6000 Kurdes pour garder les infrastructures dans le nord de l'Irak
Les États-Unis et l'Iran se rencontreront de nouveau
18 juillet 2007
Actualités internationales
Soulemaniyah — Le gouvernement irakien va prochainement envoyer quelque 6000 anciens guérilleros kurdes dans le nord de l'Irak pour protéger les infrastructures électriques et pétrolières contre les attaques d'insurgés, a annoncé hier un responsable des services de sécurité.
«Une brigade de 6000 peshmerga [combattants kurdes] va être dépêchée dans une région au sud-ouest de Kirkouk pour protéger les groupes électrogènes entre Kirkouk et Baiji», a déclaré un porte-parole des services de sécurité de la région autonome du Kurdistan, le général Jabar Yawal.
Au moins 55 des 179 pylônes électriques entre la région pétrolière de Kirkouk et la raffinerie de Baiji, dans le centre du pays, ont été détruits au cours des dernières années, contribuant aux fréquentes coupures de courant frappant l'Irak.
Une délégation du gouvernement régional du Kurdistan a donné son accord pour dépêcher ces forces, après des pourparlers en début de mois avec le ministre irakien de la Défense, a indiqué
M. Yawal, soulignant que l'approbation finale en revenait au premier ministre Nouri al-Maliki.
Des projets semblables de déploiement de soldats kurdes sont envisagés dans la région de Mossoul, où des oléoducs reliant cette ville au port turc de Ceyhan sont fréquemment l'objet de sabotages.
Les peshmerga sont d'anciens guérilleros kurdes qui ont participé à l'invasion américaine de l'Irak en 2003 avant de rejoindre les forces de sécurité irakiennes.
Les réserves pétrolières de Kirkouk permettraient à l'Irak d'exporter 1,2 million de barils de pétrole par jour, mais les oléoducs sont hors service depuis des mois en raison du sabotage des infrastructures par l'insurrection.
Les États-Unis et l'Iran ont annoncé hier la prochaine reprise de leurs discussions directes sur l'Irak, alors que George W. Bush, pressé de toutes parts de préparer un retrait des troupes américaines de ce pays, veut éviter d'y laisser le champ libre à Téhéran.
C'est le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qui a annoncé cette rencontre le premier, soulignant qu'elle se tiendrait dans un proche avenir à la demande de Washington. «Les responsables irakiens ont demandé à l'Iran de participer à une nouvelle rencontre avec les États-Unis. Nous avons demandé que les Américains transmettent leur demande par l'intermédiaire de l'ambassade suisse à Téhéran», a déclaré M. Mottaki.
Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis un quart de siècle et les intérêts des États-Unis en Iran sont représentés par la Confédération helvétique.
Le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, a confirmé ce projet, estimant que, «vu la situation en Irak et vu le comportement de l'Iran, qui provoque davantage d'instabilité en Irak, ce serait approprié de tenir une autre rencontre face à face» avec l'Iran.
Washington souhaite «expliquer directement aux autorités iraniennes que, si elles veulent voir émerger un Irak plus stable, plus sûr et plus paisible, ce qu'elles disent vouloir, leur comportement doit changer», a ajouté le porte-parole.
L'organisation de la rencontre, la deuxième en deux mois, est en cours de discussion et aucune date n'a encore été fixée, a-t-il poursuivi.
Les États-Unis et l'Iran ont eu le 28 mai à Bagdad leurs premiers entretiens officiels de haut niveau depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980. Ils avaient été menés par l'ambassadeur des États-Unis en Irak, Ryan Crocker, et son homologue iranien, Hassan Kazemi Qomi, mais n'avaient pas permis de grandes avancées sur les points de litige entre les deux pays.
«Une brigade de 6000 peshmerga [combattants kurdes] va être dépêchée dans une région au sud-ouest de Kirkouk pour protéger les groupes électrogènes entre Kirkouk et Baiji», a déclaré un porte-parole des services de sécurité de la région autonome du Kurdistan, le général Jabar Yawal.
Au moins 55 des 179 pylônes électriques entre la région pétrolière de Kirkouk et la raffinerie de Baiji, dans le centre du pays, ont été détruits au cours des dernières années, contribuant aux fréquentes coupures de courant frappant l'Irak.
Une délégation du gouvernement régional du Kurdistan a donné son accord pour dépêcher ces forces, après des pourparlers en début de mois avec le ministre irakien de la Défense, a indiqué
M. Yawal, soulignant que l'approbation finale en revenait au premier ministre Nouri al-Maliki.
Des projets semblables de déploiement de soldats kurdes sont envisagés dans la région de Mossoul, où des oléoducs reliant cette ville au port turc de Ceyhan sont fréquemment l'objet de sabotages.
Les peshmerga sont d'anciens guérilleros kurdes qui ont participé à l'invasion américaine de l'Irak en 2003 avant de rejoindre les forces de sécurité irakiennes.
Les réserves pétrolières de Kirkouk permettraient à l'Irak d'exporter 1,2 million de barils de pétrole par jour, mais les oléoducs sont hors service depuis des mois en raison du sabotage des infrastructures par l'insurrection.
Les États-Unis et l'Iran ont annoncé hier la prochaine reprise de leurs discussions directes sur l'Irak, alors que George W. Bush, pressé de toutes parts de préparer un retrait des troupes américaines de ce pays, veut éviter d'y laisser le champ libre à Téhéran.
C'est le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qui a annoncé cette rencontre le premier, soulignant qu'elle se tiendrait dans un proche avenir à la demande de Washington. «Les responsables irakiens ont demandé à l'Iran de participer à une nouvelle rencontre avec les États-Unis. Nous avons demandé que les Américains transmettent leur demande par l'intermédiaire de l'ambassade suisse à Téhéran», a déclaré M. Mottaki.
Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis un quart de siècle et les intérêts des États-Unis en Iran sont représentés par la Confédération helvétique.
Le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, a confirmé ce projet, estimant que, «vu la situation en Irak et vu le comportement de l'Iran, qui provoque davantage d'instabilité en Irak, ce serait approprié de tenir une autre rencontre face à face» avec l'Iran.
Washington souhaite «expliquer directement aux autorités iraniennes que, si elles veulent voir émerger un Irak plus stable, plus sûr et plus paisible, ce qu'elles disent vouloir, leur comportement doit changer», a ajouté le porte-parole.
L'organisation de la rencontre, la deuxième en deux mois, est en cours de discussion et aucune date n'a encore été fixée, a-t-il poursuivi.
Les États-Unis et l'Iran ont eu le 28 mai à Bagdad leurs premiers entretiens officiels de haut niveau depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980. Ils avaient été menés par l'ambassadeur des États-Unis en Irak, Ryan Crocker, et son homologue iranien, Hassan Kazemi Qomi, mais n'avaient pas permis de grandes avancées sur les points de litige entre les deux pays.
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