Les enfants de l'Afghanistan
Photo : Pascal Ratthé
L'Afghanistan est un pays jeune. Le cinquième de sa population est constituée d'enfants âgés de sept à douze ans. La pyramide des âges a évidemment été déformée par la guerre. En effet, ce pays compte plus d'un million et demi d'orphelins, selon l'UNICEF.
Depuis la chute des talibans, qui ont gouverné le pays entre 1996 et 2001, un effort considérable a été fait pour scolariser la population. Près de cinq millions d'enfants fréquentent aujourd'hui l'école, surtout au niveau primaire. Environ 40 % de ces élèves sont des filles, ce qui constitue un net progrès puisque celles-ci avaient été presque complètement évincées du système d'éducation par la milice intégriste.
Le revers de cette médaille, c'est que 1,2 million de filles en âge d'aller à l'école primaire n'y vont pas. Dans deux provinces reculées, c'est même le cas de l'immense majorité d'entre elles. Le mariage précoce concerne aussi beaucoup de jeunes filles afghanes, ce qui nuit souvent à leur scolarisation.
«How are you?», se fait continuellement demander le promeneur étranger dans les rues de Kaboul ou d'autres villes. C'est la formule qu'utilisent tous les enfants pour saluer les visiteurs.
Souvent, le geste est gratuit. D'autres fois, non. Plus de 30 % des enfants en âge d'aller à l'école primaire travaillent pour soutenir leur famille, ce qui donne une idée du chemin que l'Afghanistan devra encore parcourir avant de sortir du sous-développement.
Plusieurs enfants travaillent dans la rue comme petits vendeurs: cigarettes, gomme à mâcher, cartes géographiques. D'autres offrent de faire tourner des encensoirs afin de chasser les mauvais djins et le mauvais oeil.
D'autres, enfin, travaillent dans des ateliers, des fabriques ou des fermes.
Courageux comme leurs aînés, les enfants afghans ont souvent le sourire aux lèvres malgré les difficultés de la vie.
Depuis la chute des talibans, qui ont gouverné le pays entre 1996 et 2001, un effort considérable a été fait pour scolariser la population. Près de cinq millions d'enfants fréquentent aujourd'hui l'école, surtout au niveau primaire. Environ 40 % de ces élèves sont des filles, ce qui constitue un net progrès puisque celles-ci avaient été presque complètement évincées du système d'éducation par la milice intégriste.
Le revers de cette médaille, c'est que 1,2 million de filles en âge d'aller à l'école primaire n'y vont pas. Dans deux provinces reculées, c'est même le cas de l'immense majorité d'entre elles. Le mariage précoce concerne aussi beaucoup de jeunes filles afghanes, ce qui nuit souvent à leur scolarisation.
«How are you?», se fait continuellement demander le promeneur étranger dans les rues de Kaboul ou d'autres villes. C'est la formule qu'utilisent tous les enfants pour saluer les visiteurs.
Souvent, le geste est gratuit. D'autres fois, non. Plus de 30 % des enfants en âge d'aller à l'école primaire travaillent pour soutenir leur famille, ce qui donne une idée du chemin que l'Afghanistan devra encore parcourir avant de sortir du sous-développement.
Plusieurs enfants travaillent dans la rue comme petits vendeurs: cigarettes, gomme à mâcher, cartes géographiques. D'autres offrent de faire tourner des encensoirs afin de chasser les mauvais djins et le mauvais oeil.
D'autres, enfin, travaillent dans des ateliers, des fabriques ou des fermes.
Courageux comme leurs aînés, les enfants afghans ont souvent le sourire aux lèvres malgré les difficultés de la vie.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

