Afghanistan - Les talibans disent avoir tué un autre otage
Photo : Agence Reuters
Le désespoir commence à gagner les proches des otages
Kaboul — Un porte-parole des talibans afghans a annoncé que son mouvement avait exécuté un second otage sud-coréen hier, devant le refus du gouvernement afghan de céder à ses revendications.
«Nous avons tué l'un des otages de sexe masculin à 18h30 ce soir [14h GMT], parce que le gouvernement de Kaboul n'a pas entendu nos demandes répétées», a déclaré à Reuters par téléphone Qari Mohammed Youssouf, porte-parole du mouvement.
À Séoul, la présidence et le ministère des Affaires étrangères ont dit vérifier l'information.
Les talibans se sont emparés il y a deux semaines de 23 bénévoles chrétiens coréens, dont 18 femmes, dans la province de Ghazni, au sud-ouest de Kaboul, et ils ont tué mercredi dernier le chef du groupe, à l'expiration d'un précédent ultimatum.
Youssouf a déclaré que les talibans exécuteraient d'autres otages si Kaboul refusait de libérer plusieurs détenus islamistes, mais il n'a pas fixé de nouvel ultimatum.
Le corps de l'otage qui a été exécuté lundi a été abandonné sur une route, a indiqué le porte-parole.
Les autorités afghanes avaient demandé un délai supplémentaire pour les négociations, après l'expiration de deux ultimatums. Le premier, fixé à 7h30 GMT, avait été repoussé de quatre heures par les talibans.
La chaîne de télévision al-Djazira a diffusé un enregistrement vidéo dans lequel apparaissent au moins sept Sud-Coréennes. Elles portent un foulard et ne semblent pas souffrir de blessures. Quatre d'entre elles sont assises par terre, les autres se tiennent debout derrière des hommes en tenue traditionnelle afghane.
Le visage d'un homme d'origine asiatique portant également le vêtement traditionnel afghan apparaît aussi dans la vidéo, mais on ne sait pas pour l'instant s'il s'agit d'un otage ou d'un activiste.
La chaîne de télévision dit avoir obtenu l'enregistrement d'une «source hors d'Afghanistan».
Elle a précisé que la vidéo comportait un message, lu par une personne n'apparaissant pas à l'image, mais elle n'a pas précisé quel en était le contenu. Aucun des otages ne s'exprime dans l'enregistrement.
Un porte-parole de la province de Ghazni, où ont été enlevés les otages, avait auparavant rapporté que les autorités afghanes avaient demandé deux jours supplémentaires pour résoudre la crise de manière pacifique.
Les talibans avaient prévenu un peu plus tôt que la libération des détenus islamistes était l'unique moyen d'obtenir la libération des otages.
Dimanche, ils avaient exclu de poursuivre les tractations, accusant les autorités de Kaboul et de Séoul de mauvaise foi.
Le gouvernement afghan exigeait que les talibans libèrent d'abord les 18 femmes, mais les
insurgés ont réclamé que le gouvernement relâche en premier leurs camarades, d'où l'impasse actuelle.
Le président Hamid Karzaï ne s'est exprimé sur la question que pour condamner l'enlèvement, le plus important depuis que le régime des talibans a été renversé en 2001 par une intervention militaire occidentale conduite par les États-Unis.
Le chef de l'État avait fait l'objet de vives critiques en mars dernier pour avoir accepté de relâcher des talibans en échange de la libération du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.
La dépouille de l'otage sud-coréen tué la semaine dernière est arrivée en Corée du Sud hier. Bae Hyung-kyu, un pasteur chrétien, était le responsable des 22 autres volontaires.
Son corps criblé de balles a été retrouvé mercredi dernier, le jour où il aurait eu 42 ans.
Son frère, Bae Shin-kyu, a déclaré à la presse que sa famille n'organiserait des funérailles que lorsque tous les otages seraient rentrés en Corée du Sud.
«Nous avons tué l'un des otages de sexe masculin à 18h30 ce soir [14h GMT], parce que le gouvernement de Kaboul n'a pas entendu nos demandes répétées», a déclaré à Reuters par téléphone Qari Mohammed Youssouf, porte-parole du mouvement.
À Séoul, la présidence et le ministère des Affaires étrangères ont dit vérifier l'information.
Les talibans se sont emparés il y a deux semaines de 23 bénévoles chrétiens coréens, dont 18 femmes, dans la province de Ghazni, au sud-ouest de Kaboul, et ils ont tué mercredi dernier le chef du groupe, à l'expiration d'un précédent ultimatum.
Youssouf a déclaré que les talibans exécuteraient d'autres otages si Kaboul refusait de libérer plusieurs détenus islamistes, mais il n'a pas fixé de nouvel ultimatum.
Le corps de l'otage qui a été exécuté lundi a été abandonné sur une route, a indiqué le porte-parole.
Les autorités afghanes avaient demandé un délai supplémentaire pour les négociations, après l'expiration de deux ultimatums. Le premier, fixé à 7h30 GMT, avait été repoussé de quatre heures par les talibans.
La chaîne de télévision al-Djazira a diffusé un enregistrement vidéo dans lequel apparaissent au moins sept Sud-Coréennes. Elles portent un foulard et ne semblent pas souffrir de blessures. Quatre d'entre elles sont assises par terre, les autres se tiennent debout derrière des hommes en tenue traditionnelle afghane.
Le visage d'un homme d'origine asiatique portant également le vêtement traditionnel afghan apparaît aussi dans la vidéo, mais on ne sait pas pour l'instant s'il s'agit d'un otage ou d'un activiste.
La chaîne de télévision dit avoir obtenu l'enregistrement d'une «source hors d'Afghanistan».
Elle a précisé que la vidéo comportait un message, lu par une personne n'apparaissant pas à l'image, mais elle n'a pas précisé quel en était le contenu. Aucun des otages ne s'exprime dans l'enregistrement.
Un porte-parole de la province de Ghazni, où ont été enlevés les otages, avait auparavant rapporté que les autorités afghanes avaient demandé deux jours supplémentaires pour résoudre la crise de manière pacifique.
Les talibans avaient prévenu un peu plus tôt que la libération des détenus islamistes était l'unique moyen d'obtenir la libération des otages.
Dimanche, ils avaient exclu de poursuivre les tractations, accusant les autorités de Kaboul et de Séoul de mauvaise foi.
Le gouvernement afghan exigeait que les talibans libèrent d'abord les 18 femmes, mais les
insurgés ont réclamé que le gouvernement relâche en premier leurs camarades, d'où l'impasse actuelle.
Le président Hamid Karzaï ne s'est exprimé sur la question que pour condamner l'enlèvement, le plus important depuis que le régime des talibans a été renversé en 2001 par une intervention militaire occidentale conduite par les États-Unis.
Le chef de l'État avait fait l'objet de vives critiques en mars dernier pour avoir accepté de relâcher des talibans en échange de la libération du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.
La dépouille de l'otage sud-coréen tué la semaine dernière est arrivée en Corée du Sud hier. Bae Hyung-kyu, un pasteur chrétien, était le responsable des 22 autres volontaires.
Son corps criblé de balles a été retrouvé mercredi dernier, le jour où il aurait eu 42 ans.
Son frère, Bae Shin-kyu, a déclaré à la presse que sa famille n'organiserait des funérailles que lorsque tous les otages seraient rentrés en Corée du Sud.
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