Cinq premiers cas sont soumis au tribunal pour les Khmers rouges
Phnom Penh — Les cas de cinq suspects, accusés notamment de génocide, seront examinés par les magistrats du tribunal chargé de juger les responsables des crimes commis sous le régime des Khmers rouges, ont annoncé hier les procureurs, après avoir transmis les premiers dossiers.
«Nous avons identifié cinq individus susceptibles d'être jugés», a déclaré le coprocureur du tribunal Robert Petit, soulignant qu'il s'agissait de la démarche judiciaire «la plus concrète» accomplie jusqu'à présent depuis la mise en place de ce tribunal parrainé par l'ONU.
Les noms de ces cinq suspects n'ont pas été rendus publics, mais les historiens évoquent principalement quatre survivants du régime de Pol Pot: Nuon Chea («frère numéro deux»), l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, l'ancien président Khieu Samphan et Duch, directeur du centre d'interrogatoires Tuol Seng de Phnom Penh. Le cinquième suspect pourrait être Meas Muth, gendre de l'ancien chef militaire khmer rouge Ta Mok, décédé l'an dernier.
Outre celle de génocide, les procureurs, qui ont passé un an à rassembler les preuves, vont également demander aux juges d'instruction d'examiner les accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
M. Petit et son homologue cambodgien Chea Leng ont déclaré dans un communiqué que les coprocureurs ont identifié et soumis aux juges d'instruction «25 faits distincts de meurtre, torture, transfert forcé, détention illégale, travail forcé et persécution religieuse, politique et ethnique».
Les juges qui examineront les dossiers — un Cambodgien et un étranger — décideront lesquels parmi les suspects peuvent être jugés. Les procès devraient avoir lieu l'année prochaine.
Les coprocureurs demandent aux juges de mener une instruction «sur ces faits, ces gens et ces crimes», a indiqué M. Petit. Les documents transmis aux juges contiennent quelque 15 000 pages décrivant les faits reprochés aux suspects, fondés notamment sur 350 témoignages, a précisé M. Petit.
L'organisation rapide de procès représente la dernière chance pour les Cambodgiens d'obtenir justice, plus de 30 ans après les faits, les anciens responsables khmers rouges susceptibles d'être jugés risquant de mourir avant de l'être en raison de leur grand âge.
Pol Pot est décédé en 1998. À ce jour, seul l'ancien responsable d'une prison des Khmers rouges, Kaing Khek Iev, surnommé Duch, est emprisonné. D'autres anciens cadres de l'ancien régime vivent librement au Cambodge.
«Nous avons identifié cinq individus susceptibles d'être jugés», a déclaré le coprocureur du tribunal Robert Petit, soulignant qu'il s'agissait de la démarche judiciaire «la plus concrète» accomplie jusqu'à présent depuis la mise en place de ce tribunal parrainé par l'ONU.
Les noms de ces cinq suspects n'ont pas été rendus publics, mais les historiens évoquent principalement quatre survivants du régime de Pol Pot: Nuon Chea («frère numéro deux»), l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, l'ancien président Khieu Samphan et Duch, directeur du centre d'interrogatoires Tuol Seng de Phnom Penh. Le cinquième suspect pourrait être Meas Muth, gendre de l'ancien chef militaire khmer rouge Ta Mok, décédé l'an dernier.
Outre celle de génocide, les procureurs, qui ont passé un an à rassembler les preuves, vont également demander aux juges d'instruction d'examiner les accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
M. Petit et son homologue cambodgien Chea Leng ont déclaré dans un communiqué que les coprocureurs ont identifié et soumis aux juges d'instruction «25 faits distincts de meurtre, torture, transfert forcé, détention illégale, travail forcé et persécution religieuse, politique et ethnique».
Les juges qui examineront les dossiers — un Cambodgien et un étranger — décideront lesquels parmi les suspects peuvent être jugés. Les procès devraient avoir lieu l'année prochaine.
Les coprocureurs demandent aux juges de mener une instruction «sur ces faits, ces gens et ces crimes», a indiqué M. Petit. Les documents transmis aux juges contiennent quelque 15 000 pages décrivant les faits reprochés aux suspects, fondés notamment sur 350 témoignages, a précisé M. Petit.
L'organisation rapide de procès représente la dernière chance pour les Cambodgiens d'obtenir justice, plus de 30 ans après les faits, les anciens responsables khmers rouges susceptibles d'être jugés risquant de mourir avant de l'être en raison de leur grand âge.
Pol Pot est décédé en 1998. À ce jour, seul l'ancien responsable d'une prison des Khmers rouges, Kaing Khek Iev, surnommé Duch, est emprisonné. D'autres anciens cadres de l'ancien régime vivent librement au Cambodge.
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