Éhoud Barak exclut tout retrait de Cisjordanie avant cinq ans
11 août 2007
Actualités internationales
Jérusalem — Le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, a exclu tout retrait de l'armée israélienne en Cisjordanie «avant cinq ans au moins», se montrant sceptique quant à la possibilité d'un accord prochain avec les Palestiniens, selon le quotidien Yediot Aharonot d'hier.
«Il n'est pas question que Tsahal effectue un retrait en Cisjordanie avant cinq ans au moins», a déclaré le leader travailliste dans des propos rapportés hier par le journal.
Selon M. Barak, un tel délai est nécessaire «pour que l'armée développe des systèmes d'armes antiroquettes» compte tenu du risque de tirs palestiniens à partir de la Cisjordanie en cas de retrait, comme ceux provenant de la bande de Gaza depuis son évacuation il y a deux ans.
L'ancien premier ministre s'est montré par ailleurs extrêmement sceptique quant à la possibilité de parvenir à un accord prochain avec les Palestiniens.
«Le public israélien réagit sainement en ne croyant pas en de telles fantaisies [...] car il ne sera pas possible d'envisager une séparation d'avec les Palestiniens avant d'avoir trouvé les moyens de protéger la population contre des tirs» de roquettes ou missiles, a-t-il estimé.
Lundi, lors d'une réunion avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Jéricho (Cisjordanie), le premier ministre israélien Éhoud Olmert avait espéré l'ouverture prochaine de négociations sur un État palestinien.
Israël s'opposait jusqu'à présent à des négociations portant sur les questions clés du futur État palestinien, à savoir le tracé des frontières, Jérusalem et le sort des réfugiés de 1948.
Le ministre de la Défense a cependant exprimé le doute que l'Autorité palestinienne dirigée par M. Abbas puisse «réaliser quoi que ce soit en Cisjordanie» vu sa faiblesse, estimant que ces rencontres étaient surtout pour la galerie.
Dans une mise au point, le porte-parole du ministre, Moshe Ronen, a affirmé hier que M. Barak accordait une «grande importance au processus de paix», niant qu'il considérait qu'il n'y a plus d'interlocuteur palestinien — ce qu'écrit le journal —, sans démentir pour autant la teneur des propos.
«Il n'est pas question que Tsahal effectue un retrait en Cisjordanie avant cinq ans au moins», a déclaré le leader travailliste dans des propos rapportés hier par le journal.
Selon M. Barak, un tel délai est nécessaire «pour que l'armée développe des systèmes d'armes antiroquettes» compte tenu du risque de tirs palestiniens à partir de la Cisjordanie en cas de retrait, comme ceux provenant de la bande de Gaza depuis son évacuation il y a deux ans.
L'ancien premier ministre s'est montré par ailleurs extrêmement sceptique quant à la possibilité de parvenir à un accord prochain avec les Palestiniens.
«Le public israélien réagit sainement en ne croyant pas en de telles fantaisies [...] car il ne sera pas possible d'envisager une séparation d'avec les Palestiniens avant d'avoir trouvé les moyens de protéger la population contre des tirs» de roquettes ou missiles, a-t-il estimé.
Lundi, lors d'une réunion avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Jéricho (Cisjordanie), le premier ministre israélien Éhoud Olmert avait espéré l'ouverture prochaine de négociations sur un État palestinien.
Israël s'opposait jusqu'à présent à des négociations portant sur les questions clés du futur État palestinien, à savoir le tracé des frontières, Jérusalem et le sort des réfugiés de 1948.
Le ministre de la Défense a cependant exprimé le doute que l'Autorité palestinienne dirigée par M. Abbas puisse «réaliser quoi que ce soit en Cisjordanie» vu sa faiblesse, estimant que ces rencontres étaient surtout pour la galerie.
Dans une mise au point, le porte-parole du ministre, Moshe Ronen, a affirmé hier que M. Barak accordait une «grande importance au processus de paix», niant qu'il considérait qu'il n'y a plus d'interlocuteur palestinien — ce qu'écrit le journal —, sans démentir pour autant la teneur des propos.
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