Nouvel ultimatum pour les otages sud-coréens
1 août 2007
Actualités internationales
Ghazni — Les talibans ont donné hier jusqu'à ce midi (7h30 GMT) au gouvernement afghan pour sauver les 21 Sud-Coréens «encore vivants» et ont transmis une vidéo d'un ingénieur allemand capturé il y a deux semaines.
Dans cette vidéo diffusée par la chaîne de télévision qatarie al-Jazira, l'ingénieur allemand de 62 ans a notamment appelé l'Allemagne à retirer ses 3000 soldats d'Afghanistan.
Les talibans exigent un échange de prisonniers pour l'Allemand, tout comme pour les otages sud-coréens.
«Notre dernier ultimatum pour les 21 Sud-Coréens encore vivants a été fixé à demain midi», a déclaré par téléphone à l'AFP Youssouf Ahmadi, porte-parole des rebelles, au treizième jour de cette prise d'otages et au lendemain de l'exécution d'un deuxième otage.
«Si nos demandes ne sont pas respectées d'ici là, nous allons commencer à tuer le reste des otages», a-t-il souligné, déclarant que les 16 femmes otages étaient «toutes malades», en particulier deux d'entre elles qui, selon lui, «pourraient peut-être mourir».
Les membres de l'Église presbytérienne de Saem-Mul étaient en mission humanitaire en Afghanistan lorsqu'ils ont été enlevés le 19 juillet dans la province de Ghazni (140 km au sud de Kaboul).
Les talibans exigent la libération de huit de leurs prisonniers des geôles afghanes en échange du même nombre de Sud-Coréens, avant d'entamer de nouvelles négociations sur le sort des otages restants.
Mais les autorités afghanes refusent toujours un tel échange et réclament la libération sans condition de toutes les femmes otages, au nom des «valeurs de l'islam» et par respect des traditions afghanes.
Les négociations entre les chefs tribaux, qui servent de médiateurs, et les talibans n'ont pas fait de progrès, chaque partie campant sur ses positions, selon un des négociateurs du gouvernement afghan, Mahmoud Gailani.
À Kaboul, le porte-parole du président Hamid Karzaï, Humayun Hamidzada, a déclaré à la presse que les demandes des ravisseurs devraient être rejetées «par principe» pour «ne pas encourager les prises d'otages».
«Si nous continuons dans cette voie et répondons positivement aux demandes des terroristes, nous allons avoir encore plus de problèmes», a-t-il dit, faisant référence à l'échange de prisonniers qui avait permis en mars la libération du reporter italien Daniele Mastrogiacomo.
Cet échange, une première depuis le début de l'insurrection, avait été très critiqué par Londres, Washington ou des associations afghanes qui craignaient qu'il n'incite les talibans à multiplier les enlèvements. Le président Karzaï avait juré qu'il n'y aurait plus jamais d'échanges après celui là.
Le nouvel ultimatum des talibans est tombé au lendemain de l'assassinat d'un deuxième otage, dont le corps, les mains liées et portant des impacts de balles à la tête, a été découvert au bord d'une route dans le district d'Andar.
La victime, Shim Sung-min, 29 ans, avait démissionné récemment de son emploi dans les télécommunications pour enseigner aux handicapés pour le compte de l'Église Saem-Mul, selon ses proches.
Un pasteur, âgé de 42 ans, le chef du groupe, avait déjà été abattu mercredi dernier. Il était le premier otage étranger à être exécuté en Afghanistan depuis avril 2006.
Les Sud-Coréens, pour la plupart âgés de 20 à 35 ans, ont été enlevés alors qu'ils circulaient à bord d'un autocar privé sur l'axe Kaboul-Kandahar (sud), l'un des plus dangereux d'Afghanistan.
Il s'agit du plus important groupe d'étrangers enlevé en Afghanistan depuis la chute du régime islamiste des talibans en novembre 2001.
Dans cette vidéo diffusée par la chaîne de télévision qatarie al-Jazira, l'ingénieur allemand de 62 ans a notamment appelé l'Allemagne à retirer ses 3000 soldats d'Afghanistan.
Les talibans exigent un échange de prisonniers pour l'Allemand, tout comme pour les otages sud-coréens.
«Notre dernier ultimatum pour les 21 Sud-Coréens encore vivants a été fixé à demain midi», a déclaré par téléphone à l'AFP Youssouf Ahmadi, porte-parole des rebelles, au treizième jour de cette prise d'otages et au lendemain de l'exécution d'un deuxième otage.
«Si nos demandes ne sont pas respectées d'ici là, nous allons commencer à tuer le reste des otages», a-t-il souligné, déclarant que les 16 femmes otages étaient «toutes malades», en particulier deux d'entre elles qui, selon lui, «pourraient peut-être mourir».
Les membres de l'Église presbytérienne de Saem-Mul étaient en mission humanitaire en Afghanistan lorsqu'ils ont été enlevés le 19 juillet dans la province de Ghazni (140 km au sud de Kaboul).
Les talibans exigent la libération de huit de leurs prisonniers des geôles afghanes en échange du même nombre de Sud-Coréens, avant d'entamer de nouvelles négociations sur le sort des otages restants.
Mais les autorités afghanes refusent toujours un tel échange et réclament la libération sans condition de toutes les femmes otages, au nom des «valeurs de l'islam» et par respect des traditions afghanes.
Les négociations entre les chefs tribaux, qui servent de médiateurs, et les talibans n'ont pas fait de progrès, chaque partie campant sur ses positions, selon un des négociateurs du gouvernement afghan, Mahmoud Gailani.
À Kaboul, le porte-parole du président Hamid Karzaï, Humayun Hamidzada, a déclaré à la presse que les demandes des ravisseurs devraient être rejetées «par principe» pour «ne pas encourager les prises d'otages».
«Si nous continuons dans cette voie et répondons positivement aux demandes des terroristes, nous allons avoir encore plus de problèmes», a-t-il dit, faisant référence à l'échange de prisonniers qui avait permis en mars la libération du reporter italien Daniele Mastrogiacomo.
Cet échange, une première depuis le début de l'insurrection, avait été très critiqué par Londres, Washington ou des associations afghanes qui craignaient qu'il n'incite les talibans à multiplier les enlèvements. Le président Karzaï avait juré qu'il n'y aurait plus jamais d'échanges après celui là.
Le nouvel ultimatum des talibans est tombé au lendemain de l'assassinat d'un deuxième otage, dont le corps, les mains liées et portant des impacts de balles à la tête, a été découvert au bord d'une route dans le district d'Andar.
La victime, Shim Sung-min, 29 ans, avait démissionné récemment de son emploi dans les télécommunications pour enseigner aux handicapés pour le compte de l'Église Saem-Mul, selon ses proches.
Un pasteur, âgé de 42 ans, le chef du groupe, avait déjà été abattu mercredi dernier. Il était le premier otage étranger à être exécuté en Afghanistan depuis avril 2006.
Les Sud-Coréens, pour la plupart âgés de 20 à 35 ans, ont été enlevés alors qu'ils circulaient à bord d'un autocar privé sur l'axe Kaboul-Kandahar (sud), l'un des plus dangereux d'Afghanistan.
Il s'agit du plus important groupe d'étrangers enlevé en Afghanistan depuis la chute du régime islamiste des talibans en novembre 2001.
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