Kosovo: la première navette diplomatique se termine sans progrès
13 août 2007
Actualités internationales
Pristina, Serbie — Trois médiateurs internationaux, à la recherche d'un compromis sur le statut du Kosovo, ont terminé hier sans progrès notable leur première navette diplomatique Belgrade-Pristina alors que Serbes et Kosovars campent sur des positions diamétralement opposées.
À Pristina comme à Belgrade, l'Américain Frank Wisner, l'Allemand Wolfgang Ischinger et le Russe Alexandre Botsan-Khartchenko n'ont pu que constater le fossé qui sépare les protagonistes du dernier dossier en suspens depuis le démantèlement de la Yougoslavie au début des années 90.
Alors que les Kosovars veulent accéder dès cette année à l'indépendance, la Serbie refuse de renoncer au Kosovo même si elle en a perdu le contrôle à la fin du conflit de 1998-1999 au profit de l'ONU. À la recherche d'un compromis introuvable, la troïka a souligné que toutes les options étaient envisageables même celle, jusqu'à présent exclue, d'un partage du Kosovo entre Serbes et Kosovars. «Le principe de la troïka est d'approuver tout accord que les deux parties parviennent à atteindre. Ceci comporte toutes les options», a dit lors d'une conférence de presse M. Ischinger, interrogé sur l'éventualité d'une partition du Kosovo.
Sur une population d'environ deux millions d'habitants, albanaise à 90 %, quelque 100 000 Serbes vivent encore au Kosovo dont plus de la moitié dans le nord de la province. «Si [les parties] veulent étudier quelque option que ce soit, nous sommes d'accord», a ajouté M. Ischinger.
Auparavant la troïka avait annulé une conférence de presse commune qu'elle devait donner à la mi-journée. «À l'évidence ce n'est pas une mission très facile», a admis la veille M. Ischinger après les entretiens avec les dirigeants kosovars. «Je n'ai pas d'illusion et je me rends compte de la difficulté de cette mission», a renchéri M. Botsan-Khartchenko.
Peu disposé au compromis, le premier ministre kosovar Agim Ceku a réaffirmé que son objectif était de parvenir à l'indépendance dès cette année. «Je travaille pour la reconnaissance dès cette année de l'indépendance du Kosovo dans ses frontières actuelles», a-t-il dit en ajoutant: «Ce n'est pas le point de départ pour une négociation. Ce n'est pas une offre à discuter.»
La troïka qui a entendu vendredi à Belgrade les dirigeants serbes réaffirmer leur ferme opposition à toute forme d'indépendance du Kosovo, s'est toutefois félicitée que les leaders kosovars et serbes aient accepté de travailler avec elle.
Selon le quotidien kosovar Daily express, des délégations serbe et kosovare devraient discuter à nouveau avec la «troïka» à la fin du mois à Vienne. Mais les deux délégations ne devraient pas se rencontrer.
À l'issue de sa mission, prévue pour durer au maximum 120 jours, la «troïka» doit présenter le 10 décembre un rapport au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Elle a été créée après le refus de la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, d'approuver au Conseil de sécurité de l'ONU un plan, soutenu par les États-Unis et l'Union européenne (UE), prévoyant une indépendance du Kosovo contrôlée par une mission internationale, dirigée par l'UE.
Pour Washington et l'UE ce plan, présenté au début de l'année par le médiateur de l'ONU, Martti Ahtisaari, reste la base des nouvelles discussions tandis que Belgrade et Moscou le considèrent sans valeur.
Alors que les Kosovars souhaitent boucler rapidement les nouvelles discussions, Belgrade et Moscou veulent qu'elles ne soient pas limitées dans le temps.
Mais les dirigeants kosovars soulignent que les retards dans la définition du statut du Kosovo ne font qu'aggraver la frustration des Albanais (plus de 90 % de la population) et risquent d'engendrer de nouvelles violences.
À Pristina comme à Belgrade, l'Américain Frank Wisner, l'Allemand Wolfgang Ischinger et le Russe Alexandre Botsan-Khartchenko n'ont pu que constater le fossé qui sépare les protagonistes du dernier dossier en suspens depuis le démantèlement de la Yougoslavie au début des années 90.
Alors que les Kosovars veulent accéder dès cette année à l'indépendance, la Serbie refuse de renoncer au Kosovo même si elle en a perdu le contrôle à la fin du conflit de 1998-1999 au profit de l'ONU. À la recherche d'un compromis introuvable, la troïka a souligné que toutes les options étaient envisageables même celle, jusqu'à présent exclue, d'un partage du Kosovo entre Serbes et Kosovars. «Le principe de la troïka est d'approuver tout accord que les deux parties parviennent à atteindre. Ceci comporte toutes les options», a dit lors d'une conférence de presse M. Ischinger, interrogé sur l'éventualité d'une partition du Kosovo.
Sur une population d'environ deux millions d'habitants, albanaise à 90 %, quelque 100 000 Serbes vivent encore au Kosovo dont plus de la moitié dans le nord de la province. «Si [les parties] veulent étudier quelque option que ce soit, nous sommes d'accord», a ajouté M. Ischinger.
Auparavant la troïka avait annulé une conférence de presse commune qu'elle devait donner à la mi-journée. «À l'évidence ce n'est pas une mission très facile», a admis la veille M. Ischinger après les entretiens avec les dirigeants kosovars. «Je n'ai pas d'illusion et je me rends compte de la difficulté de cette mission», a renchéri M. Botsan-Khartchenko.
Peu disposé au compromis, le premier ministre kosovar Agim Ceku a réaffirmé que son objectif était de parvenir à l'indépendance dès cette année. «Je travaille pour la reconnaissance dès cette année de l'indépendance du Kosovo dans ses frontières actuelles», a-t-il dit en ajoutant: «Ce n'est pas le point de départ pour une négociation. Ce n'est pas une offre à discuter.»
La troïka qui a entendu vendredi à Belgrade les dirigeants serbes réaffirmer leur ferme opposition à toute forme d'indépendance du Kosovo, s'est toutefois félicitée que les leaders kosovars et serbes aient accepté de travailler avec elle.
Selon le quotidien kosovar Daily express, des délégations serbe et kosovare devraient discuter à nouveau avec la «troïka» à la fin du mois à Vienne. Mais les deux délégations ne devraient pas se rencontrer.
À l'issue de sa mission, prévue pour durer au maximum 120 jours, la «troïka» doit présenter le 10 décembre un rapport au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Elle a été créée après le refus de la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, d'approuver au Conseil de sécurité de l'ONU un plan, soutenu par les États-Unis et l'Union européenne (UE), prévoyant une indépendance du Kosovo contrôlée par une mission internationale, dirigée par l'UE.
Pour Washington et l'UE ce plan, présenté au début de l'année par le médiateur de l'ONU, Martti Ahtisaari, reste la base des nouvelles discussions tandis que Belgrade et Moscou le considèrent sans valeur.
Alors que les Kosovars souhaitent boucler rapidement les nouvelles discussions, Belgrade et Moscou veulent qu'elles ne soient pas limitées dans le temps.
Mais les dirigeants kosovars soulignent que les retards dans la définition du statut du Kosovo ne font qu'aggraver la frustration des Albanais (plus de 90 % de la population) et risquent d'engendrer de nouvelles violences.
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