Les alliés arabes promettent d'aider Washington en Irak
1 août 2007
Actualités internationales
Charm el-Cheikh — La secrétaire d'État Condoleezza Rice a obtenu hier la promesse des alliés arabes des États-Unis de les aider à stabiliser l'Irak, en proie à une insurrection antiaméricaine.
Accompagnée du secrétaire à la Défense Robert Gates, Mme Rice s'est entretenue à Charm el-Cheikh, au début d'une tournée dans la région, avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman), de Jordanie et d'Égypte.
«Nous avons discuté des moyens d'aider à unifier l'Irak, où tous les Irakiens pourront vivre en paix et en sécurité», a-t-elle indiqué.
Riyad est accusé de permettre à des militants sunnites de s'introduire en Irak pour combattre les forces américaines, tandis que l'Iran est accusé d'y armer les milices chiites dans le même but.
Un communiqué conjoint publié au terme de la réunion appelle à «mettre un terme à toute ingérence en Irak». Le document appelle à prévenir «le passage des terroristes vers l'Irak» et à cesser «la fourniture d'armes et l'entraînement des milices et des groupes extra-gouvernementaux».
Mme Rice a averti que, si «des ennemis résolus» qu'elle n'a pas nommés réussissaient, «alors toute la région serait chaotique». M. Gates, lui, a tenté de dissiper les craintes d'un retrait américain de l'Irak.
«Il y a clairement une inquiétude [...] sur [l'éventualité] que les Américains se retirent précipitamment de l'Irak, ou d'une manière qui déstabilise la région entière», a dit M. Gates.
Mais, a-t-il ajouté, même ceux qui aux États-Unis appellent à un retrait sont de plus en plus conscients «de la nécessité de prendre en compte les conséquences d'un changement de politique et des dangers de le faire imprudemment».
Mme Rice et les ministres arabes ont en outre réitéré leur engagement envers une solution du problème palestinien basée sur la formule de deux États viables, Israël et un État palestinien.
La visite de Mme Rice et de M. Gates a été précédée par l'annonce lundi de contrats d'assistance militaire de plus de 60 milliards de dollars aux partenaires arabes des États-Unis et à Israël.
Livraisons d'armes
Ces projets prévoient la fourniture d'armements pour 13 milliards de dollars à l'Égypte, pour 30 milliards à Israël et pour 20 milliards à l'Arabie saoudite. D'autres pays du Golfe devraient également bénéficier d'importantes livraisons d'armements.
«Les États-Unis veulent assurer leurs alliés qu'ils pourront compter sur eux pour satisfaire leurs besoins en matière de sécurité», a affirmé Mme Rice.
L'Iran et la Syrie ont dénoncé hier comme «dangereux et inutiles» ces projets.
Les neuf chefs de diplomatie réunis ont par ailleurs affirmé dans leur communiqué «leur solide appui à tout État du Golfe faisant face à des menaces étrangères contre sa souveraineté et l'unité de son territoire».
Le texte fait une allusion implicite aux menaces que représente — selon Washington — l'Iran pour la région. Il ne précise pas les États qui seraient menacés. En route pour l'Égypte, Mme Rice avait déclaré que «l'Iran constituait le défi le plus important lancé aux intérêts américains dans la région et au projet de Proche-Orient que nous voulons».
«S'il y a déstabilisation de la région, il faut l'attribuer au régime iranien», avait-elle affirmé.
Selon le document adopté hier, les neuf chefs de diplomatie américain et arabes «ont convenu que la paix et la sécurité de la région du Golfe représentent une importance vitale pour l'économie mondiale et se sont accordés sur la nécessité de préserver la stabilité du Golfe».
Ils ont aussi décidé de «poursuivre leur coopération face à ces menaces», ajoute le communiqué.
Mme Rice et M. Gates ont également rencontré le président égyptien Hosni Moubarak.
Ils se sont ensuite rendus en Arabie saoudite avant de poursuivre séparément une tournée dans la région.
Accompagnée du secrétaire à la Défense Robert Gates, Mme Rice s'est entretenue à Charm el-Cheikh, au début d'une tournée dans la région, avec les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman), de Jordanie et d'Égypte.
«Nous avons discuté des moyens d'aider à unifier l'Irak, où tous les Irakiens pourront vivre en paix et en sécurité», a-t-elle indiqué.
Riyad est accusé de permettre à des militants sunnites de s'introduire en Irak pour combattre les forces américaines, tandis que l'Iran est accusé d'y armer les milices chiites dans le même but.
Un communiqué conjoint publié au terme de la réunion appelle à «mettre un terme à toute ingérence en Irak». Le document appelle à prévenir «le passage des terroristes vers l'Irak» et à cesser «la fourniture d'armes et l'entraînement des milices et des groupes extra-gouvernementaux».
Mme Rice a averti que, si «des ennemis résolus» qu'elle n'a pas nommés réussissaient, «alors toute la région serait chaotique». M. Gates, lui, a tenté de dissiper les craintes d'un retrait américain de l'Irak.
«Il y a clairement une inquiétude [...] sur [l'éventualité] que les Américains se retirent précipitamment de l'Irak, ou d'une manière qui déstabilise la région entière», a dit M. Gates.
Mais, a-t-il ajouté, même ceux qui aux États-Unis appellent à un retrait sont de plus en plus conscients «de la nécessité de prendre en compte les conséquences d'un changement de politique et des dangers de le faire imprudemment».
Mme Rice et les ministres arabes ont en outre réitéré leur engagement envers une solution du problème palestinien basée sur la formule de deux États viables, Israël et un État palestinien.
La visite de Mme Rice et de M. Gates a été précédée par l'annonce lundi de contrats d'assistance militaire de plus de 60 milliards de dollars aux partenaires arabes des États-Unis et à Israël.
Livraisons d'armes
Ces projets prévoient la fourniture d'armements pour 13 milliards de dollars à l'Égypte, pour 30 milliards à Israël et pour 20 milliards à l'Arabie saoudite. D'autres pays du Golfe devraient également bénéficier d'importantes livraisons d'armements.
«Les États-Unis veulent assurer leurs alliés qu'ils pourront compter sur eux pour satisfaire leurs besoins en matière de sécurité», a affirmé Mme Rice.
L'Iran et la Syrie ont dénoncé hier comme «dangereux et inutiles» ces projets.
Les neuf chefs de diplomatie réunis ont par ailleurs affirmé dans leur communiqué «leur solide appui à tout État du Golfe faisant face à des menaces étrangères contre sa souveraineté et l'unité de son territoire».
Le texte fait une allusion implicite aux menaces que représente — selon Washington — l'Iran pour la région. Il ne précise pas les États qui seraient menacés. En route pour l'Égypte, Mme Rice avait déclaré que «l'Iran constituait le défi le plus important lancé aux intérêts américains dans la région et au projet de Proche-Orient que nous voulons».
«S'il y a déstabilisation de la région, il faut l'attribuer au régime iranien», avait-elle affirmé.
Selon le document adopté hier, les neuf chefs de diplomatie américain et arabes «ont convenu que la paix et la sécurité de la région du Golfe représentent une importance vitale pour l'économie mondiale et se sont accordés sur la nécessité de préserver la stabilité du Golfe».
Ils ont aussi décidé de «poursuivre leur coopération face à ces menaces», ajoute le communiqué.
Mme Rice et M. Gates ont également rencontré le président égyptien Hosni Moubarak.
Ils se sont ensuite rendus en Arabie saoudite avant de poursuivre séparément une tournée dans la région.
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