ancien parti unique) disposant dans l'ensemble d'une petite avance sur le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, au pouvoir).
Les premiers chiffres partiels sont attendus aujourd'hui ou demain, alors que des résultats complets devraient être publiés à la fin de la semaine.
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