Égyptiens et Jordaniens sondent Israël sur le plan de paix arabe
Ils demandent l'établissement d'un calendrier précis de négociations avec les Palestiniens
Photo : Agence Reuters
Des soldats israéliens ont arrêté des Palestiniens hier près du camp d’al-Bureij.
Jérusalem — Venus sonder Israël sur l'initiative de paix de la Ligue arabe, les ministres égyptien et jordanien des Affaires étrangères ont demandé hier un calendrier précis de négociations avec les Palestiniens au sujet de la création de leur futur État.
«Il faut rapidement un calendrier précis et nous exhortons Israël à ne pas rater cette occasion», a déclaré le chef de la diplomatie jordanienne, Abdelelah al-Khatib, à Jérusalem avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheït.
Le premier ministre israélien Éhoud Olmert a voulu pour sa part voir «dans un avenir proche une occasion de passer au stade de discussions qui traiteront des étapes de l'établissement d'un État palestinien».
Ces déclarations sont les indications les plus claires de la volonté israélienne de relancer avec le président palestinien Mahmoud Abbas les discussions sur le statut final des territoires palestiniens.
Mais le premier ministre a noté qu'aucun calendrier précis n'avait été arrêté pour parvenir à des négociations sur le tracé définitif des frontières, sur le statut de Jérusalem ou l'épineux dossier des réfugiés palestiniens.
«Nous avons entendu beaucoup de commentaires positifs, dans lesquels nous décelons une intention d'Israël d'oeuvrer sérieusement pour donner aux Palestiniens une occasion de parvenir à la création de leur État», a déclaré le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheït.
Ni Israël ni les émissaires arabes n'ont précisé comment pourraient être obtenus des progrès sur la question de la création d'un État palestinien, sachant que les territoires sont actuellement divisés entre une Cisjordanie contrôlée par le Fatah et une bande de Gaza aux mains du Hamas.
Une première
La visite d'une journée de Gheït et Khatib, qui s'exprimaient au cours d'une conférence de presse avec leur homologue israélienne Tzipi Livni, est la première en Israël de la part du groupe de travail de la Ligue arabe chargé de gagner les dirigeants israéliens à l'initiative lancé par l'organisation basée au Caire.
L'initiative de la Ligue arabe propose une normalisation des relations entre Israël et tous les États arabes en échange d'un retrait israélien total de tous les territoires conquis lors de la guerre des six jours, de la création d'un État palestinien et d'une «solution juste» à la question des réfugiés palestiniens.
«Nous souhaitons entendre vos idées et exprimer les nôtres pour avancer», a dit Olmert après avoir rencontré les deux diplomates dans son bureau. Il avait jugé que l'initiative de la Ligue arabe comportait des éléments positifs.
Mais pour des raisons stratégiques et démographiques, l'État juif s'oppose au retour des réfugiés palestiniens dans les régions où ils vivaient, et qui se trouvent pour la plupart au coeur même d'Israël. Le gouvernement israélien veut par ailleurs conserver la majeure partie des colonies juives en Cisjordanie.
Un tournant ?
Israël avait présenté la visite de ces diplomates comme un possible tournant dans l'histoire de ses relations avec ses voisins arabes. Livni avait qualifié cette visite d'historique.
Mais des diplomates arabes ont relativisé la portée de cette visite, faisant remarquer que la Jordanie et l'Égypte ont conclu des accords de paix avec Israël et que l'Arabie saoudite et les autres membres de la Ligue arabe n'entretenant pas de relations avec Israël ne participent pas à la visite, en dépit des appels américains et israéliens pour élargir la composition de ce groupe de travail.
«Je serai plus qu'heureux la prochaine fois quand vous reviendrez avec des ministres d'autres pays arabes», a dit Olmert quand il a accueilli Gheït et Khatib.
Les États-Unis ont exhorté Olmert à profiter de la fin du gouvernement palestinien d'union nationale et de la «rupture» entre le Fatah et le Hamas pour lancer des négociations sur les questions de frontières israélo-palestiniennes. Olmert a qualifié de sérieux ses échanges en cours avec Abbas et affirmé que l'objectif était d'avancer vers des discussions sur les questions de fond.
Le journal Haaretz rapportait hier qu'Olmert propose des discussions avec des Palestiniens au sujet d'un «accord de principe» qui permettrait l'établissement d'un État palestinien sur 90 % des territoires palestiniens.
Selon le quotidien, Israël proposerait également de relier la bande de Gaza et la Cisjordanie par un tunnel, ainsi qu'un échange de territoires qui permettrait à l'État juif de conserver les principales colonies de peuplement installées dans les zones occupées en 1967.
«Il faut rapidement un calendrier précis et nous exhortons Israël à ne pas rater cette occasion», a déclaré le chef de la diplomatie jordanienne, Abdelelah al-Khatib, à Jérusalem avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheït.
Le premier ministre israélien Éhoud Olmert a voulu pour sa part voir «dans un avenir proche une occasion de passer au stade de discussions qui traiteront des étapes de l'établissement d'un État palestinien».
Ces déclarations sont les indications les plus claires de la volonté israélienne de relancer avec le président palestinien Mahmoud Abbas les discussions sur le statut final des territoires palestiniens.
Mais le premier ministre a noté qu'aucun calendrier précis n'avait été arrêté pour parvenir à des négociations sur le tracé définitif des frontières, sur le statut de Jérusalem ou l'épineux dossier des réfugiés palestiniens.
«Nous avons entendu beaucoup de commentaires positifs, dans lesquels nous décelons une intention d'Israël d'oeuvrer sérieusement pour donner aux Palestiniens une occasion de parvenir à la création de leur État», a déclaré le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheït.
Ni Israël ni les émissaires arabes n'ont précisé comment pourraient être obtenus des progrès sur la question de la création d'un État palestinien, sachant que les territoires sont actuellement divisés entre une Cisjordanie contrôlée par le Fatah et une bande de Gaza aux mains du Hamas.
Une première
La visite d'une journée de Gheït et Khatib, qui s'exprimaient au cours d'une conférence de presse avec leur homologue israélienne Tzipi Livni, est la première en Israël de la part du groupe de travail de la Ligue arabe chargé de gagner les dirigeants israéliens à l'initiative lancé par l'organisation basée au Caire.
L'initiative de la Ligue arabe propose une normalisation des relations entre Israël et tous les États arabes en échange d'un retrait israélien total de tous les territoires conquis lors de la guerre des six jours, de la création d'un État palestinien et d'une «solution juste» à la question des réfugiés palestiniens.
«Nous souhaitons entendre vos idées et exprimer les nôtres pour avancer», a dit Olmert après avoir rencontré les deux diplomates dans son bureau. Il avait jugé que l'initiative de la Ligue arabe comportait des éléments positifs.
Mais pour des raisons stratégiques et démographiques, l'État juif s'oppose au retour des réfugiés palestiniens dans les régions où ils vivaient, et qui se trouvent pour la plupart au coeur même d'Israël. Le gouvernement israélien veut par ailleurs conserver la majeure partie des colonies juives en Cisjordanie.
Un tournant ?
Israël avait présenté la visite de ces diplomates comme un possible tournant dans l'histoire de ses relations avec ses voisins arabes. Livni avait qualifié cette visite d'historique.
Mais des diplomates arabes ont relativisé la portée de cette visite, faisant remarquer que la Jordanie et l'Égypte ont conclu des accords de paix avec Israël et que l'Arabie saoudite et les autres membres de la Ligue arabe n'entretenant pas de relations avec Israël ne participent pas à la visite, en dépit des appels américains et israéliens pour élargir la composition de ce groupe de travail.
«Je serai plus qu'heureux la prochaine fois quand vous reviendrez avec des ministres d'autres pays arabes», a dit Olmert quand il a accueilli Gheït et Khatib.
Les États-Unis ont exhorté Olmert à profiter de la fin du gouvernement palestinien d'union nationale et de la «rupture» entre le Fatah et le Hamas pour lancer des négociations sur les questions de frontières israélo-palestiniennes. Olmert a qualifié de sérieux ses échanges en cours avec Abbas et affirmé que l'objectif était d'avancer vers des discussions sur les questions de fond.
Le journal Haaretz rapportait hier qu'Olmert propose des discussions avec des Palestiniens au sujet d'un «accord de principe» qui permettrait l'établissement d'un État palestinien sur 90 % des territoires palestiniens.
Selon le quotidien, Israël proposerait également de relier la bande de Gaza et la Cisjordanie par un tunnel, ainsi qu'un échange de territoires qui permettrait à l'État juif de conserver les principales colonies de peuplement installées dans les zones occupées en 1967.
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