Incertitude sur le sort des otages sud-coréens
Selon une source afghane, les talibans auraient prorogé l'ultimatum
Photo : Agence Reuters
Des policiers afghans fouillaient hier les voitures à Ghazni, capitale de la province où les otages seraient détenus.
Ghazni — L'incertitude régnait hier sur le sort des 22 bénévoles sud-coréens retenus en otages par les talibans, après l'expiration de l'ultimatum qui avait été fixé par le mouvement radical afghan à 7h30 GMT.
Des responsables de la province de Ghazni, où les 22 otages seraient détenus, ont refusé de s'exprimer devant les médias. Un responsable provincial a néanmoins dit sous le sceau de l'anonymat que les talibans avaient prorogé l'ultimatum afin de permettre des discussions directes avec le gouvernement.
Les talibans n'ont pu être joints pour les interroger sur le sort des captifs et sur la possible prorogation de l'ultimatum.
Un homme se présentant comme le porte-parole des talibans, Qari Mohammad Yousuf, avait auparavant affirmé que son groupe commencerait à tuer les otages si le gouvernement afghan ne libérait pas huit prisonniers islamistes avant 7h30 GMT hier.
Les talibans ont déjà tué le responsable des volontaires évangélistes, enlevés la semaine dernière alors qu'ils circulaient en bus dans la province de Ghazni sur la principale route au sud de Kaboul.
Plusieurs ultimatums ont cependant déjà expiré sans qu'ils mettent leurs menaces à exécution.
Yousuf a déclaré que les autorités afghanes avaient demandé un délai supplémentaire après avoir reçu la liste des huit prisonniers dont le mouvement rebelle afghan demande la libération.
«L'administration de Kaboul nous a demandé de lui donner jusqu'à midi aujourd'hui», avait déclaré Qari Mohammad Yousuf à Reuters par téléphone avant l'expiration de l'ultimatum.
«Nous les attendons. Nous leur avons donné une liste de huit prisonniers et, s'ils ne sont pas libérés, nous n'aurons d'autre choix que de commencer à tuer les otages», a-t-il ajouté.
Silence des autorités afghanes
Le principal conseiller de la présidence sud-coréenne pour les questions de sécurité nationale, Baek Jong-chun, devrait arriver en Afghanistan dans la journée pour tenter d'obtenir la libération des bénévoles.
Une otage sud-coréenne a lancé un appel à l'aide dans un entretien téléphonique diffusé par
CBS News, ce qui constitue le premier contact des bénévoles chrétiens avec l'extérieur depuis leur disparition.
«Nous sommes détenus dans des conditions chaque jour très difficiles. De grâce, aidez-nous à sortir d'ici le plus vite possible», implore la jeune femme, identifiée comme étant Yoo Hyun-joo, une infirmière de 32 ans.
Son frère a dit qu'il n'était pas en mesure de reconnaître sa voix dans l'enregistrement diffusé sur le site Internet de CBS News, rapporte l'agence de presse Yonhap.
Le président afghan, Hamid Karzaï, s'est engagé à ne plus procéder à des échanges de prisonniers après avoir été la cible de vives critiques, dans son pays comme à l'étranger, pour avoir consenti à la libération de cinq talibans en mars dernier en échange du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.
Le président et ses ministres sont restés silencieux depuis le début de la crise des otages sud-coréens.
Les talibans détiennent par ailleurs un Allemand et quatre Afghans, enlevés la semaine dernière.
Des responsables de la province de Ghazni, où les 22 otages seraient détenus, ont refusé de s'exprimer devant les médias. Un responsable provincial a néanmoins dit sous le sceau de l'anonymat que les talibans avaient prorogé l'ultimatum afin de permettre des discussions directes avec le gouvernement.
Les talibans n'ont pu être joints pour les interroger sur le sort des captifs et sur la possible prorogation de l'ultimatum.
Un homme se présentant comme le porte-parole des talibans, Qari Mohammad Yousuf, avait auparavant affirmé que son groupe commencerait à tuer les otages si le gouvernement afghan ne libérait pas huit prisonniers islamistes avant 7h30 GMT hier.
Les talibans ont déjà tué le responsable des volontaires évangélistes, enlevés la semaine dernière alors qu'ils circulaient en bus dans la province de Ghazni sur la principale route au sud de Kaboul.
Plusieurs ultimatums ont cependant déjà expiré sans qu'ils mettent leurs menaces à exécution.
Yousuf a déclaré que les autorités afghanes avaient demandé un délai supplémentaire après avoir reçu la liste des huit prisonniers dont le mouvement rebelle afghan demande la libération.
«L'administration de Kaboul nous a demandé de lui donner jusqu'à midi aujourd'hui», avait déclaré Qari Mohammad Yousuf à Reuters par téléphone avant l'expiration de l'ultimatum.
«Nous les attendons. Nous leur avons donné une liste de huit prisonniers et, s'ils ne sont pas libérés, nous n'aurons d'autre choix que de commencer à tuer les otages», a-t-il ajouté.
Silence des autorités afghanes
Le principal conseiller de la présidence sud-coréenne pour les questions de sécurité nationale, Baek Jong-chun, devrait arriver en Afghanistan dans la journée pour tenter d'obtenir la libération des bénévoles.
Une otage sud-coréenne a lancé un appel à l'aide dans un entretien téléphonique diffusé par
CBS News, ce qui constitue le premier contact des bénévoles chrétiens avec l'extérieur depuis leur disparition.
«Nous sommes détenus dans des conditions chaque jour très difficiles. De grâce, aidez-nous à sortir d'ici le plus vite possible», implore la jeune femme, identifiée comme étant Yoo Hyun-joo, une infirmière de 32 ans.
Son frère a dit qu'il n'était pas en mesure de reconnaître sa voix dans l'enregistrement diffusé sur le site Internet de CBS News, rapporte l'agence de presse Yonhap.
Le président afghan, Hamid Karzaï, s'est engagé à ne plus procéder à des échanges de prisonniers après avoir été la cible de vives critiques, dans son pays comme à l'étranger, pour avoir consenti à la libération de cinq talibans en mars dernier en échange du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo.
Le président et ses ministres sont restés silencieux depuis le début de la crise des otages sud-coréens.
Les talibans détiennent par ailleurs un Allemand et quatre Afghans, enlevés la semaine dernière.
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