Pour aider Mahmoud Abbas - Israël libère 256 Palestiniens
21 juillet 2007
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Les prisonniers palestiniens libérés ont été accueillis par leurs proches.
Ramallah — Soucieux de renforcer Mahmoud Abbas dans son épreuve de force avec le Hamas à Gaza, Israël a libéré hier en Cisjordanie plus de 250 prisonniers palestiniens, pour la plupart des membres de son mouvement Fatah, mais aussi quelques membres du Hamas.
Les anciens détenus ont été acheminés en autocar de la prison de Kitsiyot, dans le sud d'Israël, au siège de la présidence palestinienne à Ramallah, où Abbas les a accueillis à bras ouverts en présence d'une foule de 3000 personnes.
«Vous n'imaginez pas à quel point nous sommes heureux de vous revoir parmi nous, leur a dit le président de l'Autorité palestinienne. Mais notre bonheur est tempéré par notre désir de voir l'ensemble des 11 000 prisonniers retrouver leurs familles.»
Nombre des prisonniers libérés brandissaient des drapeaux palestiniens en descendant des autocars israéliens pour se livrer à des effusions avec leurs familles. «Je suis très heureux, c'est pour moi un grand jour», s'est extasié Chadi Baraouchi, libéré après avoir purgé deux des cinq années de détention auxquelles il avait été condamné. «Je n'arrive pas à croire qu'il est maintenant devant moi», s'est exclamé sa mère entre deux sanglots.
Un autre ancien détenu, Mouhannad Djaradat, qui émerge de 18 ans dans les geôles israéliennes, a étreint sa mère en lui promettant: «Je ne te quitterai plus désormais, maman!»
Le premier ministre israélien Éhoud Olmert a présenté sa décision de libérer ces 256 détenus, dont la plupart n'avaient plus qu'une courte période à purger et «pas de sang israélien sur les mains», comme un geste de bonne volonté pour aider Abbas.
Israël a accepté en outre de lever l'ordre de capturer ou tuer 180 activistes, principalement des membres des Brigades des martyrs d'al-Aksa, issues du Fatah, s'étant engagés par écrit à déposer les armes et à s'intégrer dans les forces de sécurité d'Abbas. Ces concessions israéliennes visent à aider Abbas à marginaliser le Hamas, qui s'est emparé du contrôle de Gaza le mois dernier après des violents combats qui ont vu la déroute des force fidèles au président palestinien.
Néanmoins, quelques membres du Hamas et d'autres groupes figurent parmi les prisonniers bénéficiant de cette remise en liberté, dont Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement islamiste à Gaza, s'est félicité. «Nous sommes heureux de toute libération de prisonnier palestinien», a dit Haniyeh, tout en lançant une «mise en garde contre l'instrumentalisation de ces questions» par Israël à des fins politiques.
Abbas, qui a dénoncé ce «coup d'État du Hamas», a limogé le gouvernement d'union nationale dirigé par le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et mis sur pied en Cisjordanie une administration de crise désormais fermement soutenue par les États-Unis et l'Europe.
Si la partition de fait entre Gaza et la Cisjordanie semble avoir éloigné les perspectives d'établissement rapide d'un État palestinien sur ces deux territoires, le souci de l'Occident et d'Israël d'isoler le Hamas les a en effet amenés à renforcer la main d'Abbas.
«Une réalité rappelant ce qui s'est passé dans le nord ne se constituera pas à Gaza», a déclaré Olmert hier lors d'un congrès d'agriculteurs dans le nord d'Israël, en faisant allusion à la guerre de l'été dernier contre le Hezbollah libanais qui avait tiré des centaines de roquettes sur Israël.
«Je ne pense pas que la manière de gérer [la situation à Gaza] serait d'y pénétrer avec une importante force militaire», a-t-il ajouté, cité par le site Internet israélien Ynet News.
Les anciens détenus ont été acheminés en autocar de la prison de Kitsiyot, dans le sud d'Israël, au siège de la présidence palestinienne à Ramallah, où Abbas les a accueillis à bras ouverts en présence d'une foule de 3000 personnes.
«Vous n'imaginez pas à quel point nous sommes heureux de vous revoir parmi nous, leur a dit le président de l'Autorité palestinienne. Mais notre bonheur est tempéré par notre désir de voir l'ensemble des 11 000 prisonniers retrouver leurs familles.»
Nombre des prisonniers libérés brandissaient des drapeaux palestiniens en descendant des autocars israéliens pour se livrer à des effusions avec leurs familles. «Je suis très heureux, c'est pour moi un grand jour», s'est extasié Chadi Baraouchi, libéré après avoir purgé deux des cinq années de détention auxquelles il avait été condamné. «Je n'arrive pas à croire qu'il est maintenant devant moi», s'est exclamé sa mère entre deux sanglots.
Un autre ancien détenu, Mouhannad Djaradat, qui émerge de 18 ans dans les geôles israéliennes, a étreint sa mère en lui promettant: «Je ne te quitterai plus désormais, maman!»
Le premier ministre israélien Éhoud Olmert a présenté sa décision de libérer ces 256 détenus, dont la plupart n'avaient plus qu'une courte période à purger et «pas de sang israélien sur les mains», comme un geste de bonne volonté pour aider Abbas.
Israël a accepté en outre de lever l'ordre de capturer ou tuer 180 activistes, principalement des membres des Brigades des martyrs d'al-Aksa, issues du Fatah, s'étant engagés par écrit à déposer les armes et à s'intégrer dans les forces de sécurité d'Abbas. Ces concessions israéliennes visent à aider Abbas à marginaliser le Hamas, qui s'est emparé du contrôle de Gaza le mois dernier après des violents combats qui ont vu la déroute des force fidèles au président palestinien.
Néanmoins, quelques membres du Hamas et d'autres groupes figurent parmi les prisonniers bénéficiant de cette remise en liberté, dont Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement islamiste à Gaza, s'est félicité. «Nous sommes heureux de toute libération de prisonnier palestinien», a dit Haniyeh, tout en lançant une «mise en garde contre l'instrumentalisation de ces questions» par Israël à des fins politiques.
Abbas, qui a dénoncé ce «coup d'État du Hamas», a limogé le gouvernement d'union nationale dirigé par le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et mis sur pied en Cisjordanie une administration de crise désormais fermement soutenue par les États-Unis et l'Europe.
Si la partition de fait entre Gaza et la Cisjordanie semble avoir éloigné les perspectives d'établissement rapide d'un État palestinien sur ces deux territoires, le souci de l'Occident et d'Israël d'isoler le Hamas les a en effet amenés à renforcer la main d'Abbas.
«Une réalité rappelant ce qui s'est passé dans le nord ne se constituera pas à Gaza», a déclaré Olmert hier lors d'un congrès d'agriculteurs dans le nord d'Israël, en faisant allusion à la guerre de l'été dernier contre le Hezbollah libanais qui avait tiré des centaines de roquettes sur Israël.
«Je ne pense pas que la manière de gérer [la situation à Gaza] serait d'y pénétrer avec une importante force militaire», a-t-il ajouté, cité par le site Internet israélien Ynet News.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

